‹ Maîtres d'autrefois et d'aujourd'huiChapitre 30 sur 61 · Jd., ibid., p · texte numérisé non relu

Jd., ibid., p

cismc ont en lui un observateur détaché, ironicfiie et pou induiront. Au sortir de l'École normale, Taine est nommé suppléant de philosophie à Nevers ; (( Taumônier, déclare-t-il, a plus d'esprit, mais c'est un coquin »; « Tévéque est dangereux^ »; notre philosophe avoue d'ailleurs qu'il a « un bon recteur, quoique prêtre - », et il écrit sans sourciller : « le grand étoullbir, le clergé^ ». Un autre jour, il dit à sa mère et à ses sœurs : « A propos, nous sommes allés en corps écouter aujourd'hui un Te Deum. Quelles singeries * ! » Ne nous élonnons pas de ce ton Yoltairien : pour le futur auteur des Philosophes classiques, toute l'hisloire des six derniers siècles se ramène à « une grande guerre contre l'Église et le dogme ». « J'ai beau regarder, ajoute-t-il, je ne vois de science possible que comme une guerre''. » « Tu peux faire de Marc-Aurèle, écrit-il à Edouard de Suckau, un livre charmant, qui sera lu, qui fera des honnêtes gens, des païens (c'est la même chose), des philosophes (encore la môme chose).... Marc-Aurèle.... est un Jésus-Christ païen ^. » « Marc-Aurèle est mon cathéchisme"^ », disait-il encore. Et à près de ({uarante ans de là, il écrivait à son ami Emile Boutmy : « J'avais emporté mon Évangile, Marc-Aurèle : c'est notre Évangile, à nous autres qui avons traversé la philosophie et les sciences; il dit aux gens de notre culture ce que Jésus dit au

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