FERDINAND BRUNETIÈRE
Adieu, mon maîlro ot ami. Vous avez noblement usé, et, comme vous aimiez à le dire, vous avez hien trompé la vie. Vous laissez une œuvre, hélas! inachevée, mais combien plus imposante et plus \ivante que celle de tant d'autres qui ont pu achever la leur! Vous laissez, ce qui vaut mieux encore, un haut el durable exemple, et de chaudes ailections qui vous demeureront obstinément fidèles. Nous garderons pieusement le souvenir de voire énergie morale, de votre désintéressement, de votre bonté. Travailleur fatigué après une journée si activement et, sur la fin, si douloureusement remplie, vous avez bien gagné le repos que vous venez de trouver au sein de cette Vérité éternelle que vous avez si passionnément cherchée, si loyalement servie, — et pour laquelle vous avez su soulTrir.