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LE PRÉTÉRIT D’ « EURISKÔ » 231 sur mon corps un tas de petites vies parti culières et chatouillantes.
— Alors, tu vas continuer? reprit la voix, plus caverneuse que jamais.
— Ah! voix caverneuse, cette fois vous interrogez comme il faut. Je confesse, jusqu'au martyre exclusivement, la religion du fait accompli. J’ai connu (comme dit la Bible), j'ai connu Ysolde. Parfaitement. Il n'y a plus rien à changer à cela, et je déclare même y avoir pris un incontestable plaisir. À la rigueur je pourrais plaider les circonstances atténuantes — l’occasion, la faim, la peau tendre et, je pense, quelque diable aussi me poussant — mais puisque j'aitondu de ce préla largeur de ma langue. (c’est une métaphore) à quoi bon les excuses vis-à-vis de moi-même? Rien n'importe aussi peu que ce que l’on aurait dû faire.
— Mais ce que l’on fera, c'est autre
232 MAÎTRESSE D'ESTHÈTES chose. Pourquoi diable lui avoir demandé de revenir demain?
Je ne fais aucune difficulté pour reconnaître qu’une liaison avec Ysolde serait désastreuse ; quand bien même je m'en tirerais, moi, avec les honneurs de la guerre, plus malin que Franz, il en résulterait néanmoins des troubles graves 1° dans mes rapports avec Clarisse, 2° dans mes rapports avec Franz, 3° dans mes rapports avec Maugis qui aurait probablement l'indélicatesse de s'acheter ma tête. En compensation : la peau d’Ysolde, sans garniture sentimentale, pour une période des,
Etant donné que la peau d’Ysolde sera
la même demain qu'aujourd'hui, et que je
ne crois pas, lorsqu'une tendresse véritable n'est pas en jeu, qu’il convienne
de faire appiication aux jeux de l’amour de