‹ Mal Perforant BuccalChapitre 4 sur 30 · MONSIEUR LE DOCTEUR JOFFROY · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE DOCTEUR JOFFROY

Professeur de clinique des maladies mentales, Chevalier de la légion d'honneur.

A la fin de notre scolarité médicale, c'est un devoir pour nous de remercier les maîtres éminents qui nous ont guidé dans nos études, et d'inscrire leurs noms à la première page de cette thèse, comme faible témoignage de notre reconnaissance.

À nos maitres de Bordeaux :

MM. Boursier, Demons, Arnozan, Rondot, Hirigoyen, Courtin, Villar, Dubreuilh.

À nos maîtres de Paris:

MM. Chaput, Achard, Richardière, Sébileau, Broca; MM. les professeurs Duplay et Lannelongue.

A nos défunts maîtres, Terrillon et Prengrueber que leur mort ne saurait nous faire oublier.

A M. le professeur Lanelongue de Bordeaux, chez lequel nous avons fait notre première année d’internat en chirurgie et dont la haute influence a décidé de notre carrière. +

À M. le professeur agrégé Quénu, chirurgien de J'Hôpital Cochin, chez qui nousavons fait notre 3"*° année d’internat et notre année de médaille d’or, et qui veut bien continuer à être pour

nous un guide bienveillant et éclairé.

. M. le professeur Joffro y a été notre maître en maladies du système nerveux, | pendant notre année de provisoriat à la Salpétrière, aussi avons-nous sollicité de lui la présidence de cette thèse qui traite un petit côté de la neuropathologie. Nous lui adressons nos respectueux remerciements et lui dédions ce modeste travail.

Historique

En dehors des perforations que la syphilis ou la tuberculose créent à la voûte palatine, il en existe d’autres, siégeant au niveau du bord alvéolaire des maxillaires, plus rares il est vrai et moins bien connues, que les symptômes, la marche, la pathogénie classent à part,

On les a étudiées sous les noms:

d'Affection singulière des arcades alvéolaires :

de Résorption progressive des arcades alvéolaires et de la voûte palatine.

d'Atrophie du maxillaire supérieur.

d’Atrophie des maxillaires, enfin :

de Mal perforant buccal.

Cette dernière désignation, que nous devons à M. le Professeur Fournier, nous paraît la meilleure car elle met bien en relief le processus ulcératif de cette lésion, absolument comparable au mal perforant plantaire : elle indique bien sa nature tropho-névritique.

- M.L. Labbé publia le premier cas de mal perforant buccal en 1868 à la Société de chirurgie, sous le titre d’affection singulière des arcades alvéolaires. Dolbeau, en 1869, notre maître, M. le professeur Dupla y,en 1870. Dubrueil en -4871,apportèrent trois nouvelles observations à la même société. En 1882, M. Galippe observa un nouveau cas de perforation . palatine dans le service de Damaschino. Mais ce spécialiste si compétent fut plus frappé par les lésions dentaires que par celles du système nerveux. Il compara ces lésions à celles que l’on trouve dans la pyorrhée alvéolaire, et rattacha leur cause à l’infection. | En 4885, Manoha émit pour la première fois l'hypothèse que

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