‹ Mal Perforant BuccalChapitre 5 sur 30 · NS · texte numérisé non relu

NS

cette maladie relevait de l’ataxie locomotrice. Et cependant le malade qu’il observa, ne fut jugé tabétique ni par le médecin qui fit l'examen clinique, ni par l’anatomo-pathologiste qui fit l'examen de la moelle. Son hypothèse était donc sans fondement. :

Depuis cette époque, des faits nouveaux ont paru. M. le professeur Fournier a communiqué deux cas à la société de der-

matologie qu’il a fait présenter l’un en 1893, par M. Hudelo: Ÿ l'autre en 1894 par M. Wickham. (est à ce moment qu'ila crée le mot de mal perforant buccal. En 1894, M. le professeur agrégé à Letulle a présenté un nouveau malade à la Société médicale = des hôpitaux. Enfin en janvier 1895, nous avons fait paraitre un >

petit travail dans les archives générales de médecine, moins Si pour exposer nos idées que nous réservions pour ce mémoire, | que pour prendre date dans une question, dont nous nous occu- 4 pions déjà depuis 1890. ; ù C’est en 1890, en effet, que nous avons rencontré notre premier malade, dont l’observation se retrouve dans la thèse de notre sa ami le docteur Carrière, Paris 1892. En 1894, nous avions ren- 3 contré un deuxième cas de perforation palatine que nous avons publié sans commentaires dans l’Union médicale de décembre 1894. Enfin en 1895, nous avons trouvé dans le service de M. le professeur Proust un 3° malade, observé en premier lieu par M. Fournier, alors qu'il n'avait qu’une simple résorption du rebord alvéolaire, et qui nous arrivait alors avec de larges 2 perforations palatines.

Les observations de mal perforant buccal sont rares, et nous n'avons pu rassembler que sept observations dont trois nous sont personnelles. Le petit nombre des faits publiés explique le peu de place que les traités de pathologie donnent à cette maladie et les hypothèses diverses que l’on émet sur sa nature. Rassembler dans une seule publication les observations éparses en les joignant aux nôtres ; tracer aussi complète que possible l’histoire de cette maladie peu connue ; rapporter enfin après discussion des opinions et des faits la nature du mal perforant buccal à une névrite du trijumeau, tel est le but de notre thèse.

Page 1