‹ Maladie kystique de la mamelle son pronosticChapitre 12 sur 19 · ET TE TT · texte numérisé non relu

ET TE TT

sentait tous les signes d’une maladie kystique ; comme le diagnostic était incontestable, nous nous bornâmes à prescrire quelques préparations d’arsenice, repoussant toute idée d'intervention possible, Notre cliente vint nous voir, d’abord assez régulièrement, puis elle espaça ses visites et douze ans s'étaient écoulés depuis notre pre-

mier examen, lorsqu'elle revint nous consulter, et, dame !

le tableau clinique avait terriblement changé.

En effet, dans aucune des deux mamelles nous ne trouvions les kystes petits, gros et moyens qui les distendaient autrefois : ils avaient complètement disparu des deux côtés et à leur place nous constations à droite une tumeur dure, irrégulière, faisant corps avec le tissu glandulaire, adhérente à la peau capitonnée : le mamelon était rétracté et l’aisselle correspondante contenait des ganglions dégénérés. A gauche, les altérations étaient loin d’être aussi nettes, mais on pouvait déjà se demander si une néoformation épithéliale n’était pas en train d’apparaître. L'extirpation du sein droit fut proposée et acceptée, el la mamelle avec ses ganglions fut examinée par le professeur Cornil à qui l'histoire clinique de la malade avait été racontée ; il chercha, sans en rencontrer la moindre trace, les kystes observés une douzaine d'années auparavant: il n’y en avait plus et la tumeur était bien un carcinome typique. Quelques mois ne s'étaient pas écoulés que le néoplasme de la mamelle gauche s’affirmait à son tour, et l’analyse de la glande extirpée montrait la texture d’un épithélioma.

Cette observation nous semble très concluante. Dans les cas cités plus haut, de Roloff, on pouvait discuter : on trouvait bien à la fois un cancer et une maladie kyÿstique, mais rien n'indiquait que cette dernière fût la

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