‹ Maladie osseuse de PagetChapitre 3 sur 39 · LAVE TRES · texte numérisé non relu

LAVE TRES

C'est pourquoi nous essaierons, dans le chapitre pathogénie, après avoir signalé brièvement les hypothèses qui n'ont plus cours aujourd’hui, de mettre en parallèle les deux qui survivent encore et qui se disputent les suffrages du monde médical, nous voulons dire : l’hérédo-syphilis el la lrophonévrose.

Nous n’avons pas la prétention, nous nous hâtons de le dire dès maintenant, de trancher le litige entre ces deux opinions; il est plus sage à nous d’attendre que de nouveaux faits viennent enfin nous donner la solution du véritable problème pathologique qu'est encore actuellement la maladie osseuse de Paget.

L'idée de cette thèse nous a été suggérée par la découverte d’un nouveau cas de celle curieuse affection dans le service de notre maître, M. Landrieux, à l'hôpital Lariboisière, et que nous rapportons plus loin. À cette observation personnelle nous en ajouterons plusieurs autres : deux, concernant le frère et la sœur relatées dans The Lancel (Janvier 1904); une quatrième rapportée par F. A. Packard dans American Journal of med. sc. (Novembre 1901); une cinquième el une sixième recueillies toutes deux à l'hôpital Saint-Louis, l’une appartenant à MM. Gaucher et Rostaine et l’autre à MM. Du Castel et Semper; enfin deux autres rencontrées par M. Pierre Marie dans son service à Bicêtre.

M. le professeur Marie a bien voulu nous éclairer de ses conseils et nous fournir des documents qui ont facilité l'exécution de ce travail.

Nous lui en présentons ici l'expression cordiale de notre oratitude et celle de tous nos regrets de n’avoir pu, sans doute, faire une œuvre digne de son grand talent et de son haut patronage.

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