SONORE
A l'heure actuelle, l'insuline n'est plus guère utilisée qu’associée au sérum salé hypertonique, Rosineau et M. Lévy en ont publié des résultats très
intéressants ; pour ces auteurs, l’insuline aurait une
influence sur le métabolisme protéique tant au point de vue qualitatif que quantitatif, malheureusement ils n’indiquent pas l'importance des quantités de liquides données à leurs opérés pendant la phase post-opératoire. Connaissant l'influence heureuse de l'insuline sur l’'hydrémie, on peut se demander si ce n’est pas le sérum glucosé ou le sérum salé, l’eau en un mot associée à l'insuline, qui agit bien plus que cette dernière.
La transfusion sanguine importante, 400 à 500 cmc.,
est beaucoup plus la thérapeutique du choc opératoire
vant l'intervention, 250 eme. les vingt-quatre heures suivantes ; soit 10 cmc. par heure !
Ogs. IV. — Section de brides côliques sous-anesthésie générale. Le lendemain pouls à 125, yeux excavés, peau sèche, déshydratée, subictère, acétone dans les urines, glycémie à 1 gr. 91. Quinze unités d'insuline et 125 cmc. de sérum glucosé. Légère amélioration quatre heures plus tard.
Le surlendemain pouls à 115, hoquet, vomissements, 15 unités d'insuline.
Le troisième jour, après une mauvaise nuit : hoquet fréquent, vomissements qui persistent malgré 15 unités d'insuline.
Le quatrième jour, vomissements continuels, la glycémie remonte à 1 gr. 53 ( paraissant échapper à toute action de l'insuline ».
Le cinquième jour, la glycémie est à 1 gr. 71, l’urée à 3 gr. 27, les chlorures du sérum à 5 gr. 85, donc normaux. Sérum salé hypertonique. Amélioration rapide qui continue les jours suivants, le sérum hypertonique salé étant continué.
Le sérum salé hypertonique en faisant cesser hoquet et vomissements a certainement permis la réhydratation par voie buccale, impossible avec l'insuline associée à 125 cme. de sérum glucosé quotidiens.