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que celle de la Maladie post-opératoire, elle n’y a guère d'indicalion, sauf peut-être chez des sujets particulièrement anémiés, mais elle agit là, en réalité comme traitement de l'hémorragie.
Signalons en terminant le sérum bicarbonaté à peu près complètement abandonné à l’heure actuelle.
Chez le diabélique, la Maladie post-opératoire demande les mêmes soins que chez les non-diabétiques, sérum salé et sérum glucosé doivent être donnés à doses suffisantes, plus importantes que chez un sujet normal, puisque le diabétique est déjà un sujet déshydraté. «Que le coma soit engendré par l’acidose seule, « par les corps cétoniques seuls, ou par d’autres pro- « duits toxiques inconnus, on doit favoriser sans «retard l'élimination des poisons par le rein, en pré- « venant la déshydratation. De là l'opportunité de faire «absorber au sujet degrandes quantités d'eau» (1) (FREDET).
Il faut en outre traiter le diabète par l’injection de doses suffisantes d’insuline, qui va agir et en modifiant le métabolisme des glucides et des protides, et en permettant la fixation de l’eau par l'organisme
du diabétique.
Depuis quelques années, à la suite de Pascnoun, Lericue, Moure et Bastien luttent contre la Maladie post-opératoire par irradiation du champ opératoire par les rayons infra-rouges et les rayons ultra-violets associés. L'effet de ces derniers prolongerait celui des
(1) Congrès de Chirurgie, 1936.
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infra-rouges. Pour Pascaoup ces rayons en évitant le refroidissement des anses et de l’épiploon s’opposeraient aux troubles d’origine réflexe de la circulation portale, qui pour lui sont à l’origine de la Maladie post-opératoire. Nous croyons beaucoup plus volontiers que cette irradiation évite la parésie intestinale et l’occlusion fonctionnelle, qui par l’accumulation d’eau qu’elles entraînent, viennent si gravement perturber le métabolisme de l’eau et des chlorures. C’est une action analogue qui revient à la. douceur opératoire (absence de tiraillements et de frottements brutaux...), qui, elle aussi, rend plus
simples les lendemains d’une intervention.
Conclusions.
La Maladie post-opératoire, ensemble des troubles que crée le chirurgien et par l’intervention et par le régime imposé aux opérés, nous semble le résultat d'une déshydratation brutale de l’organisme, qu’expliquent l’insuffisance des apports d’eau et l’afflux de quantités importantes de liquide au niveau des tissus traumatisés et de l'intestin parésié, afflux qu’explique l’irritation opératoire du système nerveux végétatif.
Cette déshydratation, comme l’ont montré depuis plusieurs années les physiologistes, va être très sim-— plement à l’origine d’une oligurie avec hypochlorurie d’une hyper-azotémie, d’une augmentation de l'azote non uréique du sang. Quant à l'hypochlorémie, elle nous semble être la conséquence des afflux liquidiens tissulaires et intestinaux puisque toujours dans l’organisme l’eau et le chlorure de sodium sont associés. L'hyperglycémie est, sans doute, directement en rapport avec un trouble sympathico-endocrinien, comme tend à le prouver sa précocité d'apparition, sa disparition de la douzième à la vingt-quatrième heure