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IV. — Lymphangites de la verge

L'inflammation des lymphatiques de la verge est une complication assez fréquente. Elle se présente sous deux formes : la forme tronculaire et la forme diffuse.

La forme tronculaire revêt elle-même deux t>T)es clini- Forme ques, très nettement distincts. trnculalra.

Tantôt, on voit des traînées rouges, sillonnant les tégu- SvmptAmes

I08 COMPI^ICATIONS DE LA BLBNNORRHAGIE

ments de la verge et parallèles aux troncs lymphatiques. En palpant ces lignes rougeâtres, on sent sous la peau des cordons durs et douloureux, souvent moniliformes que l'on peut aisément isoler des parties sous-jacentes, ce qui les distingue de la phlébite de la verge, compHcatioru d'ailleurs rarissime, dont Ricord a cité quelques observations. ly' atteinte de la veine produisant un empâtement marqué des tissus voisins, on ne parvient pas à la soulever avec le doigt. En outre, contrairement à la phlegmasie des vaisseaux lymphatiques, elle ne provoque jamais d'adénite.

Dans la lymphangite tronculaire, il existe également une infiltration séreuse. Mais celle-ci se borne au prépuce et atteint rarement une portion du fourreau.

Tantôt, au contraire, le processus inflammatoire se produit à froid. Aucun trouble subjectif ne l'annonce, aucun signe extérieur ne le révèle. Ce n'est que le palper, qui permet de reconnaître l'engorgement des vaisseaux lymphatiques, sous forme de cordons durs et indolents. Le plus volumineux de ces cordons chemine le long du dos de la verge ; on en rencontre de plus petits sur les parties latérales du fourreau ou sur le p répuce.

Terminaison Qu'il s'agisse de l'une ou l'autre forme, la lymphangite blennorrhagique tronculaire n'offre aucune gravité. Elle se termine presque toujours par résolution.

Il peut arriver cependant qu'elle aboutisse à la suppuration. On voit alors apparaître, sur le trajet des lymphatiques, des noyaux qui prennent l'aspect phlegmoneux et deviennent l'origine de petits abcès.

Traitement I^a résolution étant la règle, le traitement de cette forme de lymphangite est des plus simples. Il faut prescrire aux malades le repos, des bains tièdes généraux et locaux, des compresses imbibées d'un liquide émoUient, d'eau de guimauve, par exemple, et appliquées autour de la verge, que l'on tiendra relevée, autant que possible.

Si par hasard des foyers purulents se développaient, il importerait de les ouvrir le plus tôt possible, pour éviter les infiltrations et les décollements sous la peau du pénis.

CHEZ h HOMME

La fo^me diffuse simule l'éry'sipèle.

La peau de la verge se couvre de nappes rosées ou même rouges. La sensibilité des téguments est très vive et la tuméfaction plus ou moins considérable. Le plus souvent, celle-ci se limite au prépuce, qui s'œdématie au point de donner au membre viril la forme d'une massue ou d'un battant de cloche. Il est possible cependant que tout l'organe soit envahi. On voit alors se produire des bosselures, séparées par des sillons profonds et la verge, à son extrémité, se contourne en vrille.

Dans quelques cas, la tuméfaction et l'œdème atteignent un degré tel, que la miction ne s'accompHt plus qu'à grand'peine, par suite du rétrécissement considérable de l'orifice préputial.

Le pénis devient alors très douloureux et les gangUons inguinaux s'enflamment. Des érections répétées augmentent encore les tourments du malade. Cet ensemble, joint aux autres symptômes de la blennorrhagie, provoque le plus souvent des troubles généraux, consistant en fièvre, inappétence et parfois même déhre léger.

Forme diffuse,

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