HISTORIQUE
Avant d'entrer dans le vif du sujet, il n'est pas sans intérêt d'indiquer brièvement les étapes parcourues par l'étude de la Blennorrhagie, à travers les siècles, avant d'en arriver à la conception actuelle de la maladie et à l'exposé des moyens thérapeutiques qui en dérivent.
C'est de l'excellent livre de M. le docteur Ivuys sur la Blennorrhagie, que nous avons tiré la plupart des documents qui suivent.
lycs écoulements de l'urèthre semblent avoir été connus de tout temps. Car 1700 ans avant notre ère, Moïse dans le lyévitique en donne le signalement. Il y parle de l'impureté de l'homme qui souffre du fluxum feminis. Il ajoute que cette impureté s'étend au lit, sur lequel couche le malade et au siège, sur lequel il s'asseoit. On voit donc que Moïse avait déjà la notion de la contagiosité de la maladie.
Cependant, ce n'est que 12 siècles plus tard, que l'on trouve dans les livres d'Hippocrate et de ses disciples les premières observations qui aient une apparence scientifique.
A dater de cette époque, on peut diviser en trois périodes les phases successives, présentées par les divers problèmes se rattachant à la question des flux uréthraux :
lo Une période ancienne, que j'appellerai fantaisiste;
2° Une seconde, nosologique ;
30 Une troisième, pathogénique.