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DU TESTICULE

Lorsque la syphilis envahit l'épididyme, le processus plus fréquent à l'époque tertiaire peut cependant apparaître dès la phase secondaire.

A cette période, s'il s'agit de la forme aiguë de l'épididymite et que le sujet soit atteint simultanément de blennorrhagie et de vérole, le diagnostic n'offre pas de difficulté, attendu que dans la phlegmasie d'origine gonococcique, l'invasion est brusque et la lésion, immédiatement douloureuse, tandis que dans l'épididymite spécifique, le début est insidieux. Il n'y a pas de douleur, même à la pression, pas de troubles

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fonctionnels et ce n'est que par hasard que le malade découvre la lésion dont il est porteur.

Mais la confusion est possible, lorsqu'il n'existe plus qu'un reliquat scléreux, témoin d'une épididymite antérieure et capable de persister parfois indéfiniment.

Ici, les commémoratifs ne sont d'aucune utilité. Car il ne manque pas de sujets qui ont subi les atteintes de la syphilis et de la blennorrhagie.

I^e diagnostic repose sur les deux considérations suivantes : la locaHsation de la lésion ; l'épreuve thérapeutique.

L'induration blennorrhagique occupe la queue de l'épididyme ; la sclérose spécifique siège à la tête.

Il y a malheureusement des exceptions et les deux peuvent occuper le sommet du canal épididymaire, de sorte que, dans ces cas, c'est l'épreuve thérapeutique seule qui permet de trancher la question. La médication iodo-mercurielle, souveraine dans la spécificité, est impuissante contre la séquelle gonococcique.

Au cours du tertiarisme, le diagnostic est moins embarrassant. Indépendamment du début insidieux et de l'indolence de la lésion, caractères communs avec l'épididymite spécifique secondaire, la palpation indique que le testicule est seul envahi dans la plupart des cas. Lorsque l'épididyme participe à la lésion, les signes objectifs prédominent de beaucoup au niveau de la glande séminale. Celle-ci a doublé et même triplé de volume. A la main, qui l'explore, elle donne la sensation d'un galet, enchâssé dans le scrotum, tant elle est dure. Enfin, il n'est pas rare de constater, à la surface de l'albuginée, des plaques minces, consistantes, qui simulent un véritable blindage. Parfois, l'affection est bilatérale; dans ces cas, les deux testicules sont pris successivement- Cet ensemble symptomatique suffit, sans qu'il soit besoin de recourir aux spécifiques, pour éclairer le médecin.

Le diagnostic différentiel entre l'orchi-épididymite blennorrhagique et les tumeurs du testicule, bénignes ou mahgnes, ne nous arrêtera pas, alors même qu'elles se développent dans le cours d'une blennorrhagie chronique.

Leur accroissement lent, insidieux, ne produisant au début qu'une sensation de gêne et de pesanteur testiculaire, les

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