II. — TROUBLES POST-BLKNNORRHAGIQUES CHEZ LA FEMilE
Les suites de Tinfection gonococcique chez la femme ne se font pas sentir du côté des voies urinaires. L'urèthre féminin étant court, la blennorrhagie y séjourne peu en général. C'est du côté des voies génitales qu'elle exerce ses ravages.
Dans un précédent chapitre, nous avons décrit la métrovaginite, l'oophoro-salpingite et la pelvi-péritonite qui indiquent les étapes successives de l'invasion du gonocoque et, à propos du pronostic, les conséquences de ces diverses atteintes. Je ne les rappelle ici que pour mémoire.
Sans doute, la femme, dont les organes générateurs ont été imprégnés par le microbe de Neisser, peut se libérer complètement du gonocoque. Néanmoins dans la majorité des cas, la malade reste sinon une infirme, au moins une souffreteuse, exposée soit à de nouvelles poussées phlegmasiques, soit à des douleurs dans le ventre et la région lombaire, à l'occasion du retour des règles ou de la moindre fatigue. Puis la plupart d'entre -elles deviennent stériles par oblitération des trompes ou déviations utérines, dues à des brides que laisse à sa suite la pelvipéritonite.
Inutile d'insister sur les conséquences d'un pareil état de choses et les difficultés qui peuvent en résulter, au point de vue conjugal.
lya médecine peut-elle atténuer le mal ; ses moyens sont bornés. On pourra néanmoins soulager les malades, en leur prescrivant au moment des crises douloureuses :
1° Des applications sur le ventre de compresses, trempées moyexs thAdans les eaux-mères de Biarritz ou mieux de Salies de Béarn ; rapeuti<2uk». 2° l'introduction vaginale dans la journée, d'un tampon
imprégné de parties égales de glycérine neutre et de tanin ; 3° des injections chaudes : 40°, dans le rectum ; une injection quotidienne.
Si les douleurs étaient vives, on les calmerait par un quart de lavement laudanisé ou encore un suppositoire, que Ton pourrait formuler de la façon suivante :
Poudre d'opium brut o gr. 10
Extrait de belladone o gr. 01
• Beurre de cacao 3 gr.
Hygiène Ce traitement sera secondé par Thygiène, c'est-à-dire que
la malade évitera les stations debout prolongées, les marches longues et surtout les excès de coït. J'ajoute que l'observation de ces règles, la crise terminée, constitue la meilleur prophylaxie des crises périodiques.
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