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Lésions organiques

Rétrécissements de l'urèthre.

Est-il exact de considérer le rétrécissement de l'urèthre, comme une suite éloignée de la gonococcie? La question vaut la peine d'être discutée.

Quand l'écoulement a été de courte durée et qu'il ne s'est agi en un mot que d'une blennorrhagie aiguë, la réponse doit être négative. Cependant, si, dans le cours de cette blennorrhagie, sont advenues certaines complications, rares il est vrai, mais néanmoins possibles, telles qu'un abcès

de l'urèthre ou une rupture de la muqueuse pendant une érection, il y a lieu de craindre un rétrécissement tardif, dont la véritable cause restera le plus souvent méconnue.

Mais un rétrécissement peut-il se produire plus ou moins longtemps après Textinction complète d'une blennorrhagie chronique ?

Je ne le pense pas. Il faut qu'un écoulement persiste, si léger soit-il. C'est ce reliquat, fréquemment ignoré du malade même, qui conduit à la stricture. Bref, il s'agit d'une complication et non point d'une séquelle. Ce dernier nom ne pourrait être attribué qu'à l'obligation d'entretenir la cure par des cathétérismes, rapprochés d'abord, puis de plus en plus éloignés, quand l'assèchement du canal a été complet et que la dilatation progressive lui a rendu son calibre normal.

Des symptômes et de la marche des rétrécissements, je n'ai pas à parler ici, priant le lecteur de se reporter à la description que j'en ai donnée à propos du traitement de la blennorrhagie chronique.

h. — Conséquences fsy chiques.

Elles sont heureusement exceptionnelles. Néanmoins, de même qu'il existe des syphilomanes, on peut rencontrer des uréthromanes, si, par analogie, ce néologisme est permis.

Dans cette catégorie, il faut distinguer deux sortes de malades.

lycs uns, malgré l'affirmation de leur médecin, ont peine à croire à leur guérison. Dès qu'ils sentent, en un point du canal, le moindre prurit, ils éprouvent le besoin irrésistible d'étirer leur verge, pour donner issue à une goutte, qui n'est forgée que dans leur imagination.

D'autres, malgré leur guérison, voient tout en noir, désespèrent de l'avenir et tombent dans l'hypocondrie.

S'il faut dans les deux cas s'efforcer de démontrer à ces malheureux l'inanité de leurs craintes, le médecin conseillera en outre les voyages, les distractions et aux célibataires, le mariage. Il peut être nécessaire de prescrire, à ceux qui doutent quand même de leur guérison, un traitement anodin, mais soi-disant très énergique et sûrement curatif, de façon à frapper leur imagination.

Aux hy-pocondriaques et aux neurasthéniques, indépendamment d'une médication reconstituante : arsenic et préparations de kola, c'est l'hydrothérapie qui sera le traitement de choix, mais une hydrothérapie savamment conduite, telle qu'un spécialiste, mûri par Texpérience, est en mesure de pratiquer avec succès.

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