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XII PRÉFACE

Il fut moins heureux dans la conception de sa pathogénie.

Pour lui, l'écoulement pouvait se développer sous l'influence de causes variées.

Rollet de I^yon, au contraire, soutenait l'origine virulente et spécifique de la Blennorrhagie.

3« période, j^^g travaux contemporains devaient bientôt lui pathogénique. . ^

donner raison.

En 1879, Neisser, alors assistant à la clinique dermatologique de Breslau, mettait en évidence le véritable agent pathogène de la Blennorrhagie, qu'il désigna sous le nom de gonocoque.

Quelques années après, Bumm obtenait des cultures pures de ce micro-organisme et, un peu plus tard, Wertheim indiquait un moyen pratique d'y parvenir.

En conséquence de ces découvertes, la thérapeutique a pu accomplir des progrès très importants.

Janet d'abord a perfectionné, à l'aide des grands lavages au permanganate, les moyens d'abortion de la Blennorrhagie, déjà tentée par Ricord avec les injections de nitrate d'argent.

Notre distingué collègue a montré en outre l'utilité de ces mêmes lavages à la période de la maladie confirmée.

Mais c'est surtout dans la Blennorrhagie chronique, cette maladie si rebelle, que les procédés nouveaux rendent d'immenses services.

lya dilatation préalable du canal, si utile pour le succès des traitements ultérieurs et déjà mise en faveur par Ambroise Paré, a été singulièrement facilitée par l'invention des bougies métalliques, due à Béniqué.

Entre temps, M. le professeur Guyon proposait les instillations de nitrate d'argent, dans le but d'agir

PRÉFACE Xin

directement sur le mal, cantonné dans l'urèthre postérieur.

C'est toujours à la même indication que répondent les grands lavages au nitrate d'argent, au protargol, au sublimé, à l'oxycyanure de mercure, ainsi que l'expression de la prostate recommandés par tous les spécialistes de nos jours.

Enfin, dans les cas foncièrement rebelles, nous avons à notre disposition Turéthroscopie, qui est une création pour ainsi dire contemporaine.

Sans doute, dès 1854, ^^^ chirurgien français, Désormeaux, avait ouvert la voie, en imaginant un instrument qui constituait, bien que primitif, une véritable découverte, puisqu'il avait pour but de repérer, de visu, le siège des lésions et de pouvoir ainsi agir directement sur elles.

Depuis, l'appareil de Désormeaux a été très perfectionné en Allemagne par Oberlander de Dresde et par ses élèves, Kollmann, Wossidlo et Frank.

La France n'est pas restée en arrière. Nous devons citer les uréthroscopes d'Horteloup, de Le Fur et enfin celui à vision directe de Lu3's, dont le maniement est facile à apprendre et donne d'excellents résultats pratiques.

On peut donc conclure qu'aujourd'hui il est tout à fait exceptionnel que l'on ne parvienne pas à guérir un écoulement, quelle que soit son ancienneté, tandis que jusqu'à la fin du siècle dernier, lorsqu'on avait le malheur de posséder une goutte militaire, il fallait se résigner à la garder, pour ainsi dire, sa vie durant.

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