‹ Maladies blennorragiques des voies génito-urinairesChapitre 6 sur 79 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

Avec la seconde période, nous entrons dans une ère 2" période, qui mérite le nom de scientifique. La nosologie devient la préoccupation des auteurs.

Ce fut en effet au commencement du xvi^ siècle, que Vigo distingua le premier la blennorrhagie de la sj^hilis, dont il plaçait l'apparition en l'année 1494.

Malheureusement la confusion se renouvela dans l'esprit des médecins qui le suivirent.

Brasavole en 155 1, Ambroise Paré en 1564 considéraient la blennorrhagie comme un des accidents de la syphilis.

Cette erreur persista jusqu'à la fin du xvin® siècle, où John Hunter la partageait encore.

Entre temps, Morgagni avait accompli de grands progrès dans l'étude anatomo-pathologique des uréthrites. Il avait montré que l'écoulement provenait non pas des vésicules séminales mais de la muqueuse du canal, et décrit en même temps les lacunes qui portent son nom, en insistant sur le rôle que joue leur inflammation dans l'uréthrite chronique.

Ce fut en 1793 que Bell distingua définitivement la blennorrhagie de la syphilis, affirmant que la première est une infection locale, due à une contagion bien différente de la contagion syphilitique.

Les idées de Bell reçurent leur consécration des travaux de Ricord en 1831. Ce spécialiste éminent démontra, à la suite d'inoculations célèbres, que le point de départ de la syphilis était un chancre, origine d'une série d'accidents qu'il divisa en secondaires et tertiaires. Il sépara ainsi complètement la blennorrhagie de la syphilis, en affirmant que la première ne donnait jamais lieu à la seconde.

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