CHAPITRE m
ANOIOLBUCITB OU LYMPHANGITE DU ftH
L'inflammation des vaisseaux lymphatiques de été ili'ciile, par les aulfurs, sous le nom d'angiak fihite, Ij/mp/iangite, /léno-li/mphanffite. Il eo existe me» : i* unr lymphangite diffuse, lymphangite dei 2* um' lynipliungitc bornée à un tronc, lequel se sous formi! dv cordon.
h'angioleitcitf de$ ré*eaux produit un oedème | Interstitiel, véritable infiltration iéreuse du derme caractérisée par ce fait qu'il est souvent Impossibl primer le doigt. EIIp prut ^'nccumpag^ner du phi l'atmosphère cllulen.'^r lAche du fourreau pénien elle-même se prenant quelquefois aveo le rAste (p auteurs). Elle donne :«onvent lieu à de petitAs nod deviennent roupps.donlouronsps, finissent pftrji'ouv nentis^ue à une niiilière puriforine peu abondante, travail la douleur diiipatail, mais lee iiodusitéH pei les petits pertuisdstiileux *o ferment et se rouvre nucllemenl. Ricord regarde ces nodosités RoUR-cuta liées entre elles par de petits vaisseaux Uns et aplalî; . le produit d'une angiiileueite chronique; rien ne le elles persislent, suppurent de temps en temps et se r à diverses ropri.^es. L'extirpation seule nn débar malades.
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ttdème considérable. La résolution s'en est faite assex rapidement; mais il est resté de petites nodosités à la face inférieure de la verge, près du TAphé médian. Ces nodosités sont devenues rouges et plus douloureuses, et il s'est formé à leurs deux extrémités une petite ouverture qui n donné issue à une matière puriforme peu abondante. Après ce premier travail, la douleur a disparu, mais les nodosités ont persisté et les petits pertuis fistuleux se sont fermés et rouverts cx)ntinuellement. Les rapports sexuels n'ont nullement souffert de cette incommodité ; ils se sont 9 fidtssans provoquer la moindre soufh^ance et n*ont ou pour résultat que i de réveiller la suppuration, quand depuis quelque temps elle semblait 1^ tarie. Cet état persiste depuis plusieurs mois, et c'est pour so débarfUMer de cette légère infirmité que le malade entre à rhôpitnl.
L'angioleucite dififusi^ du fourreau seul donne lieu à un engorgement spécial, une sorte d'empâtement mollasse, caractéristique, qui fait que la verge tremblote sous le choc des doigts. Cet engorgement donne l'idée d'une infiltration gélatiniforme. La peau est «l'un rose assez intense et le tissu cellulaire ne se laisse pas déprimer par le doigt. Cette infiltration gélatiniforme, très-différente de J 'œdème, mérite au plus haut degré de fixer lattention, attendu qu'elle peut faire comprendre le mécanisme de l'éléphantiasis.
La lymphangite bornée à un tronc se présente sous la forme d'un cordon dur, avec ou sans engorgement des parties voisines ; celte corde dure peut, le plus souvent, être suivie depuis l'accident qui en est le point de départ jusqu'au ganglion malade. Cette inflammation, même vive, développée, reste à , Tétat d'accident local, et, sauf con^plication, a fort peu de tendance à réagir sur Téconomie. L'affection se tennine quelquefois par suppuration, et l'on trouve, à l'ouverture de rabcès, soit du pus inoculable, soit un abcès simple, suivant les cas.
L'angioleucite du pénis reconnaît pour cause Tinflammation d*un point du tégumeul; ainsi labalano-posthite, lablennorrhagie avec ou sans chancre larvé et le chancre patent lui-même.
Oss. LVTÎI. £ympAanptfe du Tprépuee, — X..., trente ans, blond-roux, lymphatique, sstratré le 9 mars f S6i à la Maison municipale de santé» pour une uréthrite existant depuis deux jours. A son entrée, on constii te
1B« LÉSIONS IKPUMIUTOIRBS OC FËSI
un croutriuent léreus très-abonduit, «ccoo^agnA ie Lr I :i uiart, nyaol tuuIu [découvrir le ^Uad. il rat bc l't tir douleur à If rwomrir eo^uiie; il sVosiuTit un inïtf u\ dit pivpuce qui a rapidement diminua.
L» 1^ mars, le prépure n'est tuméfié qu'à «on eitn un pbiuio^is nu-devaut du gland. Le reste d« la peau ' -un l'tui normal ; mais ou cou«t*te dao» l'épuneurdu | le lontc ilu »;litDd, uuv ptlite tumeur dure, roulanl enti toiistfllf, en outre, sur le dos de la f erge, U pnwDce volume d'uue ficelle mince, dounaat au doigt U aeiuat férent ilun-^ le Hcrotum. La pre&ûon «ur ces parties douloureuse, le nialndu n'accuse aucune sensation pénil roulur avec les duigU le ganglion ou le Taisseau lymp dont il \ieut il'étre <|uestiou. Le glaud est rouge, baigne
Le IG, led tumeuiii lymphatiques ont un peu dimii rontinue il ti'ai'ciiser aucune douleur.
Le IH, un lie ■'ent pluii la coi-de formée par le Ijmpb la verge; la tumeur roulante formée par le ganglion pi eucore.
Le 21), elle a complèlemunt disparu.
La lymphangitL- des réseaux ne saurait être c< rinflamination d'uni; veine formant un cordon lymphangite, bornée à un seul tronc développé mation, funnant aussi cordon, peut seule être co la phlébite. Or, pour établir ce diagnostic différ se rappeler que les troncs lymphatiques ont i diamètre relativenu-iit au volume de la veine, i fonce au-devant du pubis, tandis que les vaisseai ques se portent généralement sur les côtés du pé gner ies ganglions delà rangée supérieure de l'i existe un cordon volumineux sur la lame dorsale les ti'oncs lymphatiques éluiil beaucoup plus p veine, ii y a lieu de !«u|>posi'r que c'est cette dem
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ui-devant du pubis, derrière les corps caverneux, comme les j^troncs lymphatiques se portent dans les aines en longeant le pénil, c'est une raison de plus d'admettre qu'il est formé par fune veine.
' Enfin, s'il s'agit d'un vaisseau lymphatique, il pourra être saisi en entier ; tandis qu'on ne peut, en aucun cas, sentir la paroi inférieure de la veine qui repose sur la gouttière intercavemeuse.
Il faut encore tenir compte de l'œdème ; la péno-phlébite 8*accompagne d'une infiltration séreuse, tandis que dans Tangioleucite d'un seul tronc lymphatique il n*y a pas d'œdème proprement dit. Voici, du reste, deux observations, la première de lymphangite, la seconde de phlébite, qui montreront plus nettement les différences existant entre ces deux affections :
Obs LIX. — Un homme en traitement d^une uréthrite depuis un mois environ, s'étant plaint d*éprouTer une douleur fixe, assez intense, dans un point de Turèthre, à Tangle péno-scrotal, fit une application de sangsues, loco Jolenli,
Quelques jours après cette application, le malade accusa une douleur sur la face dorsale de la Terge, où Ton sentit un cordon dur, sous-cutané, d'environ 4 centimètres de longueur, commençant brusquement dans le tissu cellulaire du fourreau, vers la réunion du tiers moyen avec le tiers postérieur. Ce cordon pouvait être saisi en entier entre les doigts ; au lieu de s'enfoncer au-devant du pubis, il remontait dans le ti^su cellulaire du pénil. Le fourreau et le prépuce n'étaient nullement infiltrés.
Le cordon qui, dans son plus grand diamètre, n'ofi'rait pas plus d'un millimètre, n'était autre chose qu'un vaisseau lymphaticiue iirité et phlogosé par suite de piqûres de sangsues (i).
Obs. LX. — Un homme avait eu des sangsues appliquées le long du canal; son prépuce en devint considérablement infiltré, ainsi que le fourreau, dans la plus grande partie de son étendue. On sentait e^tactement, le long de la partie moyenne de la verge, un cordon dur, nettement limité, du volume d'une très-grosse plume h écrire, s'éteiidant de la couronne du gland jusqu'à l'angle pénn-pubien, au-dessous duquel on pouvait le suivre du doigt, jusqu'à une certaine profondeur, sur la face antérieure du pubis. Il ne pouvait être saisi en entier par les doigts, qui
(t) Gaiêltêdti h&pUafix, 1846, p. i57, clinique de Marchai (de Calvi).
mo<<a«, UB »hcét *c tonna à l'anf It fi»»-pmkmBr 4U h (|ncl il «ortit du pu» bien lié. LoBvcrlnr* de rafccta : <-«nl<>D ilrminiu. l'intillnlioii te dittipm, et W ^Hbdf i -orItT d« l'hAfiital I .
Tmilemenl . — L'ir»«|ue raniçioleurit« rfn |i point do di'part un chanore. la prentièrF et pri cnli»n pM He le puiser rrtnveDablpment. Od mala'le ie repoi^ ah^ilu au lit. ft oo ivlèrera U V70lr«. de manière à faTorinr le cuurs du ««Df t la lymfihf. Ran-tiiftit )'>-ni|il»i di* la -^iKtiê^ ou . sera iiidiqiir* ; il vaut iiiioux avoir recours aux pur a dii-f iiKMltTéc. ft pluîieur^ foi* ri-iiétés, en niéa le péiii?' «era recouvert de compre^itea imbibée* i (leurs de sureau ou d'une dec»cli<>n de racine d
;t) C«Hlto in Mfiuma:, IHtt. p. iS7, clinique de M^rirti,