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CHAPITRE IV

Nous ne népareroni pas Tbistoire du phlegmon de celle des abcès; ceux-ci, succédant toiyoura aux premiers, doivent être considérés comme formant la seconde période d'une même maladie, dont le phlegmon eongtitue la première partit. Aussi noua servirons-nous indifféremment, dans ce qui va suivre, de Tune ou de Tautre expression.

Nous étudierons successivement :

1* L'inflammation du tissu cellulaire de la verge;

8* L'inflammation des glandes bulbo*uréthrales connues $uus le nom de glandei de àlért/ et de Cowper, affection que M. Oubler a trës-^bien décrite dans sa thèse inaugurale (I);

3* Enfin, Tinflanunation du bulbe do Turèthre et dei corps caverneux.

ARTIULE 1.

IlfFLAMMATlON DU TISSU CELLULAIRE DE LA VERGE.

L'inflammation du tissu cellulaire de la verge peut s'observer dans deux circonstances différentes : tantôt elle se manifeste en dehors de toute lésion du canal de Turèthre; d'autres fois, le phlegmon dépend d'une maladie de ce conduit. De là deux classes distinctes de phlegmons et abcès du pénis :

i* Phlegmon ne se rattachant pas à une lésion du canal et n'affectant avec cet organe qu'un rapport de voisinage ;

î"" Phlegmon dépendant d une maladie du canal de Turèthre.

(I) TbèMM 4e Vmê, 1H49.

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A. L» • \bo»r* «^ui *^ déTeloppeot à la verg»? o^mm-^rj le p*-riii-'-. *-=ïii* l»-^i«»ri tla canal.

A. L^-T pr^mi»'!^ -tinl ^aperficiel*. sîtoês dan? le ti55Q ml lair»- :i-.'i*-oiitari^-: il- ?'annMn<»nt par one tumeur doR c •Ir-but ?iv.-c r.-iJiT'ur li^ la peau. Le malad** ressent d^^:Cff-inenti iJan* la tumeur. .|ui p»*n à |»eu >e ramollit, li^^ fltiiMuant»^. rt finit par Vou\Tir •IVlle-mème 5Î le chiniry. nr vient «liinn'-r i--ii»- à la suppuration, avee la pointe dnk^ fotiri. Ce* alu:»-- -'•ib-ervent à la «uite de* fièvre^ mw- ^••nifne la vari'ilt-. par fxi»rapl»': ilan5oe> cas, il *edévek>N( an p»'ni* un alH*»** T^nperfioiel, comme il en surcit surl^ autr»'* [lartir- *\u '••»rp*.

L .•» viijt enci-iv *.* i1r"*Yr»|..pp»»r au p»^ni< de petite abcèfoh« !**- iudiviiiu- ifui prô-rontent la ilialhê-e tithn^reuleuse: il ^ fiirme *ur 1»^ tMJ»^t d«.* lurôthre une tumeur dure, indolente qui augmt'nt»' peu à p»ni «Je volumt^. >an* donner lieuàaacaB retenti**Hiiï».'nt fur la*autê générale, au bout d'un temps plQ> ou moin* lt>ng. la tumeur devient molle et, plus tard, franchenient Iluituante: la peau, adh^'-rente. rc»ugît et ^e poifoit en plu.*ii»ur* endroit*. *i le chirurgien n y pratique lui-mèmf quelque* ini'i*ion*. 11 peut arriver, dan* certains cas, que rabcè- -ouvre à la fni* à IVxlêrieur et dans le canal : on voit alors lurine *ûrtir à travers TiHiverlure de l'abcès, et il peut s'établir en re point une fistule urinaire fort difficile à fermer. La crainte de cet accident doit déterminer à ouvrir ces abcê- dès que la fluctuation indique la présence du pus. Apre* louverlure. il faut bien se garder d'introduire un stviet dan* la plaie, afin de s'assurer s'il y a communication avec

Tinlérieur du canal de l'urèthre; car on pourrait, en agissant ainsi, d<^lorminer une perforation qui n'existerait peut-être pas. Dans le cas où l'abcès communiquerait avec la cavité de l'urèthre, il serait bon d'avoir recours à l'usage d'une sonde à demeure, et, dans ce cas, il faudra préférer celles qui sont en caoutchouc vulcanisé, qui sont plus souples que celles en gomme et ne sont pas sujettes à s'incruster des sels deTurine comme les sondes en gomme. En même temps la cavité de Tabcès sera touchée avec de la teinture d'iode, d'abord étendue d'eau, puis employée pure, et l'on s'occupera surtout de modifier la constitution du malade par les préparations toniques et analeptiques, qui conviennent aux sujets en proie à la diathèse tuberculeuse.

B. Phlegmon succédant à une chute sur le périnée, sans lésion du canal.

Les chutes sur le périnée sont une cause de rupture de l'urèthre, avec ou sans plaie extérieure ; mais lorsque la contusion a été moins violente, l'intégrité du canal est respectée, et le tissu cellulaire du périnée, plus ou moins contus, peut s'enflammer, devenir le siège d'un phlegmon susceptible d'acquérir une étendue plus ou moins considérable, se terminer par suppuration et donner lieu à un abcès dont le pus peut fiiser plus ou moins loin dans la loge inférieure du périnée ; et cela, avec d'autant plus de facilité qu'il se trouve au milieu d'un tissu cellulaire lamelleux, lâche et bien disposé aux infiltrations des liquides qui s'épanchent dans son intérieur. Pour tous ces motifs, on doit se hâter de donner issue à la suppuration, dès que sa présence est reconnue ; autrement on s'exposerait à voir l'urèthre et les corps caverneux disséqués par le pus, dans une étendue plus ou moins ôonsidérable, comme cela arrive à la suite d'une infiltration considérable d'urine, lorqu'on n'a pas donné issue à ce liquide par des scarifications bien ménagées.

I4« LÉSIONS UrLAMlfATOIBSS MT PtSQ.

Dan« cHU' cla.-'?e un IrooTe :

i*l.e^ ahc*«* qu'on •4>«enre dan* le coiir« de U bkvf'l rbairif Hiuui* :

3* L^« abré** qai succèdent à un tranmatûme de lantii* arcidenti^l ou chirnnncal.

D'une manière i:*''nèrale. on peot diviser ce» nbcè» » ite*l •impl^!» ft »*n abcès urineui.

Cette.' dfrni»Te varir'tê. au point de vue dn nif)de de pndie tion. doit être ^uMivii»ée en abcès urinenx par épanchfwi primitif d'urine et en abcè» orineux par eommuikat» ult»}rif iirt* awc 1»? canal de l'urethre.

l- AbC'>^ compliquant la bienoorrha^e.

r.et a»N'id»iit ii'e-t pa-i tff- -fréquent ; et quand ce* abcr' existent, il- *ont quelquefois petit*, da volume d'un poii «bviron, et «itu(*^ >ur un point quelconque du tn^iet dn canal à la partie antérieure nurtout : on le» regarde ^énéralenKlt comme développés dan^ répai»:»eur des paroi* de Turètlirv, au pourtoor de> follicules dan^le^quels siège particulièrenieBt la blennorrhagie. Leur marche e^t aiguë; au boul de quelque Juur> iU Couvrent du i^ôte de la peau, on dans le canal, et même, dans ce dernier cas. ne déterminent pa« d^accîdenU notables.

D'autres foi», l'abcès qui str manifeste pendant le coui> d'une blennorrhagie acquiert un volume bien plus con«idé« rable et donne lieu a de* *ympt»ime* srénéraux bien plu« intense* : c'e^t ordinairement lorsque le malade n'a «uivi aucun traitement, ou quand il a fait dau^ \v canal des ii]jecUon« irri* tantes, t]ue survient un phleinuon dans la gaine aponévro* tiqutr de la verge. Cet «»rgane devient alors œdémateux et acquiert un volume aiisez cimsridérable, eu même tenip# que Tt^coulement devient plus abondant et prend une conleur ver* dàtre. Bientôt le pénis se rec«>url>.\ mais au lieu d'avoir la concavité tournée en bas, comme dan? le cas d'uréthrite cor-

^dée, il a sa concavité directement tournée en haut. La peau est tendue, luisante, rouge et douloureu8e au toucher; on constate sur la face inférieure du pénis une tumeur dure et

■ résistante. Bientôt surviennent, dans cette région, des douleurs lancinantes de plus en plus intenses ; en même temps la

■ fièvre devient plus violente ; il y a de Tinsomnie, de l'agitation, parfois même du délire. Enfin la tumeur se ramollit, la

t fluctuation se manifeste, et au bout de quelques jours la suppuration fuserait dans toute retendue do la gaine du pénis si Ton ne pratiquait l'ouverture de l'abcès.

Un autre accident pourrait aussi avoir lieu, si l'on ne donnait une prompte issue à la suppuration : c'est l'ouverture de l'abcès dans l'urèthre; or, cette communication du canal de Turèthre avec le foyer purulent serait le point de départ soit d'une fistule borgne interne permettant l'accès de l'urine dans la loge inférieure du périnée, soit d'une fistule urinaire si le pus se faisait jour à travers une éraillure de l'aponévrose superficielle du périnée et si l'abcès venait à s'ouvrir en môme tempvS à l'extérieur et dans Turèthre ; dans ce cas, on aurait un abcès urineux par communication ultérieure avec le canal excréteur de Turine.

Tels sont les molifs qui doivent engager le chirurgien à pratiquer de bonne heure rouv(u*ture de ces abcès, qui, en général, n'entraînent pas un pronostic grave.

Au début, il faudra recourir aux applications de sangsues sur la tumeur ; immédiatement après, le malade sera rais dans un bain de siège émollient, et lorsqu'il sera recouché, dos cataplasmes seront constamment maintenus sur le périnée et la verge ; en même temps sera «'ntretenue la liberté du ventre par l'usage de Teau de Sedlitz ou du sulfate de soude. Dès que la formation du pus sera reconnue, on fera sur la tumeur une incision qui sera pratiquée avec beaucoup de précaution, de peur d'ouvrir le canal dr» l'urèthre. Une mèche de charpie sera introduite avec avantage dans l'ouverture pendant les vingt-quatre premières heures; en même temps la verge et le périnée seront enveloppés de cataplasmes

que le scrotum sers soulenn par un aaspensoir. lorsque la Kuérison de l'abcès sera achevée, I blennorrhagique aura cessé; dans le caseontnin s'il n'existait plus de douleurs dans rémission de 1 recours aux injections astriufientes.

Oh. LXl. Abee$ cotuidérablt de la rtrge ptndani i bltnnorjhagit. — X..., àfcé de vingt-six sas, d'une consti d'uD lempérnment Uiiiphatique très -prononcé, a eu des n le R ortolire 1859. Le 8 il ;; 'aperçoit d'un léger é«ouleine

Le 10, quelques picotements se font sentir le long de mission de l'urine devient douloureuse; l'écoulement est et perd sa couleur pAle pour devenir d'un jaune foncé.

Le 13, ces symptAmes se sont aggravés; eu même t devient (Fdémateuse et acquiert un volume a^iseï coQsidér.

X...n'a pas cessé de se livrer à ses travaux de carrosser! qu'il soit le plus souvent debout et penché; il n'a pris bains. L'enflure augmente encore; bieotdt le grland ne po k dérouvert.

Le 17, le verge a pris un volume énorme; elle «st re« au lieu d'avoir la concavité tournée en bas comme dans thrite cordée, elle a sa concavité tournée directement en ht tendue, luisante, a conservé sa couleur normale le long d périeure ; les deux faces latérales et l'tarérieure sont rouges, douloureuses au loucher, trës-dui'es et trés-résiatanles.

Quand le malade parvient, après de grands cffortx, à re le prépuce en arrière, on peut voir, dans sa rainure et i frein, une tumeur de la grosseur d'une aveline, bleuâtre < formée en grande partie par des vaisseaui veineui : on <

^ Jl PHLEGMON ET ABCÈS. 189

d'une tumeur plus considérable. La fièvre, jusqu'alors modérée, iderieiit très-\iolente; les nuits se passent dans l'agitation et le délire. Bains de siège, cataplasmes émoUients arrosés de laudanum.

Le 22, fluctuation à la face inférieure de la verge, vers Tunion de son

I ûa% antérieur avec les deux tiers postérieurs, et au centre de la tumeur

folumineuse. Une ponction, faite en dehors de la ligne médiane, pour

ne pas blesser Turèthre, donne issue à quatre cuillerées à bouche d'un

pus phlegmoneux très-bien lié : cataplasmes.

Les jours suivants, il s'écoule par l'ouverture une grande quantité de sang et de pus. Les douleurs ont diminué, mais existent toujours ; au pourtour de l'ouverture, il existe ime très-vive sensibilité : onctions avec une pommade contenant de l'extrait de belladone et de l'iode de potassium.

Le gonflement diminue très-lentement.

Le 10 novembre, le malade reprend son travail ; le petit pertuis donne encore de la sérosité ; il se ferme quelques jours après et on ne trouve, dans son voisinage, qu'un très-léger empâtement, qui disparaît à son tour.

Quant à l'écoulement, il n'existait plus dès les premiers jours de novembre (i).

So Abcès compliquant les rétrécissements de Turèthre.

Les auteurs disent que ces abcès reconnaissent, en général, pour cause Tinfiltration d'une petite quantité d'urine dans les parois de Turèthre par une crevasse de la membrane muqueuse, et quelquefois dans le tissu cellulaire sous-jacent par une autre crevasse très-petite, mais complète, c'est-à*dire comprenant toute l'épaisseur de la paroi uréthrale.

' Suivant Mercier, on a beaucoup exagéré la distension que supporte le canal en arrière des rétrécissements. Si Ton interroge avec soin les malades pour chercher à se rendre compte du développement de ces abcès qui viennent compliquer les rétrécissements, on voit que, sans accuser de rétention même incomplète, bien prononcée, ils ont, à la suite de causes occasionnelles diverses, éprouvé un peu de gêne dans l'émission accompagnée de quelques souffrances; puis, par hasard le plus souvent, après quelques jours de malaise, ils se sont

(1) Qouriet (de Niort), Ga%êltê dêi hôpitaux, 1860, p. 194.

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' ^UTent que tard à l'extérieur. Lorsqu'on les ouvre, on recon* ■%Mlt la présence de Turine dans le foyer, dont le8 parois sont ^rihabituellement indurées.

.^ B. Abcès qui ne difTèrent en rien de ceux que l'on nlincrvo

dans loft autres points de l'économie.

W Ces abcès forment deux variétés importantes à connaître au point de vue de la marche : les uns sont des abcôs qui res-

I tent simples, c'est-à-dire que l'urine n'apparaît jamais dans

j le foyer ; les autres sont des abcès simples qui deviennent wnneux par communication consécutive avec le canal de

I Turèthre.

Choparty en parlant des tumeurs situées sur le trajet de

^ l'urèthre, affecté de rétrécissements, a signalé les abcès sim* pies. Il dit que ces sortes d*engorgements changent quelquefois de nature; la matière qui les constitue devient acre ; par son séjour, elle irrite les parties dans lesquelles elle est déposée, y cause delà douleur; Tinflammation s'en empare; il survient des dépôts plus ou moins considérables ; le pus se fait jour dans le canal de Turèthro ou se poi*te à Textérieur : il se pratique quelquefois une ouverture dans l'urèthre, une autre au dehors.

Le même auteur, après avoir décrit Tinfiltration urineuse et les abcès urineux, dit : « Dans les abcès du périnée qui surviennent poir un embarras de Turèthre, quelquefois il n'y a que du pus, sans urine. Ces abcès ne dépendent pas d'une crevasse : ils sont Teffet de l'irritation qu'éprouve le tissu cellulaire voisin des duretés, qui est excité par la difficulté du passage de l'urine dans ce conduit. La présence de la bougie augmente quelquefois cette irritation et les progrès de l'abcès. » Gerdy, frappé de ce fait, leur a dif>nné lo nom A'nbch de voisinage.

Roux et Leroy d'ËtioUes ont aussi insisté sur ces abcès, qui ont été signalés également par Civiale, Reybard et Phillips.

Symptômes. — Ces abcès sont ordinairement de petitts tu-

pas^a^c de l'urine; du reste, ils sont peu Tolumii Ces abcès sotA quelquefois situés au-devaDt < sèment ; l'observation suivante, empruntée i C un exemple :

Ubs. I.Xll. Abeii au-dtfant d'un rétrieittement (1). quarantu-di-ui hds, i-pi-ouvnil depuis quelque temps de ié{ puur uriticr: un surcroll de trninîl. l'habitude de rester I et unr furie conteutioii d'esprit aoicnfïrent plusieurs réle la vessie ne se vidait qu'iDcomplétemenl, mulgré quelqu petit abcJ's se forma sur le trajet de l'urèthre, au-devant i pubicunt.', et e'uuvrit de lui-même peu de Jours après. 1 nerva uue lùgère iiilumt;scence, sous forme de cordon d jusqu'à la peau. L'introduction d'une petite sonde prêt difBcultits, produites plutôt par une sorte d'empAtement du utnal que par un véritable rétrécissement. Cependan parvint duns In vessie et donna issue à une grande qaani fut iuutilc de «ouder de nouveau. Le traitemeut curati piiny que tes occupations du mulude ne lui permettaient t du temps nécessaire. D'ailleurs, sa santé était dérangée ; sieurs accès dr. fièvre qui se reproduisirent encore, mal séiëre. Deux mois après, le malude était dHUs une meïlh SOUK le rapport de la santé générale, msia il urinait toujom et avec un peu de difficulté, surtout le matin, à son révei écoulement continuel, et ressentait de la génc dans l'ur dant, l'urine était à l'étal naturel et sortait encore par ui quoique petit.

Le 2 décembre commença le traitement, par l'emploi d des bougies, desquelles le malade obtint un résultat satisfa maintenu nendanl vinirt aUnées.

il PHLEGMON ET ABCÈS. 198

ÉiObs. LXIII. — X..., âgé de vingt-deux ans, a eu plusieurs blennor- ^Jagies, qui lui ont laissé la goutte militaire. Au mois de septembre 1857, sent une tumeur au périnée, qui ne lui cause aucune douleur et qui '^accroît lentement ; elle s'ouvre spontanément dans le canal, par lequel ^écoule une assez grande quantité de pus ; il suffit, pour augmenter l'écoulement, de presser sur le périnée ; il sort aussitôt, par le méat, ^sez de pus pour en remplir la moitié d'un petit verre à liqueur. Peu

le jours après, une autre tumeur apparaît à l'angle périnéo-scrotal sur la ligne médiane. Cette tumeur se développe très-rapidement; au bout 4le quelques jours, elle a acquis le volume du poing, et le scrotum est 4Bdématié. Une large incision pratiquée, il s'écoule un flot de liquide purulent et fétide. On constate, par le toucher, que la cavité se dirige surtout à droite, vers la branche ascendante de l'ischion. L'œdème se dissipe bientôt, et, au bout d'un mois', le foyer est à peu près cicatrisé, sans avoir jamais donné naissance à une goutte d'urine. Pendant ce temps, l'autre tumeur diminue peu à peu, quoique l'écoulement soit

totgours assez considérable. Le malade avait un rétrécissement : il est

goéri par la dilatation (1;.

On voit, dans cette observation, que les abcès peuvent aussi s'ouvrir spontanément dans le canal ; il s'écoule alors par le méat une certaine quantité de pus, et il suffit, pour en augmenter Técoulement, de presser sur le périnée. Enfin, Tabcès peut se compliquer d'infiltration aiguë, comme dans le fait suivant :

Obs. LXIV. Abcès ouvert dant Varèlhre, avec infiltration aiguë, — X..., âgé de cinquante-trois ans, né à Meurs (Saône-et-Loire), marbrier, a eu une blennorrhagie il y a quinze ans. Pour tout trouble urinaire, il y a eu depuis lors une diminution dans le jet d'urine. 11 y a deux mois, sans aggravation du léger état de gène habituel, ce maLide a vu se développer une petite tumeur à la partie antérieure de la verge. L'émission de l'urine est devenue plus difficile à mesure que la tumeur a pris de l'accroissement. £n même temps, le malade a perçu une douleur, une cuisson, dans le canal, k son niveau, au moment du passage de l'urine.

Quelques jours iivant son entrée, X... a remarqué qu'il s'écoulait du pus par la verge sans que la tumeur diminuât notablement.

A son entrée, le 26 août, on constate Texistence d'un petit abcès, du volume d'une noix, situé à 7 centimètres du méat, se vidant, eu partie, dans le canal, par la pression; au même niveau existe un rétrécisse-

(1) Communiqué par Delore (de Lyon).

LÉSIONS INPlAHMATOmBS DO PÉKIS.

ment qu'on h'mm]:» pu de fnncfair. Le nMlMle urine, i Mset petit,

1^ 19. p«Q<1itiil la Duit, le malade, qui n'avait enn trniteiiipnl, ff IAti> pour uriner : wlon hod habitude «IToils; HUsnitAt il p<>r^<iit une «etiMtioD de dérhimn (rBniii'lé R^nt^mle. Ar tcnilniire à la srneope, et d'une di |p p<lli- .iroit ilurnrps; il iip peut uriner.

I.e Irndi'inniit, à U visite, Rniimès constate une înllll In v.riîii l'I il" nrrolum; il prntiquu dem largM ind« pf rini'c. en anifre ; l'autre, f u «wnl, an niveau de l'ahd mulpriïiitiriii miperfiriellp. DppiiiH cette époque, le nulu par rinri»iiiii nnti-ripuif ili-» If d*bot, eonserre , à i flstul.-.

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