‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 32 sur 80 · V . <^ fc > «anales comme des cas de fracture du · texte numérisé non relu

V . <^ fc > «anales comme des cas de fracture du

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>»v>uidLftsme est la cause la plus fréquente.

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...Mi!:t\ qui amène soit la rupture

.. .,. v.'i l'K* dilatation veineuse perma-

TUMBURS VASGULAIRBS. t99

nente. Enfin , on a vu une plaie du pénis par instrument piquant, laisser à sa suite un anévrysme faux ; mais c*est là un fait exceptionnel : nous Tavons déjà signalé dans le livre premier de cet ouvrage, ici nous allons le donner en détail, car c'est un des très-rares cas d'anévrysme de la verge qui exigent dans la science.

Obs. XCII. Anêvrysmê traumatique de C artère dorsale de la vergt (1 ). — Le 8 arril dernier, un homme de trente-quatre ans, tanneur, \fihm par mégarde dans la poche de son tablier un couteau à lame droite et étroite. En se baissant, la pointe pénétra dans la verge, par le dos du prépuce, et s'enfonça assez profondément sous les téguments, le long de la face dorsale du pénis. II se fit à Tinstnnt, par la plaie, une hémoiThagie considérable, que l'on parvint cependant à arrêter. Le lendemain, la verge était énormément tuméfiée et infiltrée de saug. L'ecchymose s'étendait jusqu'au scrotum et un peu à la partie interne des cuisses. Une plaie rectiligne, dont les bords écartés étaient coupés assez nettement, avait divisé le prépuce, dans une étendue d'un centimètre, et paraissait se continuer plus profondément. Tout alla bien jusqu'au 12 avril, époque à laquelle le malade se plaignit d;^ douleurs lancinantes dans la verge. Le lendemain, il y eut écoulement d'un liquide roussàtre et sanieux ; à la partie gauche et à la huae de la verge on voyait un point plus saillant et «légèrement fluctuant. Le 15, la fluctuation devint manifeste ; la plaie extérieure paraissant trop étroite pour donner à la sanie un libre écoulement, Malgaigne y porta une sonde cannelée, qui arriva jusqu'au point où se percevait la fluctuation et agrandit la plaie primitive d'environ 2 centimètres ; il en sortit une assez grande quantité de sang noirâtre et coagulé ; puis le sang s'échappa par un jet rouge manifestement artériel. La direction de la plaie indiquait l'artère dorsale de la verge comme le vaisseau lésé. Toutefois, comme Thémorrhagie primitive s'était anétée d'elle-même, on pensa qu'on réussirait peut-être avec une compression simple. Le sang coulant toujours, Malgaigne enleva l'appareil, agrandit la plaie de plusieurs centimètres, de manière à découvrir le point précis d'où venait le sang, détacha, ou plutét rada avec le dos du bistouri des ciiillots noirs qui adhéraient au fond de la plaie ; et, faisant relâcher la compression faite à la base de la verge, il vit le sang jaillir d'un orifice, incrusté dans le fond de la plaie ; et, faisant relâcher la compression faite à la base de la verge, il vit le sang jaillir d'un orifice, incrusté dans le fond de la plaie, et qu'on ne pouvait saisir ni avec les pinces, ni avec le teuaculum. En cx)nHéqueooe, il passa au-dessous une aiguille courbe entraînant un fil, h

'{) Revue médico- chirurgicale, juilicl 1850.

Taide duquel il<einbrassa eo masse Tartère et une faible portion d» tissus ambiants et lia le tout sur un petit rouleau de diachyloa. Cet unique lien suffit pour arrêter définitivement l'hémorrhagie. La linture tomba le septième jour. Le 29, la cicatrisation était complète, h cicatrice était linéaire, peu adhérente ; dans les érections la Terge pr^ sentait une légère inflexion du c6\é blessé.

Symptômes. — Parmi les tumeurs sanguines du pénis, b unes sont diffuses, ce sont des épanchements de sang infiltré dans le tissu cellulaire qui entre dans la composition de la verge ; les autres sont plus ou moins circonscrites. Les lameurs sanguines diffuses s'observent à la suite de la niptort d'une des veines sous-cutanées de l'organe ; nous en avoos déjà rapporté un exemple (p. 42, obs. VII).

Les ruptures de Turèthre, celles des corps caverneux, doonent lieu à des épanchements de sang qui, en s'infiltrant an milieu du tissu cellulaire de la verge, font acquérir un volume énorme à cet organe qui devient deux ou trois fois plus gros que pendant l'érection ; la peau du pénis devient livide, et lorsqu'il y a rupture du corps caverneux, comme il s'écoule beaucoup de sang, la tuméfaction augmente jusqu*à ce que le prépuce soit rabattu autour du gland, comme dans les infiltrations séreuses ou urineuses ; le malade y éprouve alors un sentiment de plénitude. D'autres fois, l'épanchement de sang embrasse la verge à sa racine ; il est moins prononcé à la face dorsale qu'à la face inférieure, et le pénis semble rentré dans le ventre. De la racine de la verge, la tuméfaction descend dans les bourses et les soulève, à leur angle de réunion avec la face inférieure du pénis. Au début, la tumeur est molle, mais plus tard elle prend une certaine consistance en même temps qu'elle diminue d'étendue, parce que le sang extravasé commence, au bout de quelques jours, à se résorber; toutefois, on a vu persister pendant longtemps une tuméfaction, dure, circonscrite, naturellement indolente, mais susceptible de devenir douloureuse à la pression au moment de l'érection; cette douleur atteignait son maximum d'intensité lorsque l'éjaculation s'accomplissait (voij' p. AO. obs. VI).

TUMEURS VA8CULAIRES. 8t)4

Lorsque répanchement de sang reconnaît pour cause la rupture du corps caverneux, sans déchirure du canal de Turèthre, il peut ne survenir aucune inflammation consécutive; on n'observe pas le plus petit abcès; il n*y a aucune infiltration d'urine, et, sous l'influence d'un traitement convenable, la résolution devient complète. Mais lorsque Turèthre est rompu en même temps que le corps caverneux, l'urine s'épanche, avec le sang, dans le tissu cellulaire de la verge, amène une gangrène de la peau du pénis, du scrotum et du périnée, et la mort vient mettre un terme aux douleurs du malade. J'ai déjà (p. 52) fait allusion au cas suivant. Le voici en détail.

Obs. XCIU. — Uo homme de trente-sept ans était atteint, depuis quelque temps, d^une affection de roreille pour laquelle un médecin ordonna Tapplication d'un vésicatoire à la région mastoïdienne. Quelques joura après, cet homme, étant couché a^ec sa femme, et ayant des érections continuelles depuis l'application du ^ésicatoire, eut, malgré lui, un rapport sexuel aTec celle-ci ; seulement elle se plaça sur lui ; et, pai* un faui mouTement, poussant de tout le poids de son corps sur la \erge, alors en violente érection, elle la ploya brusquement vers le périnée et la cuisse.

Au moment de Taccident, il survint une douleur vive et violente, et la verge prit bientôt une couleur rouge- violacée. En même temps eut lieu un écoulement de sang très-considérable ; bientôt le malade ne put plus uriner, et lorsque l'on voulut introduire une sonde dims Turèthre, elle ne put pénétrer dans la vessie, par suite de la rupture du canal. La verge présentait un épanchement de sang considérable ; une couleur noire, comme si elle eût été gangrenée ; elle était déformée et d'une mollesse extrême ; le prépuce, œdémateux, surtout \ son extrémité inférieure. Le scrotum et tout le périnée offraient une teinte violacée et un œdème assez prononcé. La douleur était vive à la palpitation, à la région hypogas trique et au périnée.

Bientôt le pouls se développa : il y eut cent vingt pulsations à la minute, la fièvre était intense ; l'agitation extrême, insomnie et anorexie complète. La langue devint brunâtre ; l'urine infiltrée amena une gangrène de la peau de la verge, du scrotum et du périnée ; des plaques gangreneuses se développèrent aux régions inguinales, hypogastiique et iliaque. La vessie était distendue par l'urine, et, comme il fut impos. sible de la vider avec la sonde, le chirurgien se vit dans la nécessité de la ponctionner h travers Thypogastre. Enfin le malade nuccombn.

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