‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 44 sur 80 · INDURATION PLASTIQUE DES TISSUS ÉRECTILES. 34S · texte numérisé non relu

INDURATION PLASTIQUE DES TISSUS ÉRECTILES. 34S

paroi antérieure en faisant légèrement saillie vers la fosse naviculaire, de telle sorte qu'elle gênait l'excrétion de Turine (1).

Symptômes, — Ces tumeurs î*ont quelquefois solitaires, d'autres fois multiples et disposées en chapelet. Dans deux cas, Galligo a pu en compter jusqu'à six et huit. (Juand il existe plusieurs nodosités, elles ont des volumes différents. Chez un même malade, on en trouve de petites à côté d'une autre qui atteint le volume d'une grosse châtaigne.

La consistance de ces indurations varie beaucoup ; les unes sont molles, les autres dures ; il en est dont la fermeté rappelle celle du cartilage et même celle d'un os. Pâtissier a vu à la Charité, dans les salles de Lerminier, un homme qui portait sur le canal de 1 urèthre une concrétion dure et comme osseuse, longue environ de 1 pouce et large de 5 à 6 lignes. Cette concrétion gênait un peu l'émission de l'urine, et plusieurs fois on avait essayé de sonder le malade, sans pouvoir pénétrer dans la vessie. Lerminier conseilla à ce malade de se frictionner la verge, et surtout le trajet de l'urèthre, avec de l'onguent mercuriel : dans l'espace de vingt jours, la concrétion disparut (2).

Lerminier a observé un cas semblable dans sa pratique, en ville; le même traitement a été couronné d'un même succès.

Quand il existe plusieurs de ces tumeurs sur un même individu, il en est qui sont très-dures, tandis que d'autres ont beaucoup moins de consistance ; de même aussi on peut rencontrer des concrétions qui sont molles sur un point, charnues sur un autre; il en est aussi qui présentent une dureté osseuse. Les tumeurs molles ou charnues se rencontrent plus spécialement au niveau de la portion spongieuse et bulbeuse de l'urèthre ; elles ont un volume assez remarquable, et ce sont elles qu'on observe le plus fréquemment. Les tumeurs qui occupent plus spécialement le corps caverneux ont une dureté fibreuse et presque osseuse dans certains cas. Leur

(1) BuUttin d$ la Société d$ chirurgie, t. VIII, p. i9?.

(2) Dictionnaire en 60 volumes, article Pbmis, par Pâtissier.

S4i TUMEURS ET LÉSIONS OROAMIOUBS.

Tolumo est variable ; on en a observé quelques-unes gromi comme un noyau de cerise ; d'autres comme un noyao de prune.

Ces tumeurs sont indolentes, dures à la pression, non mobiles sous la peau, et semblent faire corps avec le pénii; souvent elles restent stationnaires, quelquefois elles augmeslent peu à peu de volume. Lorsqu'on les comprime, la vargc étant en érection, on provoque quelquefois une douleur asaei prv^nonoée. La même chose arrive lorsque ces productioni Morbides ont acquis un volume considérable. Ces tumeus déltmiinent une gène mécanique aux fonctions de la géaéraliou : le sang arrive en effet dans toute l'étendue des corpi \Hàv«rneux. excepté dans le point où se trouve la tumeur; l« vwi» présente une courbure de ce côté; le pénis est rapeti$i^ ; «a superficie inégale est plus ou moins tortueuse. On c^oiprvnU aussi que la déformation de la verge soit en raison A» iHwa^^ du volume et de la position de ces nodosités ; si <#ttilteur«lion» quelquefois bizarre, rendra le coït souvent U^4àfficil#; «ottvfut encore la douleur qui raccompagnera tttaHIm l^ malade dans l'impossibilité d'accomplir la copu-

l ;ottiis>k,^ de 1 urine n'est, en général, pas empêchée; HKit^ Ivr^Hiue \vs tumeurs sont très-yolumineuses, elle est UK'iNiU^iih'ut ^^uets et alors le jet de Turine prend les carac- K'twx Uvi ^lus variés; tantùt il présente deux et trois brancWi'v t<iiut^>t d M) uumtn^ sous forme de pluie, de ruban ; dans c^i<à»i»» <sftx ymirticuUers, le jet de lurine est presque sus- )h^<WH k c<ith%^erisuie est alors indispensable.

K k'>*^^Utl^xl| du s|H'nuo éprouve aussi certaines modifica- ^<^kA ^x^s^Hk^ihvs au volume de ces tumeurs, soit qu'elles vvi»*K^v'*^l x^jtt Wx ^\\r(ut^ caverneux, ou qu'elles soient sur Turè- ^v '«^^ iui>^\' U Uumour prolifique sort de Turèthre après ^Mo \ \»u\v(.u^ A vV'^^ et que la verge est devenue flasque. Vu uK'M^ai stv t\\ji<iicuUtion, les malades se plaignent de dour W;ua viivlbtviUsx jvlwx kui moins intenses, suivant le volume (>'u.> v'u uK^àUA^i^u) de» tumeurs.

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