‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 50 sur 80 · TUUEUHS ET LÉSIONS OB · texte numérisé non relu

TUUEUHS ET LÉSIONS OB

11 a y ■ janiais eu de fiëtre -, U tonde a 6l

Le 20 uptembre, tout va bien. Les deux i l'urèthre lionl iUléet eu dehors; elles o'odI iliteiiliot) k la peau, maja L'iatenalio qui Isa la force inoduUire rapprochriii très-bien ce:

Le 28, chute de la Utraièra ligature. Lt;: bout fendu de l'urèthre élaleol nu dehor» le et veloutée. Leurï Iwrdi Mut laaiutenaat ré Irice IJQénirp. La parlie doi'wle du fourreau tioa des uorpe caverneux et n'unir au bord fc tament des deui lambeaux de l'ui-Èthre.

Le 15 octobre, la fruériïOD ett complète; I le» *eni par uae cjcatricu lluéure aux bord l'urithre, qui reste élnlée «ur le moî^noD, oi deit incmbranei muqueuses. La miction se f neui. 11 est évident que l'oHrice du cannl

Le 30 novembre, roi-guoisiitiun du moiga est tout à fait déQuitive et ne peut subir, pa changement que quelque modification de la pur le contact de l'air et des vêtements, < moiii» sensible et revêtira en partie les caracl

On peut résumer dans le tableau si àiê m» «n usage pour l'amputation de

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45fi TUMEURS ET LÉSIONS ORGANIQUES.

§ 3. Des suitiê de l'afnpuiaiion du pénis.

Nous venons de passer en revue et de comparer entre «i les divers procédés d'amputation du pénis imaginés par b chirurgiens pour assurer, autant que possible, le sucet^dr cette opération. Nous allons parler actuellement des com{^ cations qui peuvent sur\'enir après cette amputation.

Sur nos cent trente-quatre faits de cancer de la verge, no8< en avons trouvé trente où les suites de l'opération ont été indiquées. Les unes ont été observées pendant le cours du traitement, les autres à une époque plus ou moin:;' éloignée (kU guérison de l'opération.

A. Pendant le cours du traitement on a constaté :

i» L'hémorrbagie , î fo»

%• Le tétanos t —

;>• L'érysipèledelaverge j —

4® — — avecgangrène du scrotum, i —

5» L'érysipèle gangreneux de la verg^ et du scrotum . t —

6« L'infiltration urineuse et la gaugrène i —

1^ Hétrécissemeut momentané de Turèthre .... 5 ~

8» Phlébite et infection purulente 0

9* La disparition de Tcngorgement inguiual. ... 3 «

B. Après la guérison de Topération :

l» La rétraction du moignon 1 fois

2* La rétracUon de Toriflce urétbral avec abcès et

fistule du moignon I

8* Engorgement des ganglions inguinaux 6 —

4» Récidive de la maladie ij

50 Généralisation de TaffeoUon I .

6« Aggravation de rétat général 2

A. Suites de l'amputation du pénis p«ndant Je cou» du trailemeoL

V ffémofrhagie, — Il no sera pas question ici de celle qui survient pendant l'opération : nous en avons déjà parlé et nous avons signalé les moyens mis en usage par les chirnrgiens pour la réprimer. Nous n'envisagerons actaellement que l'hémorrhagic qui survient après Topération. J*ai rapporté plus haut l'un des faits où il y eut hémorrhagie à pla-

sieurs reprises : il fut observé par Petit-Radel. Je dois à l'obligeanCe de Bourdon, médeoin de la Maison municipale de santé, l'observation d'un de ses malades qui fut opéré d'un cancroïde de la vrrgc par Velpeau. Il s'écoula peu de sang pendant l'opération, aucune ligature ne fui nécessaire : mais trois heures après le malade eut une hémorrhagie veineuse, qui fut réprimée avec succès par une application de perchlorure de fer additionné de chlorure de sodium.

Obs. CXL. — X..., âgé (h* suixaute uns, d'une bonne santé habituelle, ayant un phimosis congénital, a\ail senti se développer une tumeur vers l'extrémité de la verge. Son médecin, voulant être éclairé sur la nature de cette affection, incisa le prépuce, mit le gland à découvert et reconnut, à la base de cet organe, un cancroïde qui avait déjà envahi la partie con*espondante du prépuce et qui avait le volume d'un gros haricot.

Malgré plusieurs cautérisations, dont une au fer rouge, la tuuieur prenant de l'accroissement, on se décida h l'enlever h l'aide de l'instrument tranchant. L'excision comprit environ le quart du gland et une petite portion du cori)8 caverneux attenant. Il s'écoula peu de sang pendant l'opération : aucune ligature ne fut nécessaire. Pour pansement la plaie fut simplement recouverte de quelques petites boulettes de charpie maintenues par le prépuce ramené en avant.

Trois heures après l'opération, le malade se sentit tout à coup inondé de sang. Un médecin mandé immédiatement découvrit la plaie et reconnut une hémoiThagie veineuse d'une telle abondance, qu'en trèspeu de temps le malade eût succombé, s'il n'eût été secouru. Une forte application de perchlorure de fer additionné de chlorure de sodium et une légère compression suffirent pour arrêter l'écoulement de sang.

Les joui*s suivants tout alla d'abord très-bien ; mais le septième jour, il survint une tension douloureuse des corps caverneux, qui nécessita l'application de sangsues k la base de la verge, des ciitaplasmes et des bains ; malgré ce traitement, un érysipèle ne tarda pas k se montrer à l'aine , puis au scrotum, où il devint gangreneux, amenant ainsi promptement la mort.

2* Tétanos, — Le tétanos ne fut observé qu'une seule fois, à la suite des nombreuses amputations du pénis dont j'ai rassemblé les observations. C'est ce malade, opéré par Petit- Radel, qui mourut de cette affection, au développement de

49S TUHËLRS ET LËSIO.NS (

laquelle ne «onl ^ans duute pas étri répétées et les utiu té ri salions qu'«lli 3* Érysipèle simple de la verge. — simpW de la verge survenu chez un crolde du prêpuc<'. Cet accident e^l :

le malade fut pris d'un frisson violei âcments, de tuméfaction du fuurre l'aine. Unvomilif, administré toutde lendemain, diminuèrent la fièvre, qu le troisième jour. On a vu plus ha Bourdon m'a communiqué l'observai érysipèle de la verge qui s'étendit i gangreneux et amena la mort.

Dans le chapitre consacré à l'ana rapporté l'observation d'un malade c une inflammation très-vive ù la ver >fl gangrena, un érysipèle envahit la ; mais, par des soins bien ordo accidents, et le malade guérit de son paraît se rattacher uniquement à l'aé cas où il y eut un érysipèle gangi scrotum, il était le résultat d'un auti

4° Érysipèle gangreneux tie la verge 5* Infiltration urineme. — Dans les i iirineuse s'est manifestée après l'amp' a reconnu pour cause l'ablation de h canal. L'un des malades avait été opé deaux). Dés le lendemain, il retira la . cpo dans son canal et sortit do l'hdpit incontinences d'urines et le liquide s'i J'ai vu survenir cet accident chez un dans le décubitus dorsal, de sorte quï plaie. Il survint un œdème Irès-proi présentèrent bientôt une teinte nolac grène du .scrotum ; celui-ci se couvrii

^t deux incisions profondes pratiquées de chaque côté don-

*^èrent issue à un liquide séro-purulent d*une odeur urineuse.

'nja peau et le tissu cellulaire de la moitié inférieure du scro-

■É.um furent complètement mortifiées et se détachèrent en lar-

P«jes lambeaux. L'urine s'infiltra jusque dans le flanc gauche,

«où sa présence fut indiquée par un empâtement du tissu cel-

dilulaire et la rougeur diffuse de la peau. Des incisions profon-

L|Kles donnèrent issue à du pus et à du tissu cellulaire mortifié.

■iLes deux testicules furent mis à nu, ainsi que chez le malade

t de Moulinié ; mais bientôt les surfaces dénudées se recou-

kl vrirent de bourgeons charnus. Lorsque le scrotum a été dé-

g truit par la gangrène, la peau de l'abdomen, celle du périnée

et des cuisses, est attirée par le travail de cicatrisation ; il se

g fait une véritable autoplastie naturelle par glissement, et un

l scrotum nouveau et tendu vient remplacer celui qui a été

[ détruit par la gangrène. Lorsque Tinfiltration urinaire sur-

^ vient après l'amputation du pénis, il faut se hâter de donner

issue au liquide infiltré par de grandes incisions, couvrir les

parties de cataplasmes saupoudrés de poudre de quinquina

jusqu'à l'élimination des parties mortifiées; c'est aussi le

moment de recourir aux lotions faites avec une solution de

permanganate de potasse étendue.

Ijorsque les parties gangrenées ont été éliminées, on recouvrira les surfaces, mises à nu, d'un linge glycérine, et on terminera par le pansement des plaies qui suppurent. Pendant tout le temps, on devra soutenir les forces du malade par les iooiiiues, et les préparations de quinquina particulièrement seront administrées avec succès. Dans les deux cas où l'infiltration urineuse est survenue, les malades, (pioique déjà avancés en âge (celui de Moulinié avait soixante-quinze ans, le mien en avait soixante -huit), ont guéri après une longue suppuration. Voici m(m observation.

Obs. ('.XL!. Cancrotde du gland et du prépuce. — Amputation de ta perge, — infitiration urineuae. — Gangrène très-élendue, — Guéridon, — T... (Jean), soixaate-buii au», propriétaire, habitant i\ ïrson ^Aiî'np;, pstcntn* \c H juin 1861 nt sorti le 17 ^iqùI siiixjint.

trèa-régulit'i'c l'I » vécu très-sobretueut. Marié i jHnui* «biué des rnpporki sexuels; il ébtit, dil-i les remmes. Ses désiN vùncriens se sodI complé il V a eDTJroD vjugt au», et, depuis cvlte époque, aucuD rapport. Il iiviiil, :i4sure-t->t. In verge b huil mois, il leçut sur cet urjtiiue ud coup violeD' chaire, lorsqu'un l'ufant, en courant, vint *e jel< jambes. Sa verge se trouTx prfss^e ti^s-foiienieDl chaise; il éprouva immédiatement, à l'endroit I

Il est bun de fnire K'mnrquer igue ce malade t verture du prépuce très-ciroile, de sorte que j gland ue s'était découvert. Loniqu'il reçut cette donc voir si le friand en portnil des (ntres. Le pn léié.Aprt» le coup, le gland enfla un peu, puis rei Il ne i-esta k l'endroit malade ({u'iine douleur à II reste légère et <]ui ne l'empêchait pas de vaquei cultivait quelques cliamps.ce qui l'obli^feoit parfc pénibles.

Bientôt il sentit i travers le prépuce, sur le mi méat, une petite dureté, un petit novau douioun

Tout resta dnns cet état jusqu'au mois de jan époque, se sentant la tête lourde, il fit veair un temps, il lui montra sa verge. Celui-ci l'examina pour ti'asiurer de la nature de son mal, il fallait | et, pour cela, faire une inciiion au prépuce, n lu une bydroeèle à droite ; le malade avait tu la ba nienter notablement de volume, mais celte tumé préoccupé.

Les douleurs de la verge devinrent continues. I des picotements, des rourmtUements et parfois des

Le malade entre alors à la Hait od de santé.

Etat actuel. — Le icrotum présente un toIu est une hydrocèle trta-coniidérable ; & piucbe e^l moins pvsM. Celle de droite e*t xnrnionlée d'uu le maindp n depuii quiimnte ane, et pour laquelle Cette tuméfaction deH bounte» efface la saillie de raltru enfoncée; elle H la forme d'uD maDielon di poulp cl fuisant h peine udilie ; la peaa m trouTail le voliinip du icrotum. (Voir la figure IB.)

Au fond d'une torte de rapsule formée par le b un nperçoille tommet du (s'Iand. La moitié droll uue ulcération recouverte de bourgeons fonguaui La face correuponditule du prépuce en est éfcaJein elle et le gland eit une rifçoie profonde rontinuel liquide snnieut, mAlé de (p-umeaui blancbâtms et fétide.

Sur le gland, Ottle turhee roa^euse s'arrétt méat urinaire, qui B'Nt p»» dévié. Comme le bor formé pur dec bourfienni d'un [>etit volume, le je puis se r^ntouroe en tlr^bouchon. Le malade t mai» parfois 11 éprouve une cuisson assez rive an de lurine.

Les douleurs «pontanées Mnt peu intenses, mai continuel lus. Ce aODt des fourmillemeats. des pica menls trou bien I «on soninieil.

Appétit asseï bon. Etat géuéral aus«i satisfaisant

Le S juin, M. Demarquay ponctionue les deux I un liquide séreux, citrin, transparent. InjcctioD io repos au lit, compresses d'eau trairhe sur les bours

Le 8 il eommencfl t se lever; l'inflammation con diminue rapidement. Lei jours suivants il continue

des coi*pi CAverneux ; puis, au nheau de In racine, «st fhite une «leetion ooniplète de ces corps. En rapprochant lei deux bords de In première incision, on a une plaie linéaire antéro-postérieure de la partie j^upérieure de laquelle on Toit émerger le canal de l'urèthre lon^ d'un cen* timètre et demi.

3° M. Demarqnay fait, avec les ciseaux, deux fentes verticalcf», Tune à la paroi antérieure, l'autre à la paroi postérieure du canal, do manière à avoir ainsi deux lambeaux latéraux. Le chirurftien rapproche alors les lèvres de la plaie en commençant par Tcxtrémité inférieure ; il se sert de points de suture séparés faits avec des fils de soie. Arrivé à la partie supérieure de la plate, il ramasse en dehors les doux lambeaux du cand et les unit k la peau par des points de suture, (lo dernier temps a pour but de se prémunir contre le retrait du canal et l'infiltration urinaire.

Il a fallu lier des artères cutanées, la dorsale de la vergue, ^art^rede U cloison, etc. Somme toute, le malade a perdu peu de sanp:. Sonde à demeure. Compresses d'eau fraîche. Bouillon, potages. On lui donne une garde à qui on recommande de le faire uriner toutes les deux heurts en débouchant la sonde et en le faisant incliner sur le côté.

Il va bien pendant la Journée ; mais, pendant la nuit, la garde endormie oublie de le faire uHner, il le fait dans le décubitus dorsal, et le liquide coule sur la plaie.

Le 26 au matin, cedème très-prononcé au scrotum ; peu de fièvre.

Le 27, œdème très*prononcé. Les bourses sont fortement distendues: à leur partie inférieure on remarque une teinte violacée qui indique la gangrène; peu de fièvre. Bouillon, potages, vin de quinquina.

Le 28, gangrène de la partie inférieure du sct*otum. La peau est dans ce point d'une couleur violacée et recouverte des deux côtés de larges phlyctènes; elle est insensible. Deux incisions profondes faites de chaque côté donnent issue à un liquide séro-purulent d'une odeur urineuse. Le tissu cellulaire est ^orgé de liquide de même nature. Cataplâimes, toniques.

Le 29, on enlève la soude et ou recommande toujours au malade de le pencher de côté pour uriner. Peu de fièvre, état général assex bon.

Le 30, la peau et le tissu cellulaire de la moitié inférieure du scrotum MOt complètement mortifiés; on en détache de larges lambeaux. Etat général satisfaisant.

Le 1*' Juillet, rougeur diffuse de la peau <le tout le flanc gauche. Empâtement qui semble indiquer là une infiltration urineuse. Le 5 Juillet, deux iucisions profondes sont faites dans cette région et don* Mttt iifue h du pus et à du tissu cellulaire mortifié. On a enlevé les Jours précédents les lambeaux sphacélés du scrotum. Ces deux testicules apparaissent au dehors, contenus dans leurs enveloppes propres

'.(il TUMEURS ET LÉSIONS OROANIOIES.

et i*ecou\ertPs de fausses membranes. En même temps qu'qipnMii ces désordres, les fils qui rapprochaient les bords de La plaie amenas des ulcérations; les sutures étaient détruites. Les surfaces, miàe^îB. sont pansées avec de la charpie trempée dans du vin aromatiqiK. O pendant la fièvre n'est pas très-intense, Tétat général se «)iisen<»a bien, quoique le malade se trouve bien affaibli. Régime toniqBf.

Le 7 juillet, les parties sphacélées sont limitées partout par oa emk inflammatoire bien net, puis les parties gangrenées s'éliminent; «Ht alors que le méat urinaire forme une ouTerture évasée qui s'ooTRé» une rigole produite par la destruction de la suture et qui se coati» en bas avec la large surface mise à nu par le sphacèle.

Le 1 \ juillet, quelques rougeurs diffuses et comme érvsipéktrae apparaissent sur les deux cuisses, et surtout sur la droite. La peu it deux genoux rougit également et on y remarque un empâtement ■! circonscrit. (les symptùmes disparaissent les jours suivants. Les iwbtb mises à nu par la gangrène se recouvrent de bourgeons chirnn» k l>onne nature.

Le 20, ces plaies ont un aspect aussi satisfaisant que possible. Defù cette époque, la cicatrisation s^est faite lentement, mais d'une minièR continue, et le 17 août, le malade sort de la maison de santé dans Félit suivant : ces plaies sont presque complètement cicatrisées, excepté i U partie inférieure des bourses, où Ton voit les deux testicules recoauil», dans la moitié de leur surface, de bourgeons charnus de bonne utHR. le reste est cicatrisé. Le méat urinaire s'ouvre dans une rigole linitéf latéralement par deux lèvres festonnées, qui ont formé, en se ekatn* sant isolément, les deux lèvres de la plaie.

Examen de la pièce : 1 ° la surface du gland présente une large ulcération irrégulière dans son fond et sinueuse dans son pourtour. U fond est constitué dans un tissu dur, résistant, grisâtre ; la vascobrisation y est très-prononcée.

Le tissu de nouvelle formation est constitué par un stroma de fibres conjonctives enchevêtrées en tous sens. Dans les interstices se rencontie une matière amorphe très-abondante et une multitude de cellules es voie de se développer ; elles sont variées ; les plus jeunes se présentai avec Taspect ordinaire des cellules du tissu conjonctif ; les plus anciennes, qui sont aussi les plus volumineuses et qui, par rapport aux précédentes, ont acquis des dimensions colossales en quelque sorte, sont formées de couches concentriques.

Les papilles du gland, encore reconnaissables, renferment une prodigieuse quantité de cellules en voie de prolifération.

Le noyau grisâtre d'aspect analogue, qui se trouve dans Tinténeor même de la masse des corps caverneux, est constitué par les mêmes éléments.

En somme, il s'agit d'un tissu de nouvelle formation développé aux dépens des éléments du derme et des papilles du ghiud et caractérisé par une prolifération indéûnie des éléments du tissu conjonctif.

2<^ Le tissu de la deuxième pièce m'a paru constitué par un stroma dur, résistant par place, et donnant çà et là par la pression issue à quelques gouttes de liquide brunâtre ; ce stroma m'a paru constitué par un développement anormal de fibres de tissu cellulaire et de tissu élastique, enchevêtrées entre elles d'une manière assez lâche. Dans leurs interstices se trouve une énorme proportion de petites cellules, toutes d'un développement égal et presque uniformes, pourvues d'un et rarement de deux noyaux. Leur forme, en général, est presque globulaire. Elles offrent peu de tendance à se développer, à s'allonger en fibres fusiformes, et à se condenser en fascicules fibrillaires. Mais ce qu'elles offrent surtout de remarquable, ce sont les proportions variables de granulations pigmentaires se rencontrant aussi à l'état de liberté, sous l'aspect de granulations de coloration brunâtre.

Je n'ai pas constaté d'une manière précise l'existence de cristaux d'hématine. Il est donc assez difficile d'affirmer que cette matière colorante vienne d'anciens dépôts d'origine hématique; c^tte pièce rentre dans la catégorie des tumeurs mélaniques.

Argumosa, pour obvier à Tinfiltration urineuse qui peut sunenir après ramputation de la verge à sa racinç, conseille, dès 1846, un procédé opératoire qui est en tout semblable à celui de Delpech et décrit par J. Roux (de Toulon) en 4857, et que j'ai rapporté plus haut (4).

6* Rétrécissement momentané de Curèthre. — Lorsque la verge a été amputée très-près de sa racine, si le malade retire la sonde dès les premiers jours, il s'expose à Tinflltration urineuse et à toutes ses conséquences (abcès, érysipèle gangreneux, etc.) ; mais si la sonde est retirée avant que la plaie de l'amputation soit complètement cicatrisée, il peut survenir un rétrécissement de l'orifice de l'urèthre, de sorte que le passage de l'urine n'a lieu que goutte à goutta et détermine des douleurs considérables. Dans le fait suivant, il fut impossible d'introduire une sonde, et il fallut appliquer un très-petit morceau de potasse caustique sur le centre de la petite ouverture uréthrale et détacher ensuite avec des pinces

(1) GaulU médicale, 1847. et Gasetta medka, 1845-40.

DF.MARQl'AY. 30

et des ciseaux Teschare produite ; le canal étant alorsdevrti libre, Turine s'écoula avec force et en grande abondanfr-ff qui soulagea de suile le malade.

Obs. CXLII. Cancer Je la vergé guère par f amputation (parM.U ripiy, mahre en chiniriErle à Torignî) (I ). — M. t;..., huissier à Torot en basse Normandie, keé «le soixAote-quinse.ans, ressentit, au eoaiMK rement de 1787, une démangeaison considérable à la coormifr»^ gland et h rintérieur du prépuce. A c« premier accident sa(wk » excoriation vive et douloureuse. M. G... continua à monter ié^ comme de coutume, pour Taquer aux occupations de son état: mùi\f> secousse:» qu'il éprouva déterminèrent une plus lermnde irritatioorS tarrint un gonflement considérable de toute la ^erge^ ce qui le fers i garder le repos et à interrompre son travail. Il employa pour tout tr«tement des fomentations faites avec un mélange d'eau et d'eiu<df-îie. qui n'arrètèreut point les progrès de la maladie; au rontraire>fM après s'étPC extrêmement gonflé, s'ulcéra et fournit beaueoap d* mt tière ichoreuse, verdàtre et très-fétide. Lea TeinM de la partie Betl^ dèrent pas à devenir variqueuses, les corps caTemeuK s'affectèreat; idn les douleurs, devenues on ne peut plut vive», ne laissèrent pins iirti repos au malade. Cet homme passa quatre à cinq mois dans cetrta'. sans consulter les gens de l'art, et ce ne fut que lorsque tons 1m undents furent parvenus à leur plus haut degré qu'il parriat à mmonter la fausse houte qui le retenait ; il appela successivement, Jw les mois de juin et de juillet, plusieurs chiioirgiens, tant de reoHMt que des environs, qui lui conseillèrent l'usage de différents movfa* àf guérison. 11 mit eu pi-atique tous ces moyens ; mais lenrs tHeH w répondirent pas aux espérances flatteuses qu'on en avait conciM^-

On m'appela pour la première fois en coù^ultation le ii août, A U vue et au i-écit de tous les accidents ci-dessus, il ne me fut pas diflicik' de prononcer sur le caractère du mal. Je proposai l'amputation dr b verge, comme le seul et unique moyen de guérison, regardant toiu 1^ autres comme inutiles et même comme dangereux, ie prescrivis Tatm de fomentations calmantes et adoucissantes, telles que Teau de ^ mauve et de fleur de sureau, et je mis le malade au régime humertuit et rafraîchissant. Trois jours après, je lui fls donner uu minora tif qui remplit mes vues.

Le malade bien disposé à l'opération, le jour en fut fixé au 18 mai avec le concours de tmis chirurgiens et un médecin. Lorsque BousfépN réunis dans la chambiv du malade, je fus surpris d*eoteiidr« le nidrai et un des chirurgieus proposer, au lieu de l'amputation, une sioipli

;i} Journal de Dtsaidt, 1. 11, p. 82.

CANCEH DU PÉNIS, 467

incision »ur l*6xti*éinité de U \er^e, oi(traordiaai rement gonflée, dure et douloureuse, afin de procurer, selon eux, un dégorgement dans la partie, et d'obtenir peut-être par là la guérison du malade, f^tte dernière proposition, qui, à la vérité, était moins effrayante que la première, aux yeux du malade et de ses parents, fut celle qu ils préférèrent, malgré toutes les représentations qu*uu de mes confrères et moi pOmes Wivti pour prouver la nécessité de Tamputation,

Ils ne purent concevoir que cette incision, au lieu d'alléger le mol, qui était un cancer, allait singulièrement l'augmenter, et peut*ôtr0 môme rendre impraticable par la suite la seule opération qui pOt sauver le malade.

11 fallut céder k la pluralité des voix et faire plier la sévérité de Tart sous l'appât trompeur d'une fausse commisération. Je priai les ti'ois praticien» qui proposaient Tincision de me tracer la lignr c(ue je devais suivre et les parties qu1l fallait inciser. Ils le firent, et je remplis leurs vues. La plaie fut pansée avec de la charpie liueet des compresses qu'on changeait toutes les fois que le malade satisfaisait au l^esoiu d'uriner; les fomentations ordinaires furent continuées. Le lendemain, les bords de l'incision étaient ti'ès-douloureux, durs et renvei^sés; la \erfft^ était d'un volume considérable ; bientôt tout son corps devint dur et squirrheux, de sorte que six jours après, le mal avait gagné plus de 2 pouces de cet organe, qu'on aurait pu conserver ep l'opérant plus tôt.

Les progi-ès rapides du mal aunou^ent la nécessité urgente de pra* tiquer l'opération que j'avais proposée d'abord, ce qui me déteruiiua il déclarer derechef h, la famille que, êï on ne voulait poji» s'y souirietti'e, elle allait devenir, sous peu de jours, impossible, et que la moil du malade serait le triste fruit d'une opiniâtreté déplacée, On convoijua de nouveau les deux chirurgiens et le médecin ; mais il no s'y trouva que les deux premiers, qui convinrent de la néressité d'opérer sans retard. Ce fut le 25 août, et voici la manière dont l'opération fut laite ;

On plaça le malade debout et appuyé sur le bord de son lit, les cuisses écartées et fixées par deux aides, le corps soutenu par un honime robuste. Placé en face du malade, je saisis de la nmin gauche le corps de la verge, je pris de la droite un bistouri que je portai en dessous, le Innchant en haut, avec lequel je fis une incision semi-lunaire de droite» à gauehe (par rapport au rnabide), deux ou ti*ois lignes au-dessus du mal, proclue le scrotum, et dans hiquelle étaient compris l'urèthi^e et plus de la moitié des corps caverneux. Je retournai le bistouri, la lame en bas, et achevai la section totale /le la verge par une incision, en dessus, égale à hi pi*emière. Je fis la ligature de plusieurs artères; ensuite j'introduisis dans In vessie, pour lu sortie des urines, une sonde de gowm£ élastique, qui fut fixée à l'appareil. La plaie fut pansée avec tle la chaipie fine, saupoudrée de oolopliane, et ilt^yi ('ouipres<ies, le tout

toute idée de récidive, accident d'autant plus redoutable qu il est éga* lement difficile à Tart de le prévenir et de le combattre avec succès.

Celte complication survient ordinairement pendant le cours du traitement, mais Turèthre peut encore se fermer longtemps après la cicatrisation de la plaie. Roux a vu, trois ans et demi après l'amputation, ce canal s'oblitérer par la coarctation d'une légère portion de la peau, qui recouvrait le moignon à la manière d'un prépuce. 11 en résulta une rétention d'urine. On conçoit que l'exubérance de la peau au-devant du moignon est une cause qui facilitera cette complication secondaire.

Dans la séance de la Société de chirurgie du 16 octobre 4861 ^ Chassaignac présenta un malade sur lequel il avait pratiqué l'amputation de la verge à l'aide de l'écraseur ; six mois après, il y avait des signes de rétrécissement ; il a suffi d'avoir recours, pendant quelques jours, à l'emploi de bougies et de sondes de plus en plus grosses pour triompher de ce rétrécissement, qui ne s'est pas reproduit depuis.

Ricord ayant eu l'occasion de vérifier sur le cadavre que ces espèces d'opercules cicatriciels étaient formés par une lame mince de tissu inodulaire, avait pensé un moment qu'on pourrait s'en servir pour enchâsser un double bouton canaliculé, semblable à celui deDupuytren pour la grenouillette, et qu'on aurait ainsi un méat urinaire métallique. Mais le tissu inodulaire ayant toujours refusé de s'étreindre sur le collet, il fallut renoncer à cette ingénieuse modification.

En 1854, il fit un hypospadias artificiel de la manière suivante :

Il pratiqua, sur la partie inférieure de la verge, au-devant de l'urèthre, l'excision d'un lambeau en forme de V à sommet postérieur, à base dirigée vers la cicatrice du moignon de la verge. Les côtés du V avaient 3 centimètres de longueur sur 2 centimètres d'écartement à leur base.

L'urèthre, mis à découvert, fut à son tour divisé à sa partie inférieure, dans une longueur égale à celle de la plaie

470 TUMEURS BT LÉSIONS OROANIQUES.

faite à la peau. Cette incision a été pratiquée à Taide delBif throtome caché de Civiale.

La division faite, les lèvres de la plaie uréthrale se sontiisémeni renversée» en dehors, de telle façon qu*il a été fidlr de leB réunir à la plaie cutanée, à Taide de trois points^ fluture entrecoupée.

Le troisième jour, les sutures uni été enlevées : laréaniw hninédiate avait eu lieu.

Il n'a pas été nécessaire de maintenir des sondes dans k canal. Ricord a seulement engagé les malades à uriner dam de Teau froide pour éviter Tinfluence fâcheuse de rurinew les lèvres de la plaie.

Dans le fait suivant, oîi Ërichsen fît une boutonnière au p^ rinéc, le rétrécissement de Torifloe uréthral était aooomptfiié d'abcès et de fistules nombreuses (l)»

Le malade était un musicien asseï aranoé en âge, qui iTail subi l'amputation du pénis six ans auparavant^ pour un cmcer do cet organe. L'orifloe uréthral du moignon oommenci alors à se contracter ; il se forma ensuite des abcès, ainsi que de nombreuses fistules. L*orifice fut dilaté et un cathéter maintenu dans la vessie pendant quelque temps ; maisrarinfr en s'écoulant, passa par un certain nombre de petits trouSf comme si elle fût sortie d'un arrosoir. Eîriolisen se détermiia a pratiquer la section du périnée, non pour guérir le rétrfcissement, mais pour établir un orifice au périnée, de manièrt à permettre aux autres fistules de se former, par suite du pissage de l'urine à travers la nouvelle issue. On pratiqua Vopè* ration asses aisément, d'après le procédé ordinaire et atee laide du chloroforme.

Le cas est intéressant, parce qu'il est en dehors des indications ordinaires de cette opération.

7* PhiébUe ei iVi/Vc/ioa purulente. — L'amputation de la verge expose* comme la plupart des opérations, à la phlébite et à l'infect ion pumlente.

Lisfrano avait n^marqué que les malades succombent frc-

(I) 7^# Umi-Hy n iiMm IHST, t. II, p. 0^8.

quemment à Tinflainination des veines et, pour la prévenir, il conseillait d'appliquer, dès le lendemain de l'opération, quinze, vingt ou trente sangsues à la racine de la verge. Aujourd'hui on est beaucoup plus réservé sur les émissions sanguines, et je ne pense pas que le traitement proposé comme préventif par le chirurgien de la Pitié doive être mis en usage ; car il ne me paraît pas capable de conjurer cette redoutable complication des opérations chirurgicales. L'application des sangsues tend à affaiblir encore un opéré, qui a déjà perdu une certaine quantité de sang par le fait de Tamputation, et par cela même Tcxpose davantage à Tinfection purulente.

Je n'ai pas trouvé cet accident mentionné une seule fois parmi le grand nombre d'observations que j'ai rassemblées; cela tient à ce que Ton ne public pa9 tous les faits, car je me souviens avoir vu mourir d'infection purulente, dans le service de Gerdy, un malade amputé de la verge.

8° Disparition de l'engorgement inguinal, — Au commencement du chapitre consacré au traitement du cancer de la verge, j'ai dît que l'engorgement des ganglions inguinaux ne devait pas être toujours pour le chirurgien un motif d'abstention, et que dans certains cas, après l'opération, on avait Vu disparaître l'engorgement ganglionnaire lorsqu'il était dû à l'irritation du cancroïde ulcéré. Dans le chapitre où j'ai exposé la symptomatologie,onapuiiro une observation où l'engorgement ganglionnaire s'est dissipé graduellement, et plus d'un mois après la sortie du malade de l'hôpital, on reconnut que l'engorgement des ganglions inguinaux avait complètement disparu. Arnold Smith a encore rapporté un cas assez remarquable de la disparition de l'engorgement inguinal (i).

B, Suites de raroputaliou du pénis après la guérison do l'opération.

1° Rétraction du moignon, — Après l'amputation de la verge , le moignon se rétracte toujours un peu ; mais il est rare d'ob-

(1) Madras Quarlerly Journal of Médical Scitint, iànv» lS6t, p. 107.

ITl TUUI^L'HS ET LÉSIO.'«S ORGA.MQUES.

sener aprà;:^ la ){uérUnn de l'opération une rétraclioD dnnt gnon portc-e à un tel degré, qu 'au lieu d'une saillie, il rîIc un creux; r'est ce qui s'est produit dans le fait suiTanlfei que l'amputation ait été pratiquée de manièn* à consens au pénis uue longueur de trois quarts de pouce.

Obï. (:\l.ni. — Ail |>riiilcuips de l'an 1779, M. de ^... fiit cmsulter He\ pour uDecumHnr cnncéreuse ijui occupait hak b surrnc«du g-lnudetunepHtiti'' corps cavemeui. 1^ E■ul)6■^'^ tnit mnnîfestée eniiron nausliiiraTftDt, et a\ait débuté fir a écoulement de matière ponlw de l'extréniité du pr^pur». Ub lade avait un phïuuHts cm»

tal, de âorte qu'en ce m ne pouvait pas Toirl'étxtilitKU Son affection fut («h*» ( affection vénérienne pv le i gien qu'il consulta d'abord..^ plusieurs mois de traitemcnl »

fructueux, le malade caosnbin autre cfairurfcien , qui din« l( prépuce et voulut ainener k tA vation . Il s'ensuivit une inflimMtion asseï lutense qu'on traiste chirurgieu appelé flt disparaître par des applicalioos émoltientes; «frt» quoi il voulut traiter l'affection par des caustiques modérés - nuis tdt^ qu'elle ne faisait qu'empirer, il la IraiU comme de uature cancéreaifl prescrivit alors la ciguë comme topique et à l'intérieur. Le m^tàt k reçut nul soulagement de ce traitemcat, il avait été Irès-affaibli pirli médication mercurielle, mais il était remis quand il viol à Leeds.

La partie du pénis comprise entre l 'excroissance cancéreuse et k pubis parnissail saine ; le reste du coq» catemeux et de l'urèdue rtâl aussi eienipt d'induration.

Le cas semblHit très-favorsble pour l'amputation ; mais ïl v HTiit aar tumeur dure dans les ténumeuts qui recouvrent le pubis, ce qui (âL«ut craindre le retour de l'nlTection. Opcadant, comme il n'y avait pis Ir moindre espoir de gu^rison par d'autres raovens et que , d'aillenrs. oa pouvait extirper cette petite tumeur, à la demande du malade He< fil l'opération et enleva la tumeor aina que la portion du pénis alfrctéê dr

Vif. le.

caiicer. 11 prutiqua rublation non-seulement de rexcrois^iuice, mais aussi de toute la partie de la ^erge, qui était couirerte par les téguments décolorés. L*hénu)rrhagie fut considérable, car le sang s'échappait nonseulement de plusieurs artères importantes, mais encore des corps caverneux. L'artère dorsale de la verge et les deux aiières des corps caverneux furent liées. L'hémorrhagie continuant, Hev appliqua une éponge d'après le procédé recommandé par White.

Une heure envirou après que le malade eut été mis au lit, Thémorrhagie redevint considérable; il fallut défaire le pansement et lui lier trois autres artères. L'aiière de la cloison des c^i^ps caverneux semblait donner du sang ; mais comme l'extrémité ne put être découverte, ou appliqua une éponge où le sang semblait sortir.

Le troisième jour après l'opération, survint une nouvelle hémorrhagie, qui força d'enlever le morceau d'épongé qu'avait appliqué Hej, et qui maintenant adhérait intimement à la peau. L'hémon*bagie menait de cette arUVe de la cloison qui n'avait pu être bien distinguée et qui maintenant saignait abondamment.

I^a guérison marcha très-bien, sauf la plaie du pubis l'ésultant de l'extirpation de la petite tumeur, qui ne guérit que pai* l'application de la poudre anyélique (parties égales de nitrate acide de mercure et d'alumine calcinée).

Quoique l'amputation ait été pratiquée de manière à conserver du pénis une longueur de trois quarts de pouce, la verge se rétracta dans le scrotum immédiatement après l'opération, et, au lieu d'une saillie, il resta un creux après la cicatrisation de la plaie.

M. de N... fut obligé, dès son retour chez lui, d'introduii*e de temps en temps des bougies.

2® Enyorgement des ganglions inguinatuc et récidive» — Quand Tamputation de la verge est faite dans des circonstances favorables, elle réussit presque toujours; mais, malheureusement, dit Boycr, elle procure rarement une guérison radicale. Le plus souvent le mal repullule au bout d'un temps plus ou moins long, soit dans le moignon de la verge, soit dans les glandes inguinales, et fait périr misérablement les malades (1). M. Hall fut obligé de pratiquer trois fois l'amputation chez le même malade.

L'exactitude de l'opinion émise par Boyer se vérifie souvent, mais lorsqu'il s'agit d'un cancroïde, et c'est le cas le

(i) Boyer, op. cU,, t. VI, p. 809, édit. de Ph. Boyer.

plus fréquent, l'opération peut procurer une guérison nà^ cale; or, nous avons vu, dans la majorité des cas, lamaliè du pénis rentrer dans la classe des cancroîdes. Ociexpli(p» comment plusieurs chirurgiens, plusieurs auteurs ont m, avec raison, que la récidive du cancer de la verge avait «U obseiTée assez rarement.

Mais lorsqu'on s'attaque à un véritable cancer de lavfn» on s'expose aussi bien qu'ailleurs à des récidives pre^q» inévitables. J'ai présentée la Société anatomique une tumeur encéphaloïde de l'aine, qui avait succédé à rampalalk» d'une verge cancéreuse. La récidive s'était faite dans les gaoglions de l'aine, tandis qu'elle se fait dans les ganglioiwpdviens à la suite de l'ablation du sarcocèle. Cette particularité tiendrait-elle aux différents rapports des vaisseaux l}Tnpbatiques de l'organe? C'est une probabilité que je n'oserais c^ pendant pas donner pour une certitude (1).

Si nous étudions nos cent trente-quatre observ«itioa9, w point de vue de la récidive et de l'engorgement des gaaglions après l'opération, nous trouvons que rengorgemeot ganglionnaire s'est montré huit fois; l'engorgement des ^glions s'est montré quatre fois après Tamputation du péni&t pratiquée pour un vrai cancer ; une fois quelques semaines' a\iro9, l'amputation; deux fois un mois après; enfin, dans If quatrième cas, cène fut que onze mois après que rengorgemeot ganglionnaire s'est montré. Dans le cinquième fait, où l'engorgement s'est montré après l'opération, il s'agissait d'un cancroïde opéré par Ricord. J'ai rapporté Tobservation dan5 le chapitre consacré à l'anatoraie pathologique du cancroïde: enfin, nous en trouvons un sixième cas parmi les observation? de Hey (quatrième observation de cet auteur).

Ods. CXLIY. Cûncer du péniêé — AtnptUation. «^ Engorgtmrtki ganglionnaire un mois après (2). — James Hai-ding, homme d'énvirwi cinquante ans, petit, nu teint blême, ^int consulter pour une affection maligne du pénis, au mois de mars dernier. Il dit qu*il v a trois mol*

(I) Société anatomique y 1844, p, 383.

ii) The Lancet, 1840-41. l. II, p. 855 et 8Ï9.

iia remarqué au bord du prépuce une excroittsance qui a augmenté, est À deTenuc douloureuse « et dont la base a dégénéfé graduellement en un ni ulcère fongoïde; d'autres ulcères se sont aussi développés sur les diverses parties du pénis, et il on est résulté des douleurs lancinantes continues. Il avait un phimosis cougénitid, affection qui accompagne ordinairement les maladies malignes du pénis.

Lu tumeur obstruait tellement Toritlce de Turèthre, qu'il s'était formé r un ulcère fistuleux ou prépuce, à travers lequel l'urine s'écoulait. Le prépuce, incisé en bas, et jusqu'à la couronne du gland, permit de voir le gland tout envahi par la maladie. Pendant trois mois on employa plusieui's moyens curatifsù la fois loc^mx et généraux, mais sans succès; ' les douleurs augmentant toujours, l'affection maligne faisant toujours I des progrès, le pus devenant de mauvaise nature, on proposa l'amputa^ tion et elle fut pratiquée le 10 juin; une portion suffisante de parties saines furent conservées en cas qu'il y eût une hémorrhagie considérable; cinq artères furent liées. Au bout de trois semaine;;, la plaie guérit parfaitement bien. Mais alors le malade se plaignit de vives douleurs dans les ganglions inguinaux, qui bientôt s'engorgèrent et s'ulcérèrent rapidement, de sorte que toute la région inguinale gauche rie prétenta bientôt qu'une masse d'ulcères fongoïdes. Le malade a maigri rapidement et s'est éteint de même.

Obs. CXLV. Cancer de la verge. — Amputation, — Engorgement des ganglions onze moiê après. — Eu 1804, M... consulta Hey pour une excroissance cancéreuse située à rextrémité du pénis. En pratiquant l'opération, il vit que l'affection étoit limitée au prépuce et aux téguments d^ la partie inférieure de la verge. La peau du gland était plus flétrie que normalement et ressemblait, par sa couleur et sa consistance, à du parchemin. Au moment où la cicatrisation était considérablement avancée, une petite portion du prépuce, qui restait du côté gauche, prit un mauvais aspect. Ou appliqua d'abord un caustique; mais comme cet agent n'arrêtait pas le développement de la pt^tite tumeur, on prati(|ua l'excision. Après (|ue cefte partie fut cicatrisée, la maladie ne reparut plus à la verge, mais environ onze mois après, le malaile montra les ganglions inguinaux du côté droit engorgés. L'affection cancéreuse fit de rapides progrès dans cette partie et amena la mort au bout de trois mois.

Pour la récidive de la maladie dans Turgane lui-même, nous en trouvons huit exemples, dont deux ont été observés après Vablation du véritable cancer. L^une de ces récidives eut lieu chea un malade auquel Roux avait enlevé seulement le prépuce el la peau du gland; la cicatricp parul d*abord bien se

TIKIlKS LT L£S10.\S ORGAXlULES.

i.r-oifT . mah" il ^ d<>Tdoppa dans IVpais-^ur du srlaod (^ oraifiin^ aKrcîsi«ma}^ii5e>, et il fallut faire lamputalioûéeit T-tnrf Itaîf le f^erond cas de récidive, il s'agissait d'an car*r f-ii{>(^ihiliiîdf du funépuce, du gland et du corp? catc i*-a «T« nu eufiiT^g^raieot ganglionnaire. Ricord, qui m •^ Bhiadt- daii« Mm j<enice, fit l'amputation du pénis et enk ir> i:aiu:îîi.xt> «un»rçié>: mais un mois après, il y eut récidhf: \t cancer se irén^raliNa ; le malade mourut deux mois el(k: apre> IVipf ration.

En examinant au f>omt de vue de la récidive les ol»ffn> titKi* de cancroide opéré que nous avons relevées, nous trys^ ^OD:? qu elle a élé constatée dans six cas :

L'une eut lieu au bout de. . . 3 mois 1 /autre — ... * mois

^ Une autre — ... quelques moii«

L'époque de la récidive n>st pas indiquée dans deux ca>: enfin, dans le sixième, la plaie, résultant d'une première opération, n a jamais guéri entièrement, et, quelque temps apm, le malade a été atteint d'une ulcération semblable à cdk qai avait nécessité Tamputation de la partie antérieure da

L/cs^ne j ai exposé lanatomie pathologique du cancroîdf. m ttSfcOf li^ancH^p sur la dissémination dans le corps careripitc% 9r iirQiK^ tameors. moins grosses que des grains de Mftk. H wr : 4ft w |iMt distinguer au toucher du tissu flexibi* ^ *«s mmoPt. « f ai dit qu'au microscope elles étaient fortietïs- »i*r ies ma^dK» ceUales épithéliales semblables à ceDe^ .tti t.u(»u(iii*iH la CttBteur principale. Ce fait, qui est bien étalai -** UMiuoiie potliologique, me par^t de nature à jeter e iHUc^-jTUHi jour <ar le mode de propagation et sur les causes ^ .4 rtMïtiiivtf lie Têpithélioma. L'on doit tenir un ^n^d le ot* tait diiiiz^ Tappréciation des récidives et surtout « rmileuMui dei^ épithéliomas ; il faut dépasser lar|!fiBiàtecs<feoe» tmneurs et ne pas sacrifier an désir i|Uft iietiittiidjeiit à ce que le chirurgien diminue

le moins possible la longueur du pénis. Cullerier avait amputé l'extrémité de la verge, affectée de cancroïde, chez un malade qui désirait beaucoup que la section du pénis fût faite dans le point le plus éloigné possible de sa racine. Quelque temps après il y eut récidive, et le malade ayant consenti enfin à ce que les limites du mal fussent largement dépassées, n*a pas eu de récidive depuis la seconde opération. C'est sans doute parce que Ton avait laissé quelques petites tumeurs épithéliales disséminées dans les tissus qu'il y eut récidive dans les observations suivantes.

Obs. CXLVI. — X..., Agé dp ciaquante-sept ans, a été envoyé k l'hôpital par le docteur Titley.

A revtrémité de son pénis, qui n'a pas actuellement plus de '2 pouces et demi de longueur, se trouve un ulcère fongueux, profond, à bords renversés; les granulations sont larges, et paraissent extrêmement irritables. L'ulcération est située non-seulement dans les corps caverneux, mais aussi dans les téguments du pénis et la portion spongieuse. L'orifice de l'urèthre est très-inégal. L'affection ne s'étend pas loin, elle est, au contraire, renfermée dans des limites très- circonscrites, de sorte qu'au-delà des bords de Tulcère, on ne remai*que ni induration, ni tuméfaction. Aucun des ganglions de l'aine ou de la cuisse ne parait le moins du monde affecté.

Le malade éprouve des douleurs lancinantes qui suivent le cours des vaisseaux spermatiques ; les granulations saignent au contact d*un corps étranger. Le malade nous dit qu'il a eu, il y a quinze ans, une attaque d'apoplexie, suivie de paralysie du côté droit du corps, qui a persisté jusqu'à présent, et qui a exercé une fâcheuse influence sur ses facultés intellectuelles; il ajoute qu*il a eu aussi, il y a deux ans, une petite tumeur formée par un liquide à la partie antérieure du gland ; cette tumeur s'est rapidement transformée en un ulcère, qui s'est étendu graduellement jusqu'au moment où l'on a été obligé de pratiquer l'ablation de la partie antérieure du pénis. La plaie a diminué d'étendue, mais n'a jamais guéri entièrement et, quelque temps après, le malade a été atteint d'une ulcération tout à fait semblable k la précédente ; cette nouvelle ulcération a fait des progrès continuels, au point d'arriver jusqu'à la racine du pénis. Gomme les ganglions voisins n'étaient pas affectés, pas plus que le cordon spermatique et le testicule, M. Wardrop a voulu donner au pauvre malade la chance de guérir, et voici comment il a procédé à l'opération :

Opération, — On a d'abonl appliqué fermement une bande roulée et

478 TUMELRS ET LÉSIONS OROANIOUES.

mouillée conti'e la racine du pénin pour prévenir la rétraiiiMidstffk caverneux, et M. NVardrop a alors pratiqué TampaUtioii W pi» pb possible du pubis. Malgré rapplication du baudage, il t a faQtt^ traoti ou très-perceptible des coi-ps caverneux; toutefois, uu n'i^n de difficulté h lier l'artère dorsale, celleis deis corps caTemeoidiv branche importaute venant de la cloison du pénis et qui a doaif W» coup de sang. On a fait ensuite un pansement simple qu'il a fidlan» Teler le lendemain par suite d*une hémorrhAgifi causée par luu ptn artère qu'on a liée. Le malade u'éprouve plus de douleurs et U plarîj se cicatriser très-prochainement (1 ).

Ce cas est remarquable en ce qu'il montre la récurreu»^ I uleératiiHi >ur des parties voisines, alors même qu il ne \^ raît |^< y aroir de symptômes constitutionnelâ généraux, Ki' montre enoi^re qu'un large carcinome peut exister sans les gangiîoDs voisins soient affectés.

Ois. t3LYll. r*»«r delà verge (obs. XII de Hey). —U..^t^ a^«ir 5»aAf rt pi^»iuit plusieurs mois, par suite d'un écoulement fetiâ? Tw^ matxrt porulesle et sanieuse qui venait du prépuce, et n>pi» wt a«ciu iiHilid[Vflieat de* moyens employés pour le traiter, Tiatf^B-

Ltf pnfp<u!v «ftiit efwtsM et contracté à son extrémité, où ss'ébi»! Aw<.>fifif^ i»« tubemdes. ?Ç*ayant pas de doute sur la natuwdfii luiiiiiiûf. &*« f»ut r^oMVS à Tahlation des parties atteintes ptr b «MÎmiiif. Apr^ ai«r iwtsé le prépuce et enleTé son extrémité, il *=- Mf^n&t •?* -*^ri .h^ bhnuMAts qui paraissaient sains, toute b membfw •••fnfc* L.* frvtn. qw présentut une apparence morbide, futisi* «If ^ : «Mf^ it. zinuâ n'oflMt aoron signe d'affection cancéreasiê. Li plfeitf Mf .-intfe^ha tr^«-èieB« mais trois mois après la ^ruéricoa m

4«tw» s,? •itfvt'iiiyfa mf la partie infiérieure du pénis ; elle aiw»

%w>*|Qitrts dvpotttfe 4e loagueor; son extrémité antéiifWT m »*nn. W nwfcf s éènadait le lonir du trajet de l'oirlhi». Ujrsm ^iHtÊ %* M««rte« «m IrMt^a qu'elle contenait une matière «il^

• .f«i. pAaie .le la «eeicv était dans un tel état morbide que Bi; ri'i ufiiil»at Jr#«i»«ar rexfrémilé du pénis, y compris le «imi

'iMtt |«ie i' AaliiB ^^êftpsdait.

> (^ <tt^ 'iiianitim Jm iomttfr. — C>»t ftaulaaient dam le as m i ^ lio^s^i *1 un vmlaUip eaaeer du pénis que la maiidii ^«^ <H»itîrf»iis^'t-. oem-^^iw que l'on a vu se développer dans

VilW.j-

CANCKR DU PÉNIS. kl9

les viscères des tumeurs cancéreuses. J'ai nettement établi ce fait dans l'anatomie pathologique. Cependant, sur nos vingtdeux opérations de vrais cancers, nous en avons seulement trouvé deux où des tumeurs cancéreuses ont été constatées dans les poumons et dans le foie ; un seul de ces malades avait été opéré. Dans les autres cas où Tinfection a été indiquée, des tumeurs cancéreuses existaient seulement dans les ganglions inguinaux.

i" Aggravation de Vétat général, — Deux fois, après l'amputation de la verge, on a signalé chez les malades un état général grave ; une fois, sur un malade opéré par Dupuytren. Il devint taciturne, la peau se décolora; le douzième jour il Burvint un délire fugace, un tremblement des membres, et le quatrième jour la mort arriva. Ije résultat de Tautopsie n'a pas été publié.

Je dois à l'obligeance du baron Larrey la seconde observation ; le malade fut guéri de son opération au bout de vingttrois joui*s; cependant il survint quelques frissons, la peau devint sèche et jaun&tre, les symptômes généraux allèrent en 8*aggravant et le malade mourut deux mois après avoir été opéré. A l'autopsie, on trouva un léger ramollissement du cerveau et un abcès dans les muscles jumeaux du côté droit.

ô** Influence de l'amputation de la verge sur l'état moral des opérés. — Les auteurs qui ont écrit sur l'amputation de la •verge disent qu'il n'est pas très-rare de voir les opérés pris d'une mélancolie profonde et même succomber, soit pendant le travail de la cicatrisation, soit après la guérison complète. *

Les phénomènes nerveux observés chez le malade opéré par Dupuytren, et dont il vient d'être question, reconnaissaient, sans aucun doute, pour cause Tinfluence que l'opération avait eue sur son moral ; en effet, cet homme eut beaucoup de peine à se décider à l'amputation ; il suppliait Dupuytren de lui laisser au moins la moitié de la verge, et il n'avait pas fallu moins d'une semaine pour lui faire entendre raison. Chelius a vu mourir de chagrin un jeune homme chez lequel l'amputation avait parfaitement réussi.

6° De rémission des urines après F amputation de la verge, — » Lorsque le moignon de la verge conserve une certaine longueur, les malades poussent leur urine au loin, à peu près comme dans l'état de parfaite intégrité. Ils n'ont besoin d'aucun moyen mécanique pour favoriser l'éjection de ce liquide. Mais lorsque l'ablation de la verge a été faite près du pubis, il en résulte que le malade est obligé de s'accroupir, comme les femmes, pour uriner. Pour obvier à cet inconvénient et pour que le scrotum et les cuisses du malade ne soient pas mouillés par l'urine, A. Paré (i) imagina une canule de buis, ou de métal, d'une forme conique, destinée à diriger le cours de l'urine, en s'appliquant par sa partie la plus large sur le pubis.

Le malade de Ruysch se servait, pour uriner, d'une semblable canule en ivoire, et Boyer ajoute que tous ceux à qui on a coupé le pénis très-près de sa racine sont obligés de faire usage de ce moyen (2).

7^ Du degré de gravité de t amputation du pénis, — Il me reste, pour terminer tout ce que j'avais à dire sur l'amputation du pénis, à déterminer le degré de gravité de cette opération. J'ai rassemblé cent dix-sept cas d'amputation de la verge, partielle ou totale ; le résultat de l'opération n'est indiqué que dans quatre-vingt-dix-neuf opérations, parmi lesquelles on trouve treize cas de mort.

Parmi ces treize cas, la mort a été causée par :

Une hémo'ît7& î *' ^^"f^ "*' l'opération éUnt

Le choléra, ( 8^^^"*^ * '«'»

Un opéré est mort cinq semaines après la guérison de sa plaie; à l'autopsie, on a constaté un léger ramollissement du cerveau et un abcès dans les muscles jumeaux de la jambe. Chez un autre, la mort doit être attribuée à l'aggravation de l'état général, déterminée par le chagrin de la perte du pé-

(1) A. Paré, liv. XXIII, chap. ix.

(2) Boyer, op, cit., t. VI, p. 814, édit. de Ph. Boyer.

nis. La mort a été déterminée par la récidive de la malair ou la ijrénéralisation du cancer, quatre fois; par un ênà^ de la verge et la engrène du scrotum, une foi?* : enfin, pari? tétanos, une fois. Dans les autres cas do mort, il e«t (\\[^i^

lement que le malade s'est afTaibli peu à peu et est raoH.

D'après ce qui précède, on voit que sur treize cas de m«>ri, îln'v en a véritablement que quatre qui peuvent éfre mU^r le compte de l'opération, puisque dans toutes li^:^ anlrpsobsen'atîons la récidive de la maladie, le retentissement dp 1¥ fection sur l'état g»'*néral, ou bien une maladie înterrnrrPTii" ont amené la mort.

L'amputation de la verge n'est donc pas ime opmti'C grave, puisque elle ne donne, en réalité, que quatre mort* sfar quatre-vingft-neuf opérés, et le peu de gravité de ceit^ opération sera encore plus évident sî Ton fait attention qu'elle fèÉi particulièrement pratiquée sur des sujets dont le plm grand nombre est âgé de cinquante à soixante et dix an?.

Voici maintenant le tableau auquel nous avons fail plusieurs fois allusion dans le cours de ce chapitre et qui •►ffi* le résumé synoptique des cent trente-quatre observation? àr cancer du pénis que nous avons prises soit dans les auteur^, soit dans notre pratique. Le nombre en aurait pu être considérablement augmenté; tel qu'il est cependant îl nous paraît sufflsant pour qu'on puisse en tirer quelques données utiles au point de vue de la statistique.

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