‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 77 sur 80 · EMBOUCHURE ANORMALE DU MÉAT · texte numérisé non relu

EMBOUCHURE ANORMALE DU MÉAT

^ rapprochées furent maintenues et sa tlouble implantation lui

conserva la vitalité nécessaire, 'ï Quant aux résultats définitifs, ils sont certainement nuls au «» point de vue de la forme ; mais ce qui a été obtenu est plus i satisfaisant relativement à la rétention d'urine. Le premier z opéré de Nélaton gardait son urine couclié, assis et même : debout, à condition de ne pas faire d'effort: il pouvait porter un urinai convenable. Le second malade put se passer de cet appareil. Un des malades de Dolbeau mourut d'une maladie accidentelle; des deux autres, l'un ne retenait que très-imparfaitement ses urines, quatre mois après l'opération ; l'autre conservait assez bien son urine, lorsqu'il quitta l'hôpital, pour ne pas souiller ses vêtements. Enfin l'opéré de Follin gardait son urine quatre ou cinq heures, pendant qu'il était au lit ; mais, levé, de temps en temps il s'échappait quelques gouttes d'urine, et toutes les deux heures le besoin d'uriner se faisait sentir.

Moyens palliatifs. — Pour terminer le traitement de l'épispadias, il me reste à dire un mot des moyens de pallier ce vice de conformation. Les appareils ne recueillent qu'imparfaitement l'urine. On a essayé de comprimer le col de la vessie à l'aide d'appareils dont la pelote, placée au-devant de l'anus, avait pour but d'appliquer la paroi inférieure contre la supérieure. On a même eu l'idée de comprimer le pénis sur l'ouverture uréthrale au moyen d'un bandage à pelote concave appliqué sur l'organe. Ces moyens sont très-défectueux; la compression de la verge n'a pu être supportée dans le seul cas 011 on l'a essayée.

Page 1