I.ith. L. Cosnbea. Montpellier
GÉNÉRALITÉS. — HYPERSÉCRÉTION PANCRÉATIQUE. 153
moment donné, d'arriver au diagnostic de siège, et non seulement d'affirmer l'existence, mais môme de préciser la nature d'une lésion pancréatique.
Ces symptômes locaux seront d'autant plus accusés que le processus pathologique dont le pancréas est le siège sera lui-même plus aigu.
Je les ai, pour mon compte, constamment observés dans des cas chroniques.
Il est facile d'admettre ou de supposer que la rétention subite de la sécrétion pancréatique par compression ou oblitération, calculeuse, inflammatoire ou autre, peut amener des douleurs encore plus vives avec une tuméfaction partielle ou totale de l'organe.
La tuméfaction, généralement plus circonscrite, plus marquée et plus résistante, sera encore plus appréciable sous forme d'induration ou de tumeur, toutes les fois qu'un néoplasme quelconque se sera développé dans l'épaisseur du tissu glandulaire ou de ses conduits excréteurs.
Mais, même dans les cas où la suppression complète de la sécrétion pancréatique résulterait, soit d'une atrophie générale de l'organe, comme je l'ai observé, soit d'une dégénérescence graisseuse, amyloïde ou autre, de son tissu, nous avons des symptômes fonctionnels tout aussi importants à connaître (diabète sucré) et à l'aide desquels nous pourrons établir l'existence d'une lésion pancréatique.
Ces symptômes, moins constants que ceux qui précèdent, sont pourtant observés dans les maladies même légères du pancréas.
Nous les étudierons, en raison de leur importance, dans les Leçons suivantes.