‹ Maladies de l'appareilChapitre 185 sur 194 · INTOXICATIONS ALIMENTAIRES AIGUËS · texte numérisé non relu

INTOXICATIONS ALIMENTAIRES AIGUËS

action antidyspnéique et la médication alimentaire s’impose (1). Voici un exemple :

Il y a plusieurs années (1891), je voyais avec le DrO. Larcher (de Passy), une femme de cinquante-cinq ans environ, atteinte depuis plusieurs années d’un asthme essentiel extrêmement intense, contre lequel l’iodure et toutes les médications avaient échoué. Depuis quelques semaines, les accès avaient pris une intensité extrême et le cœur droit commençait à se dilater, .l'instituai alors pensant un mois une médication par le régime lacté exclusif, suivi du régime végétarien. Les accès d’asthme disparurent en quelques semaines, et pendant quatre ans <pie cette malade a été soumise à ce régime, elle n'a vu <pie très rarement réapparaître quelques accès dyspnéiques nocturnes, tou jours très atténués.

Depuis celte époque, je soumets tous les asthmatiques à cette médication dont ils retirent les meilleurs résultats. Cela prouve donc, encore une fois, que l’asthme « nerveux » n’est pas autre chose parfois qu’une forme de dyspnée ptomaïnique, et (pie, pour en éviter le retour, il faut instituer une médication dans laquelle les régimes lacté et végétarien occupent la première place.

Ces exemples suffisent pour démontrer que les toxines alimentaires, à titre de poisons vaso-constricteurs, sont des poisons artériels. La vaso-constriction plus ou moins répétée, plus ou moins permanente (pii en résulte, aboutit au surmenage artériel et devient ainsi une des causes les plus frequentes de la sclérose vasculaire. C’est une vérité que je ne cesse de répéter depuis plus de vingt ans, et dont je trouve heureusement la confirmation dans les lignes suivantes, écrites par AV. Broadbent: « Une tension vasculaire exagérée, quand elle est permanente, est susceptible de déterminer à la longue des lésions cardio- vasculaires telles que hypertrophie et dilatation du cœur, dilatation de l’aorte, sclérose de ce vaisseau et

(I) Hociiard, Traitement de la dyspnée ptomaïnique nocturne (Soc. de thérapeutique, 1895).

LES URÉMIES ET LEUR TRAITEMENT

d'autres artères de gros calibre, la dégénérescence fibreuse du myocarde et l’épaississement des valvules (1). »

Voyez la goutte : elle est aux artères ce que le rhumatisme est au cœur; on est goutteux par droit de naissance ou de conquête, et on acquiert la goutte par une alimentation azotée excessive. Le régime alimentaire doit être la base du traitement, non seulement de la dyspnée toxi-alimentaire et de la sclérose artérielle confirmée, mais encore delà sclérose artérielle à venir.

(1) W.-JL Bhoadbent, The puise. Londres, 1890.

ALBUMINURIE GRAVIDIQUE

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