‹ Maladies de l'appareilChapitre 187 sur 194 · I. — Exposé clinique · texte numérisé non relu

I. — Exposé clinique

Voici une jeune femme qui, mariée l’an dernier, devint presque aussitôt enceinte el a été atteinte d’albuminurie gravidique vers le cinquième mois de sa grossesse.

Le traitement de choix, régime lacté, immédiatement institué, lit, disparaître quelques signes prémonitoires de l’éclampsie: céphalalgie sus-orbitaire persistante, diminution de l’acuité visuelle, diplopie transitoire, somnolence, paresse intellectuelle, quelques vomissements, dyspnée nerveuse, bouffissure de la face et des paupières, œdème blanc et mou des membres inférieurs à marche envahissante, quantité d’albumine rapidement croissante. Elle est accouchée prématurément, au septième mois, d’un fœtus mort depuis trois semaines environ. Cinq mois se sont écoulés, et, depuis cette époque, une albuminurie légère a-persisté, quoique la santé, hormis un peu de faiblesse, soit bonne en apparence. Elle

ALBUMINURIE GRAVIDIQUE.

continue et continuera encore longtemps le régime lacté ; car, dès qu’elle cesse le lait, la quantité d’albumine augmente.

Elle est de nouveau enceinte. Quel traitement devra-t-elle suivre pour éviter une nouvelle fausse couche et d’autres accidents? Question importante à résoudre, puisque d’ordinaire l’albuminurie est une complication grave de la grossesse, puisqu’elle expose les malades à l'accouchement prématuré, aux accidents de l’éclampsie, à la mort du fœtus.

Quoique le sujet rentre plutôt dans le cadre de l’obstétrique, il est utile d’aborder cette question, car elle se rencontre souvent dans la pratique médicale. Pour bien comprendre la médication, il n'est pas inutile d’étudier en quelques mots la pathogénie encore si controversée, non seulement de l’albuminurie, mais aussi de l’éclampsie.

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