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CONGESTION PULMONAIRE D’ORIGINE GASTRO-INTESTINALE

pulmonaires qui sont sous la dépendance de l’état gastrointestinal, et alors c’est du côté du tube digestif qu’il faut diriger les efforts de la médication pour triompher sûrement d'accidents à distance.

Cette thérapeutique pathogénique trouve encore son application dans les congestions pulmonaires &' origine herniaire , et il est indiqué, dans ces cas, de faire préventivement, autant que cela est possible, de l’antisepsie intestinale par quelques médicaments et surtout par le régime alimentaire.

Quant aux congestions pulmonaires, toujours si rebelles, des arthritiques , j'ai des raisons de croire (pie, là encore, l'antisepsie intestinale pourra rendre les plus grands services. Les arthritiques sont le plus souvent de gros mangeurs, sujets aux fermentations intestinales, fréquemment atteints d'atonie gastrique, et c'est du côté de l’estomac et de l’intestin qu'il faut chercher la cause véritable de la fréquence assez grande des manifestations bronchopulmonaires chez ces malades. Alors, contre les congestions pulmonaires à répétition et parfois si tenaces des arthritiques, la vieille médecine a fait son temps ; les vésicatoires sont inutiles et même nuisibles, puisqu’ils ouvrent la porte aux infections, comme les brûlures capables de produire des hyperémies pulmonaires ; tous les expectorants n'ont plus leur raison d’être. Ce n'est pas l’appareil respiratoire que la thérapeutique doit directement viser, ce sont les fonctions des organes digestifs qu’il faut surveiller.

Ne soyons pas exclusifs, surtout lorsque la congestion pulmonaire d’origine intestinale est un fait accompli. Le mal vient de l'intestin; c’est entendu, et notre thérapeutique vient de s'inspirer de cette pathogénie. La congestion pulmonaire est microbienne, et malheureusement nous sommes encore désarmés pour agir directement sur les infections. Mais, entre le poumon et l'intestin, il y a le phénomène réflexe, le trouble vasculaire consécutif, l’action vaso-dilatatrice. Nous ne sommes plus désarmés pour briser, interrompre le chaînon pathologique, et les sels de quinine, en raison

de leurs propriétés vaso-constrictives et de leur action sur le système nerveux, sont indiqués, soit à haute dose (1B',50 en trois fois par jour, soit à dose modérée (O8'', 50 à 0er,G0).

N'oublions pas le rôle important du système nerveux dans l’infection de l'appareil bronchopulmonaire. C'est là même le titre d’une llièse remarquable de Henri Meunier dont l’une des conclusions est à rappeler :

« Lorsque l'innervation de l’appareil pulmonaire est troublée dans son fonctionnement, les perturbations nerveuses qui en résultent dans les différents systèmes de cet appareil ont pour conséquence de paralyser sa défense, de diminuer sa résistance et sa vitalité et de préparer ainsi un terrain favorable à l’infection; celle-ci est d'autant plus sûre et d’autant plus profonde que le trouble nerveux est plus grave (1). »

En un mot, tous les embarras gastriques, tous les troubles gastro-intestinaux, toutes les diarrhées sont loin de déterminer des congestions pulmonaires. Le fait est même exceptionnel, et les microbes n’expliquent pas tout ; l’infection de l’appareil bronchopulmonaire ne se produit qu'à la faveur d'une lésion, d’un trouble, d'une défaillance du système nerveux, et celui-ci peut être en apparence seul en cause, témoin un fait que j'ai publié : pneumonie massive et nécrosante gauche par compression du nerf vague due à un anévrysme latent de la crosse de l’aorte (2).

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