‹ Maladies de l'armée d'Orient (campagne de 1854-55-56) [electronic resource]Chapitre 18 sur 20 · TOTAUX ET MOYENNE · texte numérisé non relu

TOTAUX ET MOYENNE

En jetant un coup-d'œil sur ce tableau, on doit être frappé de l'énorme différence de la mortalité cholérique selon la provenance des malades, et convaincu de la nécessité de les diviser en catégories pour avoir une idée bien précise de la gravité du choléra observé à Constautiuople. Chez les 275 cholériques décédés, la mort a eu lieu : Avant l'arrivée des malades à l'hôpital. . 9 fois.

Le jour même de l'entrée 94

Le 2e jour 35

Le 3e jour 36

Le 4e jonr.. **

Le 5e jour I"

Le 6e jour ^

Le 7e jour G

Le 8e jour "l

Le 9e jour. . . • •• 5

Le 10e jour 7

Du i Ie au 20e jour 15

Du,218 au 58e jour ... 10

Total... . 275

La mort est arrivée :

Sans réaction sensible H 4 l'ois.

Par suite d'alternatives de réaction et d'algidité. .... 50

— d'état comateux sans phénomènes typhiques 18 d'état comateux avec phénomènes typhiques

prononcés 14

de fièvre typhoïde consécutive confirmée. . . 2

— de rechute des phénomènes cholériques. . . 10

— de diarrhée chronique antérieure au cho-

léra 50

— de péritonite chronique antérieure au cho-

léra . 1

— de méningite consécutive 2

.— de fièvre intermittente antérieure au choléra . . . . 4

— de hoquet persévérant jusqu'à la mort 1

— de blessures autérieures au choléra 3

Total... . 275

3e Epoque. — 725 cholériques ont été traités à l'Ecole mi litaire pendant la 3e époque, c'est-à-dire depuis le 1er juin 1855 jusqu'à la fin de la campagne. Ils ont fourni 356 décès, ou 49 sur 100.

Ces 725 cholériques provenaient :

Des ambulances de la Crimée 367

Des hôpitaux de Constantinople 211

Des bâtiments arrives de France 08

Des corps en résidence à Constanlinople 49

Total 7-25

Les 567 cholériques des ambulances de Crimée ont fourni

111 décès, ou 30 sur 100

Les 211 ' — des hôpitaux 179 — 80

Les 98 — des bâtiments 50 — 57

Les 49 - de Constanlinople 10 — 20 Les 725 — réunis 356 — 49

Depuis le commencement de juin jusqu'à la fin de décembre 1855, les hôpitaux de Péra, du Terrain de manœuvres, de l'iîcole préparatoire ou de Dolma-Baglché n'ont jamais cessé de nous envoyer, de temps en temps, quelques cas de choléra.

Les 12, 23 et 24 juin, 190 cholériques nous sont arrivés de Kertch. La plupart étaient convalescents; plusieurs, après avoir rechuté à bord des bâtiments, offraient, à leur arrivée, tous les signes du choléra algide ; chez un assez grand nombre, des accidents comateux ou typhiques plus ou moins graves s'étaient déclarés, pendaul la traveisée, par suite des mouvements et des refroidissemeuts auxquels ils avaient été soumis.

Vers la même époque et un peu plus tard, l'influence cholérique se manifestait partout à des degrés différents; car, en même temps qu'elle exerçait particulièrement ses ravages dans les rangs de l'armée expéditionnaire de Kertch, elle frappait aussi, avec moinsi d'intensité, les troupes campées sous les murs de Sébastopol, plusieurs malades en traitement dans les hôpitaux de Constantinople et quelques soldats en bonne santé et appartenant aux postes militaires de Péra, de Dolma- Baglché, de Maslak et de la Marine.

Le 7 septembre, sur 84 malades provenant d'un bâtiment anglais arrivé de Marseille avec des troupcsl françaises, il y

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