DESCRIPTION DES SONDES GASTRIQUES
1^ Le tube de Faucher est le plus anciennement utilisé : il se compose d'une sonde de caoutchouc rouge qui mesure i^'So de longueur et 8 à 12 millimètres de diamètre extérieur. Le bout gastrique est percé d*un orifice de même dimension que le diamètre intérieur et dont les bords sont arrondis pour ne pas être coupants ; à 2 centimètres au-dessus est un orifice latéral ; à 5o centimètres de l'extrémité gastrique existe un cercle noir qui indique le point de la sonde qui doit affleurer les arcades dentaires, quand on cathétérise un estomac normal. L'autre extrémité du tube est terminée par une dilatation permettant d'y adapter un entonnoir.
Cette sonde très pratique présente comme inconvénient de n'être pas assez résistante, ce qui rend son introduction assez difficile dans un certain nombre de cas.
2^ Le tube de Debove n'a pas ce dernier inconvénient, car il se compose de deux portions :
A) Une partie œsophagienne demi-rigide et lisse qui mesure 5o centimètres de long : son extrémité gastrique, soigneusement émoussée, se termine par un orifice directement dans l'axe de la sonde ; un peu au-dessus et latéralement se trouve un autre orifice long de I centimètre sur 4^5 millimètres de largeur. L'autre
5o MALADIES DE LESTOMAC ET DE lŒsOPIIAGE
extrémité est réunie, par une virole métallique, à la seconde portion.
B) La partie extérieure du tube est complètement molle ; sa longueur est de 90 centimètres, de telle sorte qu'elle forme la branche longue d'un siphon, dont là partie œsophagienne est la branche courte. L'extrémité libre est, comme pour le tube Faucher, renflée en pavillon pour permettre Tintroduction d'un entonnoir.
C'est avec cet appareil très simple qu'ont été faites la plupart des explorations gastriques. Néanmoins certains auteurs trouvent que le calibre intérieur du tube est trop étroit et préfèrent le modèle suivant.
3^ Le tube de Frèmont présente une partie gastrique dont les parois sont rigides sans être trop épaisses, ce qui permet qu'elle ait un calibre intérieur assez grand. A son extrémité gastrique, ex«istent trois trous dont l'un est terminal. Sa longueur est de 5o à 60 centimètres, et à partir de 4o centimètres de l'extrémité, elle présente des traits peints en noir, de 5 en 5 centimètres, ce qui permet de savoir à quelle profondeur on enfonce la sonde.
La partie extérieure du tube est analogue à celle de Debove et elle est rejointe à la précédente par un tube de verre assez large, d'environ 5 à 6 centimètres de longueur.
4*^ Des aspirateurs ont été proposés pour les cas rares où le siphon ne s'amorce pas tout seul. La pompe de Kassmaut est dangereuse et doit être délaissée; chaque auteur a proposé des modèles particuliers d'aspiration {poire de Frémont^ poire de Mathieu et Laboulais^ Ole).
Nous nous servons personnellement du dispositif de SoapaiiU qui est extrêmement simple : il se compose d'un tube en \ dont les branches paires ont un diamètre de I centimètre et demi environ et la branche
LE GATHÉTÉRISME DE LESTOMAG 5l
impaire la dimension de 2 centimètres et demi, de façon à pouvoir être facilement bouchée avec la pulpe du pouce. A une des branches paires, on adapte l'extrémité du tube de Debove ou de Frémont, à Tautre une poire en caoutchouc. Lorsque l'appareil est en place, il suffit de presser la poire avec la main droite puis de boucher la branche impaire du tube avec le pouce de la main gauche ; on relâche alors la poire et l'aspiration se pro* duit.