EXAMEN DES URINES
î° L'albuminurie digestive a été étudiée dans le Livre du Médecin consacré aux maladies des reins : nous y renvoyons le lecteur.
2^ Les urines laiteuses sont fréquemment constatées, d'après le professeur Robin, chez certains dyspeptiques hypochlorhydriques, par suite de la précipitation des phosphates terreux en milieux momentanément alcalins.
3^ Pepsinurie. — La recherche de la pepsine dans Turine peut avoir une certaine valeur, au point de vue du diagnostic des maladies gastriques.
Loeper et A. Béchamp, pour rechercher la pepsinurie, précipitent Turine par Talcool à 90°, recueillent le précipité, le dissolvent dans Teau et mettent cette solution au contact d'une solution d^albumine titrée dans laquelle on dose ensuite les peptones, qui sont proportionnels à la quantité de pepsine contenue dans Turine.
On constaterait, par ce procédé, Tabsence habituelle de pepsinurie chez les malades atteints de cancer gastrique ; il y aurait, au contraire, hyperpepsinurie dans les cas d'hyperchlorhydrie ou d'ulcère de Testomac.
4<* L'amylasurie serait habituelle et peut-être mesurée par Faction qu'exerce Turine sur Tempois d'amidon.
Cette amvlasurie augmente dans les rétentions pancréatiques.
8() MVLVDIKS l)K L ESTOMAC ET DE L CESOPHAGE
5 L'hypotensineurinaire, dont Bardier etFrenkel ont signalé Texistence, serait due — pour Loeper — à la sécrétion interne de Testomac. D'après ce même auteur, lliypotensine augmente dans les urines en cas (l'Iiypercblorhvdrie ou d'ulcère ; elle diminue, en cas (lo cancer.
(( La recherche de cette hypotensine, conclut Loeper, paraît pouvoir, dans certains cas, aider au diagnostic. »