ÉTAT ACTUEL
En possession de ces divers renseignements, il nous faut maintenant interroger notre malade, sur son état actuel et ses modifications par rapport aux diverses heures de la journée et de la nuit, ainsi que par rapport aux repas.
L* importance de lélatdans lequel se trouvent les gastropathes à leur réveil est considérable. L'état de fatigue général, d'abattement, de malaises, de douleurs musculaires, accompagné de phénomènes variés tels que céphalées, vertiges, nausées, battements de cœur, tous ces symptômes sont très fréquents, indiquant souvent un état d'intoxication important à connaître, que Tétat saburral de la bouche sèche, amère, vient encore affirmer.
Sil existe des douleurs, il faut faire préciser Theure de leur apparition, leur intensité, leur caractère, leur irradiation.
Il faut savoir s'il existe des nausées et des vomissements, des coliques intestinales, des besoins pressants d'aller à la selle. Le petit repas du matin amène-t-il une sédation ou une recrudescence de ces symptômes ? La matinée est elle bonne?
// nous faut alors questionner le malade sur son déjeuner du midi : savoir si la faim existe, impérieuse ou accompagnée de défaillance et bien vile rassasiée, ou bien si notre malade se met à table sans appétit ; savoir encore s'il n'y a pas de dégoût électif pour certains aliments, si la soif est vive et les boissons bien tolérées, si la mastication est bien faite et la déglutition facile.
Les troubles qui suivent le repas seront l'objet d'une enquête minutieuse. Fréquemment se montre une sensation de gonflement, s'accompagnant d'éructations, de douleurs, d'acidité, de py rosis et parfois de vomisse-
ô MALADIES DE LESTOMAC ET DE L OESOPHAGE
ments. En même temps peuvent exister de Toppression, de r angoisse, des battements de cœur, des bouffées de chaleur, du sommeil, de la céphalée : autant de phénomènes, circulatoires ou nerveux, qui auront leur importance pour nous mettre sur le chemin du diagnostic. Enfin, tous ces troubles peuvent être précoces ou tardifs, se calmer ou reparaître après une nouvelle ingestion d'aliments . Les troubles se produisent-ils aussi bien l'après-midi qu'après le dîner? Y a-t-il des différences? Le sommeil est-il bon ou mauvais ? N'est-il pas interrompu à une heure donnée par une douleur, un malaise, un besoin ?
Enfin n^ oublions pas d'interroger notre malade sur tétat de ses autres organes. Les fonctions intestinale, hépatique, rénale, ont chacune leur importance. Les troubles cardiaques, ceux du système nerveux central, ceux des organes génitaux féminins, sont fréquemment le point de départ d'une dyspepsie secondaire, ainsi que les états diathésiques et les intoxications chroniques depuis celles dues à Talcool jusqu'à celles que peut donner Toxydede carbone. Autant de points sur lesquels le médecin devra être fixé et qui pourront lui donner la clef d'un diagnostic précis et d'une thérapeutique rationnelle.