CONCLUSIONS GÉNÉRALES
i°. La plupart des cancers confirmés de la matrice succèdent à des exubérances, à des engorgemens ou à des ulcérations susceptibles de guérison : on peut donc, jusqu’à un certain point, prévenir ou empêcher le développement de ces altérations redoutables, en traitant convenablement et à temps ces états pathologiques primitivement simples, dont elles ne sont, le plus souvent , que la conséquence funeste.
2°. Une fois développés et confirmés, les cancers sont en général jusqu’à présent au-dessus de toutes les ressources de la médecine. Cependant quelques cas de guérison , soit spontanée, soit conquise par l’art, ne permettent pas de considérer ces terribles maladies comme absolument incurables.
5°. Les traitemens chirurgicaux offrent quelques chances favorables quand le mal est borné au col de l’utérus ; ils sont inefficaces quand l’ulcération affecte tout ou partie de cet organe.
4°. L’amputation du col utérin cancéreux , ou sa destruction par un caustique, ne sont avantageusement applicables que dans un très-petit nombre de cas. — L’extirpation de l’utérus doit être rejetée, à moins de certaines conditions favorables, telles que le prolapsus de l’organe.
5°. Dans tous les cas, un traitement palliatif et symptomatique bien dirigé peut ralentir les progrès du mal, le rendre en quelque sorte stationnaire , éloigner et détruire les symptômes les plus pénibles et les accidens les plus graves, ou au moins les atténuer au point de rendre moins douloureuses les approches d’une mort inévitable.