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SIEGE IMMÉDIAT

soit par une sorte d’exhalation ou d’endosmose, soit après la rupture active ou passive des vaisseaux qui le contiennent naturellement, d’où résulte l’engorgement congestif non hémorragique, état qu’il ne faut pas confondre avec l’engorgement phlegmasique dont il est cependant quelquefois le premier degré et l’avant-coureur.

Tant que le sang n’est quéinfiltré, sans altération de tissu, la résolution est possible : elle ne l’est plus lorsque, par son accumulation et ses efforts , ce fluide , brisant les canaux et les mailles qui le retenaient , a transformé le parenchyme utérin en une niasse désorganisée, altération qui constitue alors une espèce de cancer que l’on a confondu avec les autres , et auquel nous avons donné, pour le distinguer, le nom de cancer mou ou sanguin .

Le siège primitif des phlegmasies est le même que celui des congestions. Il n’y a entre ces deux ordres d’affections de différence essentielle que dans le rapport des causes et des résultats. Tandis que dans la congestion le sang est comme poussé dans le tissu de l’organe, où il ne s’accumule que passivement , ce fluide s’y trouve attiré activement par l’irritation phlegmasique.

La première a pour seuls résultats possibles l’hémorragie, un engorgement passif, et par suite une sorte de détritus physique des tissus. Les résultats de la phlegmasie sont bien plus nombreux et plus variés, relativement aux changement et aux altérations qu’elle introduit dans le tissu de l’organe affecté. Tant que le sang ne dépasse pas le système vasculaire, la résolution est facile, comme dans les cas de congestion simple. Lorsqu’il s’infiltre , surtout si c’est par suite de la trop grande distension et de la rupture des canaux , il peut en résulter une désorganisation analogue à celle que produit la congestion au troisième degré, mais plus active, constituant ce que l’on a nommé carnification., hépatisation , et qui a souvent pour résultat la mort des tissus , la terminaison par sphacèle. L’inflammation à un moindre degré augmente et trouble les sécrétions des tissus qui en sont le siège. Pour eeuy extérieurs, le produit est évacué ou épanché. Mais il n'en

UES ALT, OHG, DE l’ UTÉRUS.

est pas de même de celui provenant de l'augmentation et de l’altération du produit fourni par la trame celluleuse , et qui présente différens degrés de modifications depuis l'exhalation sélo-albumineuse jusqu’à la sécrétion de fluide plus consistant de nature fibro-albumineuse qui constitue le pus. Ce fluide peut, par son accumulation, détruire, comme le fait le sang dans le troisième degré delà phlegmasie, les tissus au milieu desquels il s’accumule , ou seulement les écarter et former des collections plus ou moins abondantes. Cette terminaison de l'inflammation par abcédation s’observe dans l’utérus ; des exemples remarquables en seront donnés en leur lieu.

Quand il y a seulement infiltration séro-albumineuse, et même suppuration avec résolution consécutive de i’inflammation , il arrive dans le parenchyme des organes ce que Ton observe dans les cavités splanchniques à la suite des phlegmasies cle leurs parois séreuses. Les parties les plus fluides des produits épanchés sont résorbées; l’albumine, ouïes matières albumino-fibreuses de plus en plus concentrées , et d’où résultent dans les cavités séreuses des pseudo-membranes, et plus tard des plaques ou des incrustations cartilagineuses, puis osseuses : ces produits , dis-je, subissent, clans les tissus où ils sont infiltrés, les mêmes transformations; de là leur induration , leur cartilaginification et leur ossification , qui ne sont que les trois degrés d’une même altération.

Dans ces indurations simples, le parenchyme de l'organe qui en est le siège n’est pas altéré, seulement il résulte à la longue de cet emprisonnement, qui le condamne à Ci n action , une atropine encore sollicitée parla compression à laquelle le soumet la présence des matières infiltrées. ïl n’y a donc pas, à proprement dire, transformation, mais substitution de tissus. On exprime une vérité quand on dit qu’un organe a été ossifié: on proclamerait une erreur, si bon

prétendait qu’un tissu musculaire ou parenchymateux quelconque a su b 1 cette t ra n s fo r m a lion .

Pour nous, tous les engorgemens distingués parles différentes épithètes de blancs, de durs, pour désigner leur aspect, ou par Je nom de phlegmasie des vaisseaux blancs , pour indm

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