‹ Maladies de la matriceChapitre 8 sur 86 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Siège immédiat , nature , mode de formation , de développement , de succession, de terminaison des altérations organiques de l'utérus; leur degré de curabilité.

Les altérations organiques de l’utérus ont chacune pour siège primitif ou immédiat l’un des tissus qui entrent dans la coin-

DES ALT. ÛRG. DE l’ UTÉRUS.

position aliatomique de ce viscère. Plus tard, beaucoup semblent se généraliser, c’est-à-dire envahir les autres tissus.

L'hypertrophie, en restreignant ce nom à sa signification essentielle , a pour siège le parenchyme même de la matrice ; il consiste dans une sorte d’exagération de sa nutrition. Les engorgemens dits fibreux n’en diffèrent peut-être que parce qu’ils sont bornés à un point plus ou moins circonscrit des parois de l’organe et de son col. Les polypes fibreux ne s'en distinguent eux-mêmes que parce que leur développement n’a pas lieu aux dépens du parenchyme, mais qu’ils forment une véritable expansion et constituent ce qu’on pourrait appeler extrophie. Dans l’œdème, il n’y a pas , à proprement parler , altération de tissu. Cet état est produit par une exhalation exagérée de la sérosité cpai lubrifie sans cesse la trame celluleuse du parenchyme utérin.

Les polypes muqueux ou vésiculeux consistent dans une expansion du tissu qui leur donne son nom , et ne sont susceptibles de guérir que par l’atrophie et la destruction, ainsi que les polypes. Quelquefois la nature opère seule cette heureuse terminaison.

Il en est de même des exubérances , des excroissances et des végétations qui résultent aussi d’une espèce d'hypertrophie, ou plutôt d’extrophie des tissus cellulaire et vasculaire réunis, et qui ne trouvent de guérison que clans l’atrophie de ces tissus , dans leur mort spontanée ou provoquée , ou dans leur destruction par le caustique , le fer ou la ligature.

Les engorgemens sanguins, congestifs ou phlegmasiques , ont leur siège primitif dans le système capillaire.

Dans la congestion , le sang est comme poussé par un mouvement fluxionnaire , ainsi quon l’observe dans l'engorgement normal qui prélude à la menstruasion, type de tout engorgement congestif morbide. Dans l’un et l'autre de ces cas , le fluide est tantôt porté au dehors par les canaux exhalans , ce qui constitue Y engorgement hémorragique ; ou bien il stationne et s’accumule dans le système capillaire et les vaisseaux blancs en dépendant, s’infiltre dans la trame celluleuse et dans les interstices fibreux du parenchyme utérin ,

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