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MALADIES ATTRIBUÉES A DES CAUSES DIVERSES, AUTRES QUE DES PARASITES

i* Le Plomb des arbres fruitiers (Ed. Prillieux).

Le feuillage des arbres fruitiers à noyaux présente parfois une teinte particulière, pâle, avec un reflet

métallique, et qui rappelle celle du plomb ; on dit que ces arbres ont la maladie du Plomb.

Les Abricotiers, Pruniers, Cerisiers et Pêchers atteints du Plomb sont faibles et languissants ; leurs feuilles se crevassent et se fendillent aisément; elles se fanent plus vite que les feuilles saines. Le plus souvent, ils ne portent pas de fruits ; quand il s'en forme quelques-uns, ils se développent mal, et tombent presque tous sans pouvoir mûrir. Les prunes sont inégales et remplies de gomme ; les abricots se couvrent de taches blanches, au-dessus desquelles la peau se dessèche et se fend ; puis ils se rident et tombent.

La pâleur et l'éclat métallique des feuilles plombées sont dues à l'interposition anormale d'une lame d'air, entre l'épiderme supérieur et le tissu vert. Ce dernier a une couleur aussi vive que dans les feuilles normales.

Les cellules épidermiques sont plus gonflées que d'ordinaire, et n'adhèrent plus au parenchyme vert. Les cellules vertes, qui sont bien développées, quoique présentant quelque irrégularité dans leur taille sont généralement un peu plus grandes que dans Tétat normal, mais pour la plupart elles n'atteignent pas, par leur extrémité, la face inférieure de l'épiderme. En outre, elles n'ont entre elles, presque pas de cohérence ; sous la moindre pression, le tissu vert s'égrène, et toutes ses cellules se séparent et flottent isolément dans l'eau de la préparation.

L'altération particulière des feuilles plombées consiste donc en ce que les cellules y sont plus gonflées et moins cohérentes que dans l'état normal; elles laissent entre elles des espaces libres, où l'air pénètre. En s'infiltrant entre l'épiderme et le paren-

chyme vert, cet air produit Téclat métallique et la couleur plombée. Les taches blanches des fruits sont dues à la même cause.

Les conditions de végétation qui influent sur la production du Plomb n*ont pu être précisées ; aussi on ne connaît, jusqu'à présent, aucun traitement préventif ou curât if contre cette maladie.

^ La Brûlure.

Syn. : la Brûh.

La Brûlure est une maladie dont la cause n*esl pas encore bien déterminée, et que nous avons déjà signalée comme étant souvent fort préjudiciable aux Poiriers.

Sur les Pruniers, cette maladie présente les mêmes symptômes, et est caractérisée parle dépérissement de l'extrémité des jeunes rameaux ; elle est bien connue des arboriculteurs, qui la désignent sous le nom de la Brûle. Comme traitement, Ch. Baltet conseille de bonifier le sol, en le drainant ou en l'amendant, mais il ne faut pas employer de fumier; si l'arbre n'est pas trop vieux, on le déplante pour lui rafraîchir les racines; lui retailler les branches à mi-bois, et le replanter dans de meilleures conditions.

Il est bien entendu que cette opération doit se faire en hiver.

ABRICOTIER {Prunus Armeniaca)

Les principaux cryptogames parasites des Abricotiers sont : sur les feuilles, le Phyllosticta dirumdssa, Purnnia Pruni spinosœ, le Goryneurn Beijerinckii ; sur les branches le Valm Prunastri: sur les racines VAgark'us melleus et Dematophora necatrix^ et sur les fruits, le Moniliafructigena.

Nous ne décrirons que le premier de ces champignons, les autres ayant été étudiés précédemment.

Phyllosticta circumcissa.

Ce champignon se développe sur les feuilles vivantes des Abricotiers. Il a été observé et recueilli pour la première fois dans le midi de la France, à Pensaguel (Haute-Garonne), au mois de mai 1887.

Cette espèce amphigène montre de nombreuses macules arrondies, brunes, passant à Ja teinte rougeâtre, qui se détachent à la fm (dès 1^ maturité des périthèces) et laissent un trou sur la feuille.

Ces périthèces sont punctiformes, peu nombreux laissant échapper par un pore, peu visible, des sporules elliptiques, mesurant à peine 8 ja de long sur 2 de large. C'est le sJwt holefungm de rAustralie méridionale, une des Sphaeropsidées épiphylles les plus redoutées dans la culture des Abricotiers et des Cerisiers, qu'elle compromet, en amenant la chute prématurée de la feuille, avant le développement du fruit.

l'abricotier iJ3

Ses dommages en France ne sont pas encore bien appréciés; cependant, dans la localité où cette maladie a été constatée, Machado écrivait, dès le mois de mai 1887, que la récolte des Abricots avait été nulle en 1886, et que les jardiniers de sa région considéraient leurs arbres, dépouillés de bonne heure de leurs feuilles, comme devant être sûrement stériles en 1887. Depuis le fait s'est confirmé. Comme remède, on conseille de réunir avec soin les feuilles tombées, puis de les brûler ; enfin au printemps, d'asperger les jeunes feuilles avec une solution de bouillie bordelaise, pour empêcher la germination des spores qui pourraient s'y rencontrer.

PÉCHER (Prunus Persica)

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