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LE CERISIER

nul OU peu marqué au sommet, qui est généralement arrondi, plus rarement conique. Ces téleutospores sont lisses, presque incolores, avec un rétrécissement assez marqué au niveau de la cloison. — longueur 30 à 45 (A, sur 15 à 20 (a de largeur.

Cette maladie est rare en France ; dans le cas où on la rencontrerait, il serait bon d'appliquer le traitement indiqué précédemment pour le Pv/cdnia Pruni spinosœ. ■•

Exoascuç deformans (Fckl.).

Syn. : Taphrina deformans (Tul.).

Ce champignon, que nous avons signalé précédemment comme étant un des plus grands ennemis du Pêcher, dont il détermine la cloque^ attaque également les feuilles de Cerisier et d'Amandier; mais sur celles-ci la maladie est loin de présenter le même caractère de gravité.

Les feuilles atteintes présentent le même aspect : elles sont frisées, boursouflées, et leur nervure médiane est sinueuse; ces feuilles ainsi cloquées servent d'abri à de nombreux pucerons, qui viennent aggraver le mal, en piquant les tissus pour en aspirer la" sève.

Comme remède, on appliquera le traitement conseillé par Prillieux et Delacroix contre la cloque du Pêcher. .

Coryneum Beijerinckii.

Sous l'influence de, ce parasite, les feuilles se couvrent de taches mortes, entourées d'une auréole rouge, généralement peu étendues, mais fort nombr^euses ; les fruits sont attaqués de même, et se des-

sèchent sans mûrir. Les taches sèches des feuilles se détachent et tombent, laissant le limbe vert, percé de trous ronds qui semblent faits à Temporte-pièce ; quelquefois les rameaux les plus attaqués meurent; d'autre part, le tronc et les branches sont le siège d'un abondant écoulement de gomme, dont la production est attribuée par Beijerinck à la présence du mycélium du champignon dans les tissus. Ce mycélium sécréterait une substance soluble qui transformerait en gomme les membranes cellulaires, l'amidon, et probablement aussi d'autres éléments constitutifs des cellules.

Gomme nous nous l'avons indiqué pour le Prunier (page 102), la gommose n'est pas due seulement à la seule présence de ce champignon ; d'une façon générale il y a production de gomme sur les Cerisiers ainsi que sur les Pruniers, Abricotiers, Pêchers, etc., toutes les fois que ces arbres souffrent, pour une cause quelconque.

Le développement et la structure de ce champignon, ainsi que le traitement à employer pour le combattre, ont été donnés pour le Prunier (page 98).

Fusicladium Cerasi (Sac).

Le Fîisieladium Cerasi est un champignon très voisin des Fusicladium pirinum et dmdriticum, qui causent la Uireîure des poires et des pommes. Ce parasite attaque les feuilles de Cerisier, ainsi que les fruits dont il produit le brunissement.

Les filaments mycéliens pénètrent peu profondément dans le fruit, et s'étendent à la surface, ou entre les cellules épidermiques et le parenchyme sou^ jacent; il en part un grand nombre de rameaux dressés, de forme assez irrégulière, ayant 25 à i% (jl

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de longueur, qui produisent à leur sommet une ou plusieurs conidies elliptiques, ovoïdes, unicellulaires ou bieellulaires, ayant 18 à 22 |x de longueur, qui produisent à leur sommet une ou plusieurs conidies, elliptiques ou ovoïdes, unicellulaires ou bieellulaires ayant 18 à 22 |x de longueur, sur 4 à 6 [x de large.

Le traitement que l'on doit appliquer aux Cerisiers pour combattre cette maladie est le même que celui indiqué précédemment, contre le Fimcladium pirinum (voir page 31).

Les feuilles de Cerisier ont encore quelquefois à souffrir des atteintes d'un autre champignon, le J^toria erythrostoma^ qui produit également le brunisse ment des feuilles. Ce parasite cause peu de dommages, il forme, à l'intérieur des tissus de la feuille, ses périthèces qui ont beaucoup d'analogie avec ceux du Se^taria piricoïa et du Septoria ÉiMs ,

Sur le tronc et les branches :

Polyporus suUureus (Fr.).

Ce champignon est assez commun, et attaque non seulement les Cerisiers, mais encore un certain nombre d'arbres forestiers, tels que les Chênes et les Hêtres.

Ce Polypore est en dessus d'un jaupe-citron, tirant sur le rougeâtre, d'un jaune-soufre en dessous, et de couleur chamois dans la vieillesse. Il est glabre, ondulé, irrégulier, sessile et attaché par le côté ; il acquiert quelquefois 30 à 40 centimètres de largeur. Ses tubes très courts, à orifices extrêmement petits et difficiles à apercevoir, émettent à la maturité un très grand nombre de spores blanches. Si quelques-unes de ces spores, emportées par le vent, viennent à

tomber sur une plaie d'un Cerisier, ou encore sur la section d'une branche, elles germent et causent rinfection de l'arbre, ce qui a lieu en automne.

C'est toujours par une plaie que pénètre le parasite ; aussi il ne faut jamais faire une blessure, inutile à l'écorce d'un arbre ; si une branche mal placée doit être enlevée, il faut la couper obliquement, et près du tronc d'où elle sort; la section doit en être nette et eflFectuée avec un outil bien affilé, de façon que l'écorce ne soit pas écartée du bois; on recouvre ensuite la surface mise à nu, aussitôt qu'elle est sèche, avec du coaltar ou un onguept quelconque.

Aussitôt que l'on s'apercevra de la présence de ce champignon sur un Cerisier, il faudra enlever les parties atteintes, entailler profondément jusqu'au vif, en empiétant même sur le bois, qui paraît encore en bon état, enfin recouvrir la plaie avec un onguent.

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