‹ Maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 105 sur 213 · HYDROPISIE ÉPIDÉMIQUE · texte numérisé non relu

HYDROPISIE ÉPIDÉMIQUE

tout d'abord dans les jambes, et y restait confinée dans quelques cas ; ou bien elle s'étendait et envahissait tout le corps. Parluis elle était très persistante et reparaissait mêrne durant la convalescence.

La fièvre était aussi un symptôme très constant ; quelquefois elle précédait, d'autres fois elle accompagnait ou suivait l'hydropisie. La. température s'élevait rarement très haut et variait d'ordinaire entre 37o,5 et 39o ; dans quelques cas, elle atteignit 40^^ — peut-être par suite de compHcations palustres. Il n'y avait ordinairement pas de frissons.

La diarrhée et les vomissements furent des symptômes précurseurs dans l'épidémie de Maurice. A Calcutta, ces sym.ptômcs furent moins fréquents, mais existèrent néanmoins, et se produisirent aussi bien au début que dans le cours de la maladie. La dysenterie était commune dans l'épidémie de Calcutta.

Des symptômes nerveux — tels que sensations de brûlure, de piqûre, de démangeaison et de distension de la peau, Hmitées quelquefois à la plante des pieds — précédèrent souvent l'hydropisie. Des douleurs musculaires, osseuses et articulaires très pénibles étaient fréquentes, avec exacerb ations nocturnes. L'anesthésie de certaines régions cutanées et la parésie des muscles ne furent jamais observées à Maurice. Harvey remarqua à Calcutta deux malades présentant des symptômes parétiques douteux ; ce sont les seuls cas mentionnés comme présentant quelque chose de semblable aux symptômes parétiques si marqués dans le béribéri.

Un exanthème, érythémateux sur la face, rubéoloïde sur le tronc et les membres, fut fréquemment constaté à Maurice, moins fréquemment à Calcutta. Il apparut environ une semaine après l'œdème, et dura de dix à douze jours.

Circulation et respiration. — Les troubles du cœur et de la circulation furent très prononcés dans la plupart des cas. Le pouls était faible, souvent rapide et irrégulier ; des bruits anormaux du cœur furent aussi observés. La dyspnée d'effort se produisit dans tous les cas ; une sévère orthopnée dans un grand nombre. Les signes d'effusion pleurale et péricardi que, d'œdème des poumons, de pneumonie et de dilatation cardiaque étaient communs à Calcutta.

l/anémie était d'ordinaire assez prononcée ; de même la pros-

"symptômes.

iration et ramaigrissement. Des symptômes scorbutiques appa-

™fet les «.. n'étaient pas spécialement aitectés. L'urine était rarement albumineuse.

Anatomie pathologique. - A part l'œdème général et les effusions pleurales et péricardiques en certains cas, rien de spécial ne fut observé post mortem.

Traitement - En l'absence d'une connaissance précise de la cause et de la pathogénie de l'hydropisie épidémique le traitement ne peut être que symptomatique. Les purgatifs légers, la diritale, s'il y a des signes de faiblesse cardiaque, et 1 usage occasionnel des nitrites dans les accès d'apnée, pourront rendre des services. Pendant la convalescence, le fer et 1 arsemc sont indiqués.

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