‹ Maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 203 sur 213 · DES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

DES VERTÉBRÉS

Les découvertes récentes ont montré clairement l'importance des protozoaires comme facteurs étiologiques des maladies, en particulier des maladies tropicales.

Manifestement, le sujet est encore dans l'enfance. Un grand nombre d'espèces encore inconnues de protozoaires du sang seront sans nul doute ajoutées à la liste déjà considérable de celles qui attaquent l'homme et les animaux. En ce qui concerne l'homme, il est peu probable que nous ayons actuellement une liste complète, même pour ce qui est des parasites de la malaria, si étudiés pourtant ; il est encore moins probable que nous ayons déterminé leurs cycles respectifs et leurs rapports zoologiques. Il existe en outre certains genres de protozoaires du sang qui, vivant chez d'autres mammifères, n'ont pas été trouvés jusqu'ici chez l'homme, par exemple les genres Babesia et Hsemogregarina. Il est raisonnable de supposer que des représentants de ces genres, quoique non encore reconnus, se rencontrent chez l'homme €t qu'on les y découvrira quelque jour. Les expérimentateurs ne doivent pas oublier cette probabilité.

Le sujet dans son ensemble est de la plus haute importance pour le praticien sous les tropiques, et, soit pour se perfectionner dans la connaissance des résultats acquis, soit pour faire de nouvelles recherches, il doit lui-même l'étudier expérimentalement en prenant pour point de départ la pathologie comparée. Je lui recommanderai donc de profiter de toutes les occasions qu'il est sûr de rencontrer, pour étudier les protozoaires du sang, non seulement chez l'homme, mais chez les autres mammifères, les oiseaux, les poissons et les reptiles. C'est pour lui servir de guide que j'ai annexé à ce manuel une hste — complète à ce jour — des espèces connues de protozoaires du sang, accompagnée d'un

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