CLASSIFICATION
formes (sporontes) qui sont destinées à passer dans le corps de l'hôte définitif et à assurer l'existence ultérieure du parasite. Ces sporontes reçoivent des organes sexuels différenciés (gamétocytes), soit dans le corps de leur hôte intermédiaire, soit seulement après avoir gagné l'intestin de l'hôte définitif. Une fois sexués, ils cessent de se diviser en mérozoïtes. En général ils s'enkystent dans les globules de leur hôte et restent quiescents jusqu'à ce qu'ils soient extraits du sang. Les cellules femelles {macro- ou mégagamètes =- 9 ) sont caractérisées par un cytoplasme plus compact qui est rempli d'une réserve nutritive et se colore plus fortement que le cytoplasme des cellules asexuées Les cellules mâles {microgamétocytes = cf) sont caractérisées par un noyau beaucoup plus gros, riche en chromatine, et par un cytoplasme hyalin sans réserve nutritive qui se colore plus faiblement que celui des cellules asexuées. Dans de nombreux cas, lorsque les schizontes habitent les érythrocytes, leur cytoplasme se remplit de petites granulations de matière foncée {hémozoïne) (1), produit excrémentitiel. Ces granulations sont plus grosses et plus abondantes dans les sporontes. Les gamétocytes ne se conjuguent pas dans le corps de l'hôte vertébré. S'ils n'en sont pas retirés au bout d'un certain temps, les microgamétocytes dégénèrent. Quant aux macrogamètes, en raison de la réserve nutritive emmagasinée dans leur cytoplasme, ils peuvent résister plus longtemps et, d'après Schaudinn, peuvent même, dans des conditions favorables, retourner au type schizogonique et reproduire asexuellement {parthénogenèse) les formes diverses {'^, 9 et cf). Ayant atteint le tube digestif d'un hôte définitif invertébré approprié, les macrogamètes sont fécondés par les spermatozoaires {microgamètes) qui sont produits par les microgamétocytes ou cellules spermatogènes. La cellule femelle fécondée {zygote ou copula) devient un corps allongé piriforme et très mobile {ookinète) (2) qui peut rester en Uberté ou bien s'enkyster {oocyste). Dans les deux cas il donne naissance, par de multiples divisions, à de petites formes allongées {sporozoïtes) (3) qui sont contenues en certains cas {Hsemogregarinidse) dans des kystes secondaires {sporoblastes) formés à l'intérieur de l'oocyste. En dernier lieu, les sporozoïtes émigrent vers la région buccale de leur hôte invertébré pour être inoculés dans le sang d'un vertébré convenable. En certains cas — et peut-être dans tous les cas, mais ce n'est pas prouvé — quelques-uns des sporozoïtes peuvent se loger dans les œufs de leur hôte invertébré et attendre le développement de l'embryon pour passer dans un nouvel hôte intermédiaire. Ce mode de transmission paraît être habituel chez certaines espèces.
Les hémoprotozoaires peuvent être divisés provisoirement en quatre familles ou groupes, qui se distinguent principalement par des différences dans le développement de l'ookinète (4).
^^) Le terme d'hémozoïne est ici proposé au heu de celui de « mélanine », comme nous l'avons déjà dit page 4.
(2) Vermicule.
(3) Exoiospores, blasies, gamétoblastes.
(4) Ce groupement n'est que provisoire, en attendant une connaissance plus approftndie et plus exacte de la plupart de ces formes.
LES PROTOZOAIRES DÛ SANG DES VERTÉBRÉS
Produit des sporozoïtes dans les kystes ) ^^ .^.^^^
S'enkyste..^ secondaires ou sporoblastes )
Produit des sporozoïtes nus | Plaamodidse .
« l / S'allonge et se fragmente en de nom- g i^,,,f,a^acnniida>.
•w ) I breux sporozoïtes ;
2 j \Se divise par fission longitudinale en\
§ / Reste libre. \ deux formes semblables qui se subdi i
visent à plusieurs reprises jusqu'à \a) Hsemoproteidx . production des formes minimes de spo-\ rozoïtes )