‹ Maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 94 sur 213 · FJÈVIÎES TROPICALES IMPARFAITEMENT DIFFÉRENCIÉES · texte numérisé non relu

FJÈVIÎES TROPICALES IMPARFAITEMENT DIFFÉRENCIÉES

stades. Entre autres maladies, on songera à la typhoïde, à la fièvre ondulante (méditerranéenne), à la malaria, au kala-azar, à la dongue, à l'influenza. L'absence persistante de l'hématozoaire et de leucocytes pigmentés dans le sang, constatée par un observateur expérimenté, et les résultats négatifs à la suite de l'administration de quinine, feront rejeter le diagnostic de malaria, surtout s'il y a absence d'une périodicité marquée dans les symptômes, d'une anémie prononcée et d'une augmentation notable de la rate. Mais, dans l'état actuel de nos connaissances, il est très difficile d'exclure la typhoïde, la paratyphoïde et la fièvre ondu-' lante au moins au début. Il est possible que la séro-réaction soit reconnue à l'avenir comme un signe absolument pathognomonique. Dans ce cas le praticien aura en sa possession un auxiliaire inappréciable pour le diagnostic des fièvres tropicales. Dans l'état actuel des choses, il y a une règle excellente pour les cas douteux : c'est de les regarder comme pouvant être de la fièvre typhoïde.

Traitement. — Il est bon, au début des cas douteux de fièvre tropicale, d'être aussi circonspect pour le traitement que pour le diagnostic, et d'exclure les purgatifs actifs, pour prescrire le repos au lit, une diète liquide légère et non stimulante, et Umiter la médication à des remèdes bénins. Il n'y a pas de traitement spécifique pour l'une quelconque de ces fièvres non classées. Chaque cas doit être traité suivant son évolution propre et d'après les principes généraux. La céphalalgie sera calmée par des apphcations froides sur le front, par une vessie de glace sur la tête ou, dans le cas de température élevée, par des lotions, et, sauf le cas de contre-indication, par des antithermiques tels que la phénacétine. Si la quinine a été essayée à larges doses dans l'hypothèse d'un accès paludéen, et qu'elle n'ait donné aucun résultat, on ne devra pas insister. Comme on l'a vu, la « fièvre légère » doit être traitée par le changement d'air, et plus spécialement, si possible, par un voyage en mer.

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