‹ Maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 96 sur 213 · COUP DE CHALEUR · texte numérisé non relu

COUP DE CHALEUR

Le terme de « coup de chaleur » présente la chaleur comme le principal facteur étiologique dans la production des états morbides variés que l'on a coutume de grouper sous ce nom ou sous des noms analogues.

Jusqu'à ce que la vraie cause d'une maladie quelconque ait été démontrée d'une manière évidente, c'est toujours une grave erreur que de désigner cette maladie d'après une hypothèse étiologique toute gratuite. Une telle nomenclature ne peut que donner lieu à des erreurs et retarder les progrès de la médecine. Le groupe de maladies considéré dans ce chapitre nous fournit la meilleure preuve de l'exactitude de cette remarque.

L'expression « coup de chaleur » réunit plusieurs états cliniques distincts, et même presque opposés, .pourrait-on dire pour deux d'entre eux. L'un est la syncope thermique, qui peut se produire en n'importe quel pays et sous tout cHmat ; une haute température atmosphérique, naturelle ou artificielle, est le facteur étiologie essentiel de cette affection. L'autre, dont l'hyperpyrexie est le signe cUnique le plus frappant, est une fièvre bien définie et peut-être spécifique, qui possède une endémicité particuhère et qui prend parfois dans la zone endémique des caractères presque épidémiques. Comme la fièvre jaune, la dengue, l'éléphantiasis et d'autres maladies tropicales, cette seconde forme de coup de chaleur se produit seulement dans des conditions de haute température atmosphérique ; mais, comme pour ces maladies, il ne s'ensuit pas du tout qu'elle soit causée par l'élévation de la température. Pour éviter toute confusion, je décrirai cette maladie, suivant l'exemple de Sambon, sous son ancien nom de siriase.

Outre ces deux états morbides bien définis associés à la haute température atmosphérique, il existe un autre groupe mal défini de cas de coup de chaleur qui, selon toute apparence, résultent

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