‹ Maladies des pays chauds; manuel de pathologie exotique. Tr. de l'anglais [electronic resource]Chapitre 111 sur 136 · III. — PARASITES DES POUMONS · texte numérisé non relu

III. — PARASITES DES POUMONS

HÉMOPTYSIE ENDÉMIQUE : DISTOMUM RINGERI [v . D. Wcslei-

maiini, v. pulmonale).

Distribution géographique. - Autant qu'on peut l'affirmer d après les connaissances actuelles, cette maladie est confinée au Japon, en Corée et à Formose. Un cas douteux a été rapporté par Maxwell [Journ. a f Trop. Med.^ décembre ^^99), a Changpoo, dans le Fokien (Chine). Dans les régions endémiques, une bonne moyenne de la population est atteinte Il n est pas improbable que, lorsque la connaissance de cette maladie s'étendra, on découvre son existence dans d'autres contrées. Récemment, le parasite qui donne lieu à cette lorme particulière d'hémoptysie a été trouvé aux Etats-Unis chez un chat et chez un chien. Il n'est donc pas invraisemhlable que nous entendions bientôt parler de l'hémoptysie endémique comme existant en Amérique. Les Chinois et les Japonais se rencontrent maintenant dans presque tous les

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spéciaux, le D. suiense, le D. crassum, et aussi le D. rin^

Jy^Ptàmes. - Los malades atteints de cette affeetion ont

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'at.n au lever. Les qumtes de toux se terminent par rexnul -on de ..acl,ats particuliers, bruns rouillas, co„™e rnst

l'AKASlTES DES l'OUMUAS

pneumonie. Ces crachats peuvent être expulsés à volonté, à peu près à chaque instant et souvent en quantité considérable. Outre la toux chronique et l'expectoration rouiUée, le malade est sujet à des accès irréguliers d'hémoptysie. Quoique amenés en général par un exercice violent, ces accès surviennent parfois sans cause apparente. Le crachement de

l^ig. 84. — Œufs de Disiomum ringeri dans les crachais.

sano- peut être insignifiant; d'autres fois, il est assez abondant pour menacer Texistence - en tout cas, pour causer une anémie profonde.

Le crachat. - Si l'on place un petit fragment du crachat visqueux sous le microscope, on constate que sa couleur pai^iculière est due en partie à des globules rouges, en partie à une masse d'œufs operculés, brun foncé, pourvus d une épaisse enveloppe (fig. 84). Ces œufs varient beaucoup de forme et de dimensions; ils sont tous distinctement ovales, lisses, à double contour, et mesurent de 80 à 100 . de long sur 40 à 60 , de large. Si le crachat est agité dans de le, et qu'on renouvelle cette eau de temps en temps, au bout

AXATOMIF. l'ATUOI.oaiQlK Gag

(rua mois ou do six semaines — plus ou moins suivant la température — un embryon cilié se développe dans chacun des œufs. Lorsque l'œuf est mûr, si on le place sur une lame et qu'on exerce une légère pression avec une lamelle, l'opercule sera forcé et l'embryon sortira immédiatement et se mettra à nager et à évoluer dans l'eau. On n'a pu suivre jilus loin l'évolution de l'embryon; mais, certainement, elle se poursuit dans un animal d'eau douce, par l'intermédiaire duquel le parasita parvient plus ou moins directement à riiomme.

Anatomie pathologique. — Si l'on fait une section des pou]uons, on trouvera, disséminés dans cet organe, en par-, ticulier vers la périphérie, un nombre plus ou moins grand de ce que l'on appelle des « clapiers )>. Ces clapiers consistent dans des portions, quelquefois plus grosses qu'une noisette, de tissu pulmonaire infiltré, dans lequel on peut voir un grand nombre de tunnels remplis de la même matière qui constitue les crachats caractéristiques, et contenant aussi un, deux ou plusieurs petits distomes. Les cloisons qui séparent les tunnels peuvent se rompre et il en résulte alors une cavité considérable ; et, lorsque celle-ci communique avec une des bronches par l'intermédiaire des tunnels qui s y ouvrent toujours, il en résulte des symptômes rappelant la dilatation bronchique. Les clapiers peuvent communiquer entre eux.

Lorsqu'il fut découvert pour la première fois, on supposa que le D. ringeri (ou D. pulmonale, Leuck.) était confiné aux poumons. Des études ultérieures ont montré qu'il peut envahir le foie, le péritoine, les testicules et môme le cerveau. Dans ce dernier organe, il forme une sorte de tumeur creusée de tunnels, analogue à celle des poumons; et, par la pression ou l'irritation causée par cette tumeur, il peut donner lieu k une forme particulière d'épilepsie jacksonienne à terminaison fatale.

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