I.ITl
Simond (i8g8^
Ycrsin (iSqq)
Tliiroux (1899)
Calme tic elSalinibcni(i899) Merveilleux (1900) ....
Vassal (1901)
^ Caillou el Anioy f Bombay Bombay et Kutcli Nha-Trang Tamalave Oporlo StDeais(Réiiniou) Buenos-Aires Port (Réunion)
Prophylaxie. Défense de l'Europe contre la peste. — La conlerence sanitaire internationale de Venise (févriermars 1897) a adopté des mesures tendant à interdire aux navires contaminés le passage du canal de Suez et aux marchandises suspectes l'accès des divers états européens. Les quarantaines, onéreuses et inefficaces, ont été avantageusement remplacées par la pratique de la désinfection et par la surveillance des passagers pendant un temps au plus égal à la durée d'incubation de la peste (dix jours environ). En France, les décrets des 4 janvier 1896, i5 avril 1897 et i5 juin 1899 régissent actuellement la police sanitaire maritime à l'arrivée. Dans les colonies françaises ces règlements sont renforcés par le décret du 3i mars 1897 raison des circonstances particulières de climat et d'endémicité.
Visite des navires. — A l'arrivée dans un port français, les navires sont arraisonnés par les autorités sanitaires. Les paquebots doivent avoir un « médecin sanitaire maritime » qui tient un registre des cas de maladies contagieuses ; il
(') Bourges. La peste [Œuvre mcdico-chinirgical, Paris. 1900).
est soumis à un interrogatoire sur les circonstances de la dernière traversée et doit présenter une patente. Les malades sont visités, et, au besoin, une visite médicale des passagers et de l'équipage permet deconstater les cas de fièvre ou d'adénite. Les cadavres de rats, s'il s'en trouve à bord, sont envoyés au laboratoire d'hygiène aux (ins d'analyse bactériologique. Ces mesures peuvent sul'lire lorsque la patente est netle, c'est-à-dire lorsque le navire provient d'un pays exempt de peste. Mais pour un navire porteur d'une patente bride ^ trois cas sont à considérer :
i" Navire indemne. — Visite médicale des passagers et de l'équipage.
Désinfection du linge sale, des eflets à usage, des objets de literie, etc. Ces objets seront désinfectés, suivant leur nature, à l'aide de l'étuve ou avec la solution de sublimé salée (bichlorure i gramme, sel marin 2 grammes, eau I 000 grammes) ; au besoin la simple ébullition suffit.
Surveillance des passagers par les maires des communes où ils se rendent, pendant dix jours au plus à dater du départ du navire de la localité infectée. A Hong-Kong les émigrants chinois qui transitent sont isolés et surveillés dans des asiles spéciaux en attendant leur départ.
Surveillance de l'équipage.
L'eau potable sera renouvelée, l'eau de cale évacuée.
1" Navire suspect (ayant eu des cas de peste plus de douze jours auparavant). — On ajoutera aux mesures précédentes.le déchargement des marchandises après débarquement des passagers, et la désinfection du navire. Cette désinfection consistera en un lavage au sublimé salé, au sulfate de cuivre (solution à 12 ou 23 p. 1000), au lait de chaux fraîchement préparé, suivi d'un lavage à grande eau. La cale sera désinfectée par un seinljlable lavage ou par des vapeurs sulfureuses ; puis on l'asséchera complètement.
3" Navire infecLé (ayant actuellement ou ayant eu depuis moins de douze jours des cas de peste). — Les mesures précé-
Afl'EiSDlCIÙ
dentés seront prises. En outre, les malades seront envoyés dans des hôpitaux spéciaux. Les passagers seront divisés par petits groupes et isolés en observation pendant une période maxima de dix jours. Les personnes qui auront débarqué les marchandises ou qui auront couru des chances de contagion seront soumises à une semblable surveillance. Pendant toute la durée de ces opérations, le navire sera niaintenu isolé.
Quant aux marchandises, on interdit l'entrée et môme le transit des drilles, chiffons, débris frais d'animaux, onglons, sabots, venant des pays suspects. On admet après désinfection les laines, linges," literies, cuirs verts et peaux fraîches. Les autres marchandises qu'on ne peut désinfecter seront débarquées à part et Ton surveillera les ouvriers qui y travaillent ; on y recherchera les cadavres de rats ('),
Destruction des rats. — La destruction des rats s'impose pour prévenir une épidémie de peste, ces rongeurs étant reconnus comme l'un des principaux véhicules du germe de la maladie. D'après Sambon (congrès de Manchester, juil-' let 1902) les rats pourraient encore transmettre le béribéri en souillant le riz par leurs excréments.
1° A terre. — Les douaniers, agents de police, gardiens des. docks devront signaler à leurs chefs les endroits où ils auraient aperçu des rats morts ou malades ; des instructions écrites leur seront données dans ce sens.
Des escouades d'employés munis de pièges et d'appâts empoisonnés entreprendront la destruction systématique de ces animaux; la mise à prix des tètes de rats pourra stimuler le zèle de la population à y participer. Parmi les procédés destinés à empoisonner les rais, nous signalerons celui de Nehring C^) qui a donné à Altona de bons résultats. Il con-
(1) Proust. Mesures ù prendre eonLrc la peste [Ret>. . d'ilyg. cl de l'ol. San.. mai Hjoi).
(2) Nehring' [Hygieiiische Rundschau, i5 décembre i8()i)).
PHOmiYLAMi: 7I7
siste à ouvrii' de jDetits poissons cL à badigeonner leiii' cavilé abdominale avec de la pâle phosphorée ; on place ces appâts au sec dans les égouts. Les rats em|)oisonnés servent à leur tour à détruire leurs congénères qui les mangent.
On versera dans les trous creusés par les rats de l'acide phonique en solution alcoolique concentrée ; on détruira les coursives et les galeries qu'ils ont établies; on obturera avec du ciment ou du verre toutes les issues qu'ils peuvent utiliser, ou tout au moins l'on y placera un grillage métallique. On pourra refouler dans les égouts un gaz asphyxiant, en les divisant en plusieurs compartiments qu'on isolera les uns après les autres. De môme dans les locaux diCficilement accessibles on emploiera des gaz asphyxiants. L'acide sulfureux résultant de la combustion du soufre (40 grammes par mètre cube) et l'aldéhyde formique ont été préconisés ; après un séjour dans une atmosphère contenant i5 grammes de formol par mètre cube, tous les rats sont tués (^). Les sous-sols, les caves pourront encore être inondés.
Signalons enfin l'utilisation possible de la découverte de Danysz C^) qui a isolé et cultivé un cocco-bacille pathogène pour le rat gris {mus decumanus) et le rat noir [mus ratus). Ce microbe est pathogène par ingestion ; on pourrait donc, en trempant du pain ou du grain dans un bouillon de culture, communiquer aux rats une épidémie analogue à celle que Lœffler a donnée avec succès aux campagnols [mus arvicola) avec des cultures de hacillus lyphi mui-ium.
Les cadavres de rats devront être enlevés avec précaution ; il ne faudra jamais les ramasser avant de les avoir ébouillantés. On saiten effet que les puces qui les recouvrent peuvent transmettre le germe de la maladie. Pour le même motif, les personnes qui recueillent les rats morts doivent porter des vêtements serrés aux chevilles, aux poignets et à la
(') Uaazen (Journal de l'Iiarm. d'Aiwers, juiiv. i()oi).
(-) Danysz {Aiin. de l'Iiml. l'ast., avril lyoo. — Hcv. d'IIyg. et de Pol. San.. avril 1900).
J AI'I'KMJICE
taille. On brûlera les cadavres de rats, el l'on désinfectera soig-neusement la place où ils auront été trouvés, à l'aide de solutions fortes (acide phénique à 5 p. loo, etc.).
2" A bord des navires.— (i). A quai. Les amarres qui réunissent le navire à la terre seront nuiiiies d'écrans métalliques en forme d'entonnoirs, dont la pointe est dirigée vers le navire et dont la circonférence est découpée en chevaux de frise ; ces écrans seront placés dans Iti partie la plus verticale de l'amarre. La. nuit les passerelles seront levées. Avant d'opérer le chargement, on détruira les rats s'il s'en trouve à bord, à l'aide de l'acide sulfureux ou de l'acide carbonique. Ce dernier gaz pourra être obtenu très simplement en mélangeant dans un tonneau des carbonates et de l'eau acidulée. On nettoiera la cale en y jetant de la chaux vive, puis de l'eau, qu'on pompera ensuile ; en la badigeonnant avec le mélange suivant : acide phénique, soude caustique et savon vert, de chaque 5 grammes ; eau loo grammes
(a). En cours de traversée. — On détruira les rats de préférence au moyen de pièges, pour éviter la putréfaction des cadavres. On brûlera ces cadavres, on désinfectera les 'locaux oii ils auront été trouvés.
(3). A l'arrivée. — Les autorités sanitaires qui arraisonnent le navire rechercheront le bacille pesteux dans les cadavres de rats, s'il s'en trouve à bord. Si l'examen est positif, on désinfectera entièrement le navire et la cargaison. Les expériences de Galmette et Ilautefeuille (■) leur ont permis de conclure que l'emploi du gaz sulfureux sec produit sous pression par l'appareil « Glayton » permet de désinfecter les navires et de détruire les rats et les insectes (puces, punaises, cancrelats), sans altérer sensiblement les marchanchandisés les plus délicates et sans causer le moindre dommage aux objets métalliques. Les mômes auteurs insistent
(') Batko. Deslruclion des rats à Alexandrie (/?«//. du Scrr. de Sanfc ei de l'Hygl'ubl. de Belgique, sept. 1901).
(-J Galmette et Hautefeuillc [Rei'. d'Ilyg.el de Pal. San., ocl. ujo-i).
MESURES A PREyDRE PENDANT UNE ÉPIDÉMIE 749
sur la nécessité d'étal:)lii' dans toutes les désinfections un contrôle scientifique, par l'emploi de témoins ou lests — rats vivants en cages métalliques, cultures de bacille pesteux en sachets — qui seront placés dans les parties les plus difficilement accessibles du navire (à fond de cale et dans les cambuses).
Mesures à prendre pendant une épidémie. — Recherche des cas de peste. — La loi du i5 février 1902 ordonne aux médecins de déclarer les cas de maladies contagieuses ; elle oblige les municipalités à prendre des arrêtés sanitaires, dont le modèle a été rédigé par le Comité consultatif d'hygiène publique de P'rance {Reç. d'Hyg. et de PoL San., janv. 1993), en vue du maintien de la salubrité publique et de la prophylaxie des maladies transmissibles. Dans les colonies françaises, la déclaration de ces maladies est également obligatoire (arrêté du ministre des Colonies, du 7 janvier 1902). Mais, parmi les aggioriiérations indigènes, ces mesures seront certainement inefficaces, et il faudra, comme on l'a fait en Inde et à Ilong-Kong, instituer des commissions sanitaires qui feront des visites domiciliaires pour découvrir les cas de peste, et qui examinerontles cadavres avant leur inhumation.
Un laboratoire devra être installé par le conseil d'hygiène pour examiner les produits suspects (crachats pneumoniques, pus des bubons, sérosité des phlyctènes). L'examen bactériologique comprendra d'abord la recherche directe du bacille dans ces produits : cocco-bacille court, à centres clairs, facilement colorable par les couleurs d'aniline, se décolorant par le Gram. Ensuite on ensemencera sur gélose et sur bouillon; culture poussant rapidement à aS", présentant les caractères déjà décrits (p. 194). On inoculera ces cultures à des cobayes ou des lapins; avec une quantité infime de culture sur gélose âgée de vingt-quatre à quarante-huit heures, l'aninuil est tué rapidejuent et l'on trouve le bacille pesteux a l'état pur dans tous les organes. Pour
7^><J AI'PEMJICE
isoler le bacille de Yersiii clans les crachats pneiimoniqiics, on ensemencera des liibes de gélose cju'on placera à 20 ou 23°; à cette température le pneumocoque ne pousse pas, les staphylocoques poussent mal, tandis que le bacille pesteux se développe facilement (^). On pourra en môme temps déposer des parcelles de crachats sur la muqueuse nasale de cobayes ou de rats qui contractent ainsi une pneumonie primitive. Dans toutes ces manipulations on ne devra pas oublier le danger de dissémination du virus (cas du laboratoire de Vienne).
Isolement des malades. Désinfection, — Les malades reconnus atteints de peste seront immédiatement isolés dans des hôpitaux spéciaux. On les transportera dans des voitures réservées à cet usage, qu'on désinfectera ensuite. A rhôpital,les précautions hygiéniques les plus minutieuses seront prises ; le personnel médical observera strictement les règles indiquées plus haut (voir page 2i5).
Le linge des malades sera désinfecté à l'étuve ; une bonne précaution consiste à l'ébouillanter avant de le transporter, ou encore à l'arroser avec une solution de sublimé (i p. 1000) ou de formol (2 p- 100). Pour empêcher les taches d'être fixées d'une manière indélébile, il est nécessaire de plonger les linges dans une solution de permanganate de potasse à I p. 1000. On désinfectera complètement la maison et tout ce qu'elle renferme. Les objets qui peuvent supporter le lavage avec des liquides antiseptiques seront badigeonnés avec la solution bichlorurée salée, avec la solution phéniquée forte (5 p. 100), avec du crésyl (5 p. 100). Ces derniers antiseptiques sont en général préférés par le public, qui n'a pas autant de confiance dans un désinfectant inodore. Les appartements seront fumigés à l'acide sulfureux ou à l'aldéhyde formique sous pression, et badigeonnés au chlorure de chaux (i p. 100), au lait de chaux (20 p. 100).
(.) Potlevin. Mesures contre la pesle (/?«■. d'IIyg. cl de Pol. 6an.. janvier 1901).
MESLHi:s A l'HENUniC l'KNDAlST UNE El'WKMlK -j Ji
l^ropliylaxie publique. — La maison contaminée sera complètement évacuée pendant sa désinfection. L'entourage immédiat du malade devra se soumettre à une désinfection complète, surtout en ce qui concerne le linge et les vêtements, et sera surveillé dans des locaux spéciaux. A Bombay, les habitants des quartiers contaminés étaient placés hors de la ville, dans des « ségrégation camps « et logeaient dans des huttes en bambou et en nattes ('). Les personnes ainsi isolées seront fréquemment visitées. On ne les laissera rentrer dans les maisons désinfectées qu'après un laps de temps au moins égal à la période d'incubation de la peste (environ dix jours). Cette durée pourra être abrégée pour ceux qui se seront soumis à une vaccination préventive (voir ])lus loin).
Pendant toute la durée de l'épidémie, les autorités sanitaires devront redoubler de surveillance au sujet des mesures d'hygiène générale. Les habitants ne boiront que de l'eau bouillie. Ils ne devront pas utiliser l'eau des puits qui peuvent être souillés, et ne laveront pas leur linge dans les cours d'eau. Les déjections ne seront pas jetées ailleurs que dans les égouts ouïes fosses d'aisance. Les rues et les égouts seront soigneusement nettoyés. Les quartiers suspects seront aérés par la destruction des habitations malsaines. Les maisons seront pourvues de latrines et de tuyaux de drainage pour les eaux de pluies et les eaux ménagères. On percera des ouvertures donnant accès à l'air, on supprimera les alcôves, on abattra des cloisons. On bétonnera le rez-de-chaussée, on cimentera au dehors la base des murs. On n'élèvera pas les maisons au-dessus d'une certaine hauteur, variable avec la largeur de la rue (à Kong-IIong, le maximum prescrit était de af) mètres) (-).
(') Gaflky rinillor, Stiekor et Diciidonnô. Rapport de lu Commission médicale uJlomaïule « Bombay, Berlin, 1899.
(//2^iTr;'/^ï"ft'''- ^^P''"''''-'^""' P'^^'*^ " Uong-Kong en ,,0'.
\l(ei>. dJIyg. et de PoL San., dée. i()09.). *
7') a AI'l'ENDICE
Vaccinniioli préveiiLivc. — AcUielleinent deux méthodes sont en présence pour la vaccination anli-pesteuse. L'une consiste à introduire dans l'organisme un sérum pourvu de propriétés antitoxiques et antivirulentes; l'autre consiste à provoquer directement chez l'homme la Ib rmation d'une antitoxine, par l'injection de cultures de bacille pesteux. La première méthode n'est autre que l'application, à titre préventif, de la sérothérapie de Yersin; la seconde est due à Haffkine (voir p. 21 5). Les cultures de bacille pesteux sur un bouillon oii flotte du beurre ou de l'huile de coco se développent rapidement sous forme de stalactites. Au bout d'un mois environ, le liquide peut être utilisé. Le chauffage à 70° pendant une heure tue les bacilles, et c'est avec ces cultures mortes (additionnées d'une petite quantité d'acide phénique pour la conservation) que se font les immunisations.
Calmette a présenté au X' Congrès international d'hygiène (Paris, 1900) une étude comparée de la valeur de ces deux procédés. Il a montré que tous deux présentent des avantages et des inconvénients, et que, loin de s'exclure réciproquement, ils peuvent être associés avec profit. Yoici le résumé de ses conclusions (^) :
1° Sérum de Yersin. — Avantages. — Confère une immunité à peu près absolue et immédiate ; son injection n'est pas douloureuse et sera donc facilement acceptée; n'est jamais nuisible; conserve longtemps son activité.
Inconvénients. — Durée trop courte de l'immunité (i 5 jours environ) ; prix de revient élevé, difficulté de s'en procurer assez pour revacciner toute une population deux fois par mois; didiculté de rendre obligatoire ou môme de répandre une vaccination qu'il faut répéter si souvent.
Indications, — a) à bord des navires infectés en cours do
(') Calmette. Prophylaxie de la peste par les vaccinations prcventivos (.1 d'ilijg. et lie Met/, l-cg-., oct. igoo).
navigation ; h) dans les lazarels et les hôpitaux, pour le personnel attaché à ces établissements ; c) pour les déchargeurs (les navires suspects et les employés des docks; d) pour l'entourage des malades et pour les personnes soupçonnées d'être infectées.
Les injections sous-cutanées (tissu cellulaire du flanc) seront faites à la dose de 10 centimètres cubes.
9." Cultures tuées à 70° [Haffkiae). — Avantages. — Confère une immunité qui peut durer plusieurs mois; en temps d'épidémie, par conséquent, une seule vaccination suffit.
Inconvénients. — Pendant la période d'immunisation, la sensibilité à la peste est très augmentée ; une personne en incubation de peste verrait donc sa maladie aggravée du fait de l'injection préventive de HafFkine ; l'injection produit parfois un engorgement ganglionnaire et une fièvre assez iiccusés pour obliger le patient à suspendre ses occupations; la durée de conservation n'excède pas six mois ; la toxicité des cultures est très vite atténuée par l'air et la lumière.
Indications. — En temps d'épidémie, cette méthode rendra de grands services, en permettant de limiter presque immédiatement l'extension d'un foyer. L'injection souscutanée de cultures mortes se fera à la dose de -x à 3 centimètres cubes. Si les individus à vacciner ont quelque chance d'être en incubation de peste, il sera préférable de leur faire d'abord une injection de 5 centimètres cubes de sérum de Yersin, et d'attendre quelques jours pour pratiquer l'incubation haffkinienne.
iXous avons vu que la dysenterie, qui a été tant étudiée jusquici, était loin d'être connue dans son essence, dans si pathogénie et dans sa thérapeutique ; que son identité même était discutée, certains auteurs se refusant à voir en elle une seule et unique affection. Des travaux récents ont fait
Patiuck Maison-. - Maladies des pays cl.auds.
754 API'ENDICK
faire un grand pas à celte étude, surtout en ce qui concerne l'étiologie elle traitement. La plupart de ces travaux ont été analysés par le D'' Galliot dans sa monographie « Dysenterie aiguë et chronique » [Encyclopédie des Aide-Mémoire Léaulé, Paris, 190?., chez Masson et G'") (|ui constitue une exacte mise au point de la question.
A côté de la théorie attribuant au B acier iam coli coinmuiic une spécificité accidentelle, dans certaines conditions oii s'exalterait sa virulence, est venue se placer une théorie analogue, fondée sur la découverte par Shiga ('), en 1898, d'un micro-organisme qui lui paraît intermédiaire entre le B. coli commune et le bacille d'Eberth. Le bacille de Shiga a été retrouvé par Moreul etRieux (^), à la suite de recherches dans le Finistère et en Algérie, aussi bien dans la dysenterie nostras que dans la dysenterie africaine. Ce bacille, qui, morphologiquement, ressemble au B. coli commune, a avec lui certains caractères communs — mobilité, développement rapide sur bouillon avec odeur fécaloïdc des cultures, fermentation des sucres, coagulation du lait — qui pourraient le faire considérer comme un coli-bacille exalté ; mais il en diffère par la non-production d'indol, et surtout par sa réaction d'agglutination en présence du sérum d'animaux réceptifs ou de dysentériques. Moreul et Rieux ont inoculé à divers animaux des cultures du bacille de Shiga. Le cobaye et le lapin ont présenté des troubles locaux (œdème) et généraux (paralysie, septicémie), mais jamais de symptômes ni de lésions dysentériques ; l'ingestion et l'injection des cultures ont d'autre part communiqué au chien une véritable dysenterie. Ces deux auteurs ont complété leurs recherches par un essai de sérothérapie. Ils ont immunisé un cheval, dont le sérum s'est ensuite montré atoxique, anti-infectieux et antitoxique pour le cobaye et le lapin.
(') yhig-a, CciUrabl. /'. liactcr. i8()8.
(=) Moreul et Rieux. Unité palhogénique de hi dysenterie [Reruc de Mc.lcanc. février 1902).
DySENTEliŒ ^55
Le Lacillc de Shiga a été trouvé dans les selles, dans la muqueuse intestinale et les ganglions mésentériques des malades atteints de dysenterie, mais il n'a pas été recherché dans le sang-.
Le premier auteur qui ait eu Tidée de regarder la dysenterie non plus comme une affection locale du tube intestinal, mais comme une maladie générale, paraît être Durliam (voir p. 373) qui rencontra un microcoque excessivement petit dans le sang des malades atteints de dysenterie. Après lui, Lesage et Métin dirigèrent également leurs recherches vers Fexamen microscopique du sang.
Métin {') a étudié la dysenterie en Cochinchine. Il a constaté rextrôme rareté des amibes dans les matières fécales (8 fois seulement sur 200 examens). Par contre, il a trouvé dans les selles de très nombreux bacilles, les uns mobiles, appartenant au groupe coli, les autres iïnmobiles. Parmi ces derniers, il a découvert un cocco-bacille ressemblant morphologiquement cà celui de la peste humaine. Le bacille de Métin se colore facilement, surtout aux deux extrémités - il ne prend pas le Gram. Il ne présente pas de cils. La culture sur bouillon donne un trouble du liquide avec formation d^ondes soyeuses et très peu de dépôt. Sur gélose, les colonies apparaissent comme des gouttes de rosée, qui deviennent ensuite opaques. Sur gélatine, perles jaunâtres, pas de liquéfaction. Pas de fermentation des sucres ni du lait • pas de production d'indol. L'inoculation au lapin a produit une septicémie et dans certains cas des lésions intestinales avec production de mucosités sanguinolentes. Les essais d'immunisation n'ont pas donné de résultats définitifs. Le bacille de Métin a été trouvé dans le sang et dans les selles des dysentériques ; il a été aussi rencontré dans certaines eaux aux environs de Saigon.
(') E. Métin. Recherches sur l'éliolocie de In fK <!,.ni„,.- i d lJ^ff. et de Méd. Colon., t. V. n» /„ fgL). ^ P"-^'' ^^«"^^ (•^««-
^56 AI'l'EyDICE
Les auteurs précédents, eu considérant la dysenterie comme une infection générale, comme une septicémie, ont lait faire un grand pas à l'étude de la maladie vers la réalisation d'un traitement rationnel et spécifique et qui a déjà donné, dans la dysenterie, d'excellents résultats.
C'est surtout à l'Hôpital maritime de Saint-Mandrier, à Toulon, que Lesage a fait ses expériences. Là sont réunies dans un môme service des dysenteries nostras, aussi bien que des dysenteries tropicales d'origines diverses (Chine, Indo-Chine, Soudan, Madagascar). Chez tous ces malades (\ il a trouvé, dans le sang obtenu par piqûre du doigt, un diplocoque formé de deux éléments cocco-bacillaires de i à 2 [X de long, entourés d'une auréole claire. Lesage a publié (-; les principaux caractères de son micro-organisme. Ce parasite existe dans le sang des dysentériques en plus ou moins grand nombre suivant la gravité et la durée de la maladie. U est polymorphe et apparaît le plus souvent comme un diplocoque à grains grisâtres égaux ou inégaux (rappelant en ce dernier cas un ballon avec sa nacelle), entouré d'une auréole blanche qui forme capsule. Parfois, plusieurs diplocoques juxtaposés bout à bout offrent l'aspect de chaînettes. Ce microbe est peu colorable et se décolore par la méthode de Gram. Il est préférable de l'examiner non coloré, à l'état frais, dans des préparations de sang liquides. Voici la manière de procéder. On nettoie à l'alcool l'extrémité du doigt, sans employer de solution antiseptique ; on essuie soigneusement, puis on pique la pulpe du doigt avec une lancette, de manière à obtenir une fine gouttelette de sang. On recueille cette petite goutte de sang sur une lame et on la recouvre d'une lamelle, en pressant légèrement pour bien l'étaler. On examine avec l'objectif à immersion. Le bacille de Lesage est assez mobile.
De récentes recherches faites par le D- Lesage, à Saïgon ont eonfi.me pi ence de son bacille dans le sang des dysentériques en ^o;-'"";"-; (=) Presse Médicale du .G août ,90,. - M. de Med. et de Chu., n.ax. ujoi-
UÏ^EiMEHlE 7^1
11 se cultive facilement, la température optima étant 'Sf. Sur g-élose, les colonies ont la ibrme de petits grains isolés grisâtres, bleutés par transparence, ou d'une nappe très mince n'atteignant ni le fond ni les bords du tube ; elles ne présentent pas d'odeur. Sur gélatine, grains bleutés, plus ou moins confluents ; pas de liquéfaction. Ensemencé sur bouillon, ce bacille produit un trouble uniforme du liquide, ou, si la culture est faible, un dépôt granuleux au bord du tube. Il ne forme pas d'indol. Il n'a pu être cultiv^é sur lait ni sur pomme de terre. Inoculé au lapin et au cobaye, ce bacille produit une septicémie sans localisation intestinale ; chez le chat, on note, outre la septicémie, des lésions de l'intestin analogues à celles de la dysenterie humaine.
Lesage a rencontré son micro-organisme dans . le sang et dans les selles muco-sanglantes des dysentériques ; il l'a trouvé 2 fois sur 5 dans le pus des abcès du foie. Enfin, à l'autopsie, il Ta observé dans tous les organes ; dans les ganglions mésentériques et le système veineux mésentérique, le bacille existe en culture pure.
Si l'on admet que la cause spécifique de la dysenterie est le cocco-bacille de Lesage, on comprendra comment des circonstances extérieures (refroidissement, irritation intestinale, etc.) peuvent produire un premier accès ou une rechute chez un individu préalablement infecté ('). Les lésions intestinales seraient la conséquence de la pullulation microbienne dans les capillaires de la couche cellulaire du gros intestin, aboutissant à la nécrose et à l'ulcération des tissus intestinaux. Mais, d'après Lesage lui-môme, cette infection générale ne suflît pas à expliquer les symptômes consécutifs, diarrhée secondaire, selles spumeuses et boursouflées. Il faut supposer qu'à l'action du diplocoque spécifique vient s'ajouter celle des nombreux micro-organismes, hôtes de
(') Le buciUe ne disparaît pas du sang lorsque le malade guérit ; on l a retrouvé plusieurs mois après la disparition de tout symptôme morbide.
7^8 A/'l'/ÎADfCK
l'inteslin, eUlonl les principaux sont le hacUlus pyocyaiœus, le staphylococciis aurcus et un cocco-bacille miicogènc. En résumé, voici quelle serait la palliogénie de la dysonlorie, telle que l'a caractérisée Lesage (*) :
i" Période sanglaiiLe : septicémie due à un diplocoque (ballon) ;
•>° Période de mucosité ou de graisse : glaires sécrétées par une levure mucogène.
3'' Période des boursouflures : fermentation produite par une levure ; coloration jaune (staphylocoque) ou verte (pyocyanique) des selles.
Les études et les travaux de Lesage, après l'avoir amené à la découverte de son bacille, ont abouti à la préparation d'un sérum dont les qualités thérapeutiques viennent ajouter un nouvel argument en faveur de la spécificité du microorganisme dont nous avons donné la description. La technique de cette préparation n'a pas encore été publiée ; mais nous pouvons fournir quelques renseignements sur les résultats de la sérothérapie que nous avons vu pratiquer à l'hôpital de Saint-Mandrier, où elle est en usage depuis juin 1902, sous la direction du D'' Galliot, médecin en chef de cet hôpital. Le sérum de Lesage est antitoxique ; injecté à un dysentérique, il combat l'infection générale, et son emploi dans les cas aigus et chroniques est suivi d'une prompte amélioration. Le nombre des selles, parfois supérieur à 5o dans les vingt-quatre heures, tombe par degrés jusqu'à une ou deux à peine ; en même temps, le sang disparaît rapidement des matières fécales. Les coliques et la douleur abdominale provoquée par la palpa tion, cessent. Les urines rougeâtres et sédimenteuses montent de aoo ou 3oo grammes jusqu'à un et deux litres et redeviennent transparentes. Les malades retrouvent leur sommeil et reprennent goût au lait, qui doit constituer leur seule nourriture.
(') A. GallioL, loc. cil., t. I. page 8:).
UYSEMTElilK y'j'j
La j)i'osti'ation et la faiblesse générale s'altéiiiient et font place à une sensation de bien-être. Dans les formes hypertoxiques, caractérisées par des selles séreuses abondantes avec un état cachectique, pouls filiforme, respiration ralentie, l'emploi du sérum donne des résultats remarquables, alors que la thérapeuti([ue ordinaire est à peu près impuissante.
La dose employée est de -ao centimètres cubes par jour, en injections hypodermiques faites pendant six joiu's conséculifs dans la région externe de la cuisse. Les injections donnent lieu parfois à une poussée d'urticaire et d'arthropathie très fugace, disparaissant spontanément en deux ou trois jours; ces légers symptômes, analogues du reste à ceux qu'occasionnent la plupart des sérums, ne devront pas être (confondus avec la véritable arthrite dysentérique.
Il est inutile d'injecter des doses supérieures à celles que nous venons d'indiquer. On ne doit pas oublier en effet que si le sérum, en combattant l'intoxication générale, empêche la production de nouvelles ulcérations et permet la réparation de celles déjà existantes, le retour de la muqueuse intestinale ad iiitegruin ne peut se faire que par un processus plus ou moins long. Dès que l'organisme est soustrait à l'inlluence de la toxine dysentérique, ilfaut, d'une part, immobiliser l'intestin, d'autre part le débarrasser des micro-organismes dont la pullulation donne lieu aux selles glaireuses et boursouflées. On obtiendra ce double résultat en ordonnant au malade le régime lacté absolu, avec interdiction de tout autre aliment et de tout médicament, et en lui injectant chaque jour par le rectum un litre de solution de nitrate d'argent à i p. looo, ces lavements étant patiemment continués, aussi longtemps qu'il le faudra, jusqu'cà ce que les selles tendent à reprendre leur caractère normal.
Depuis le mois de juin .902, il n'a pas été employé dans le service des dysentériques de l'hôpital Saint-Mandrier qui compte en moyenne 40 à 5o malades constamment renoul
760 AI'l'l'UyiJlCE
velés, trauLre lliérapculiqiie (|iie les injcclions de sérum de Lesage et les lavemenLs de nitrate d'argent.
Plusieurs de ces malades ainsi guéris ont été revus ciiu] à six mois après leur sortie de l'hôpital. La guéris-on paraissait définitive et aucune rechute n'a été constatée.
.VnCliS DU KOIK
Opération de Fontan. — Le procédé de Fontan, médecin en chei" de la marine, est pratiqué depuis longtemps avec le plus grand succès en France et dans les colonies françaises. Ce procédé consiste à prendre comme voie d'accès au foie la voie transpleurale, toutes les fois que cela se peut. 11 arrive cependant que l'abcès, proéminant sous le rebord costal, exige une laparotomie ; mais le lieu d'élection est tlioracique. L'auteur a décrit sa méthode dans un ouvrage auquel nous renvoyons le lecteur (') et dans de nombreuses communications aux Congrès interna tionaux et aux Sociétés savantes. Nous exposerons brièvement ici la technique opératoire.
On atteindra le foie sans provoquer de pneumothorax en opérant à travers le sinus costo-diaphragniatique, dans lequel ne descend pas le poumon. Pour être sûr de ne pas dépasser cette zone, il ne faudra pas inciser au-dessus de certaines limites qui sont : sur la ligne mamelonnaire, le 7" espace intercostal ; sur la ligne axillaire antérieure, le 9" espace ; et, plus en arrière, le 10'' ou le ii". Pour plus de sûreté, l'incision cutanée portera sur la côte située au-dessous du ponil de ponction. Le lieu d'élection est, pour Fontan, la 9" côte, entre les lignes axillaires antérieure et postérieure.
L'incision cu tanée aura 8 à 10 centimètres de long et suivra le trajet de la côte. On dénude rapidement la côte de son périoste avec une rugine ; puis on la résèque sur une longueur de 6 à 8 centimètres.
(') Bertrand et Fontan. Traité niédico-cbirurgicul de l liépalilc suppurée d: pays chauds [Sociéic d'édidoiis scientifiques. Paris, iS*)")).
ABCÈS DU l'OŒ 7*^'
C'est dans le lit de la côte que l'on va inciser le ibie. Mais Il faut, auparavant, traverser les deux feuillets (costal et diaphragmatique) de la plèvre et le diapliraonic. On canalisera l'issue du pus vers l'extérieur et l'on évitera le pneumollioraxetle pyo-lhorax en suturant au préalable les deux feuillets pleuraux, de manière à circonscrire une boutonnière de 5 à6 centimètres de long. La suture se fait en surjet avec un seul catgut lié d'abord par sa partie moyenne à l'un des angles de la boutonnière, et dont chaque extrémité est enfilée sur une aiguille courbe.
On incise alors les deux plèvres, parallèlement à la peau, dans l'espace circonscrit par la suture. On incise ensuite le diaphragme, puis on ponctionne le foie avec le bistouri, couche par couche, très prudemment. Dès que le pus jaillit, l'index gauche explore l'abcès et détache les brides de tissu sphacélé. Le curettage de la poche constitue la manœuvre à laquelle le professeur Fontan attache le plus de prix. Il est pratiqué avec des curettes utérines, qui débarrassent les parois de l'abcès de tous les détritus et de tous les caillots fibrineux. Le curettage ne donne jamais d'hémorragies, hâte singulièrement la guérison et a amélioré d'une façon considérable la statistique opératoire des abcès du foie. Le lavage à l'eau boriquée chaude achèvera de nettoyer la cavité. Le drainage sera fait à l'aide de deux gros tubes jumeaux allant au fond de l'abcès et maintenus à l'extérieur par une épingle de sûreté. On cessera les lavages dès que la boue hépatique aura disparu de l'écoulement.
Pour cette opération, assez longue et douloureuse, il est indispensable de pratiquer l'anesthésie générale.
Fontan a étudié plus récemment les migrations né|)hrétiques (^), thoraciques (-) et abdominales (^) des abcès du foie.
(') Migrations iiôpbrcliqucs des abcès du l'oie [Remie de Gynccotogie ci de Cliirurgie abdominale, i8()8j.
(*) Migrations thoraciques des abcès du foie (Ibid., i8()t)). (^) Migrations abdominales des abcès du foie (Ibid., i()0o).
A son avis, l'intervention doit ôtre prati(iiiée même lorsque la situation parait désespérée.
Dans le cas de migra Lion vers L'abdomen, l'incision se fera de préférence parallèlement au rebord costal inférieur et par conséquent au bord du foie ; si l'on incisait plus bas, la rétraction du foie laisserait un espace péritonéal dangereux. On pourra agrandir l'ouverture en dehors ou en dedans au cours de l'opération, sans cesser d'être en terrain hépaliquo.
Dans le cas de migraiion Lhoraciquc où la ponction exploratrice reste souvent muette, mais oii la vomique atteste la présence de pus, on n'est pas renseigné en général su- la position de l'abcès. L'opération sera donc, au début, une thoracotomie exploratrice. On réséquera d'ordinaire la 9" el la 10° côte, de manière à avoir assez d'espace pour explorer la surface du foie avec deux doigts de la main gauche. On arrive ainsi, soit à percevoir la fluctuation, soit à rencontrer les adhérences qui, à travers le diaphragme perforé, unissent le foie au poiunon. Si l'incision précédente ne suffisait pas, on devrait pi-atiquer un grand volet à la manière de Delorme.
Dans le cas de migration néphrétique, le point de départ de la collection purulente est la face inférieure du foie. L'incision partira de l'angle de jonction de la masse sacro-lombaire avec la dernière côte et sera dirigéé de ce point vers la crête iliaque s'il y a phlegmon péri-néphrétique, et le long du rebord costal, d'arrière en avant si la paroi n'est pas phlegmoneuse. On relèvera le bord inférieur du foie en le suturant à la lèvre supérieure de la plaie. On curettera le foie et le rein, si ce dernier est ulcéré.
INDEX ALPIJ A13ÉÏ1QUE
Abcès danti la (llariosc, 566.
Abcès du l'oie, 419.
— anatomic palhologique, 43;.
— caractères du pus, 439-
— causes de mort, 43;.
— dii'guostic, 444-
— distribution géograpliique, J
— et alcoolisme, 4^4-
— et dysenterie, 4'20.
— éliologie, 420.
— opérations, 449-
— opération de Fonlan, 760.
— pathogénie, 44 1-
— symptômes, 426.
— terminaisons, 435.
— traitement, 447- Accès paludéen, 63.
— atypique, 66.
— pernicieux, 85.
— quarte, 71.
— quotidien. 67.
— tierce, 74.
Adéno-lymphocèle, 568.
Aïnhum, 724.
— étiologie, 726.
— symptômes, 725.
Algide (accès pernicieu.x), 88.
Amblyopie paludéenne, 87.
— quinique, 87.
Jiiiœha coli, 369, 397, 440.
— dysenteriœ, 371.
Amphisloîiiuin hoininis. 661.
yVnakhre, 721.
Anémie des mineurs, 642.
Anguillula stercoralis, 397.
Ankyloslouiiase, 64'-i-
— anatomie pathologique, 65i.
— diagnostic, 65o.
— prophylaxie, 656.
— symptômes, 648.
— traitement, 653.
Ankylostomum diiodciiale, 248, 6 Anophèles, 39.
— claviger, 40.
— hôte de l'hématozoaire, 28.
Antipyrine dans la malaria, 159.
Aphasie paludéenne, 86, 147.
Aphtes des tropiques, 396.
Argas inoubaia, ■jiS.
— pevsicus, 714.
Ascaris lumhricoïdcs. 639.
— caractères des œufs, 637.
— mode d'injection, 639.
— symptômes, 640.
■ — • traitement, 641.
Aspergillus, 703.
Attaques convulsiv^s (malaria), 86.
Bacillus coli conimunis, 362.
— dysentevix, 363 .
— legrx, 488.
Bacteriiim coli coininunc, 372.
— dysenteriœ, 373.
Balantidium coli,
Barbiers, 281.
Béribéri, 281.
— à bord des navires, 294.
— anatomie pathologique, 3oi.
— cœur et circulation. 286.
— diagnostic, 3o4.
INDEX ALPIlAUÉTiqUE
Béribéri, distribuliou géographique,
— éliologic, "293.
— forme atropiiique, 28 i.
— Iiydropiqiio, '287.
— inixle, 288.
— pronostic, 3o3.
— trailomciit, 3o5.
Biclio, 389.
Bilharzia hœmalobia, 599.
Bilharziosc. SgS,
Bilieuse rérnillculc (fièvre), 8.î.
Biskra (clou de), 53 1.
Blastopliorcs, 37.
Boophilus bovis, i3.
Bolhriocephalus latus, 663.
— mansoni, 665.
Bourbouillcs, 670.
Bouton d'Orient, 53i.
Bubon climatérique, 719.
Bubonique (peste), 190.
Cachexie ^Jalustre, 119.
Calabar (tumeur de), 621.
Caribi, 389.
Cause de l'intermittence (malaria), 62.
Cestodes, 662.
Choléra, 32i.
— anatomie pathologique, 34o.
— bacille de Finklcr-Prior, 332.
— comma-bacille, 329.
— diagnostic, 343.
— distribution géographique, 32 1.
— étiologle, 322.
— germe (discussion), 332.
— ■ inoculations anticholériques, 348.
— prophylaxie, 345.
— quarantaine, 345.
— sicca, 339.
— suites, 340.
— symptômes, 336.
— traitement, 35i. • Cholérine, 339.
Chyleuse (ascite), 588.
Chylocèle, 588.
Chylurie, 573.
Cirrhose biliaire infantile, 4^8.
Classification des parasites (malaria).
Clou de Biskra, 53 i.
Cochinchine (diarrhée de), 396.
Coko, 509.
Comateux (accès pernicieux), 86.
Corps à Ihigelifs (malaria), 19.
— cuivrés, 76.
— eu croissant, 22.
— en rosace, 36.
— sporulès. 68.
Coup de chaleur, 258.
Coup de soleil, 261 .
Craw-craw, 623.
Culex, 39.
— fascialiifi, 735.
— distinction ^ivec Y Anophèles, \o, Cyclops f/uadricornis et ver de Guinée, 6i5.
Denguc, 220.
— anatomie pathologique, 229.
— diagnostic, 229.
— dill éronces avec l'influenza, 220.
— distributioii géographique, 220.
— éruption, 225.
— étiologie, 322.
— symptômes, 223.
— traitement, 23o.
Derinatobia cyani'.'enlris, 711.
— noxialis, 711.
Dermatose parasitaire, 625.
Diarrhée chronique des pays chauds
(spruc), 395.
— chyleuse, 588.
— de Cochinchine, 396.
■ — • des iiauteurs, 392.
Diarrhœa alba, 396.
DisLoiiiitni buski, 661.
— conjunclum. 63 1.
— • crassum, 661.
— hœmalobiuin. 598.
— hepalicum, 635 .
— helerophyes, 662.
— pulinoiiale , 627.
— riiigcvi, .
— sineiise, 63 1.
— • weslermanni, 627.
Doclimius duodenalis, 64'2.
Double tierce (malaria), 62.
Draconculose, 612.
Dragonueau, 610.
Drepanidium rananim, 12.