‹ Maladies des pays chauds; manuel de pathologie exotique. Tr. de l'anglais [electronic resource]Chapitre 38 sur 136 · I .of · texte numérisé non relu

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ne.incnt pour injections hypodermiques.

TRAITEMENT : QUIMJSE i55

la voie ordinaire et qui fut promptement guéri à l'aide d'injections hypodermiques. Benson a réussi également de la môme manière dans les cas rebelles.

Précautions. — 11 est bon de rappeler que parfois le tétanos a suivi une injection de quinine, non pas avec l'idée de détourner le médecin d'administrer ainsi le médicament, mais pour bien le pénétrer de la nécessité de se servir "scrupuleusement d'instruments et de solutions aseptiques. Dans ces cas malheureux, ce ne fut pas la quinine qui produisit le tétanos, ce fut le bacille tétanique, et ce bacille fut introduit dans l'organisme soit par une aiguille sale, soit par une solution infectée. Le tétanos est une maladie extrêmement commune dans certaines régions tropicales. Dans l'Afrique occidentale, par exemple, une grande proportion de blessures, si légères soient-elles en tant que plaies, sont suivies de tétanos lorsqu'elles sont souillées par la terre ou des objets malpropres.

Les Français, en Sénégambie, ont rencontré le tétanos sur la côte. Un voyageur qui a vécu longtemps au Congo m'a raconté que certaines tribus empoisonnent leurs flèches en en plongeant simplement l'extrémité dans une espèce particulière de boue. Une blessure faite avec ces flèches produit presque à coup sûr le tétanos. Dans beaucoup de régions tropicales, la distribution du bacille est si générale que le trismus des nouveau-nés est la principale cause de la grande mortalité chez les enfants. Toutes les précautions doivent donc être prises pour éviter que le petit instrument de guérison ne devienne pas, par suite de négligence, un instrument de mort.

On peut encore faire prendre la quinine par la voie rectale. Elle est rapidement absorbée par ce procédé si l'intestin n'est pas trop irritable.

Injeclioii inLraveineuse de quinine. — Dans les cas d'accès pernicieux à forme comateuse, dans lesquels il est de toute

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importance d'obtenir une action rapide et puissante du médicament, Bacelli recommande l'injection intraveineuse de la solution suivante : chlorliydrate de quinine . gramme, chlorure de sodium ya centigrammes, eau distillée ,0 o-rammes. Il a employé cette solution avec grand succès dans ces cas désespérés, injectant directement dans la veme 5 à 7 orammes à la fois. 11 a constaté que, tandis qu avec l'injection hypodermique la mortalité dans de pareils cas montait ix .7 p. .00, avec l'injection intraveineuse elle tombait à 6 p. 100.

Teinture de Warburg. - Une préparation très efficace pour administrer la quinine, et qui jouit, en beaucoup d endroits, d'une grande réputation, est la teinture de W arburg. Elle contient en plus de la quinine un certain nombre de médicaments, dont quelques-uns sont sans aucun doute inertes, tandis que d'autres possèdent un pouvoir thérapeutique c rtaln. L'e.périence a montré que cette combinaison est bonne en réalUé et que la teinture de Warburg reus t parfois là où la quinine seule a échoué ou agit trop lenteement. Cette teinture parait avoir un pouvoir su orifKiive éner^ue, La dose est de ,5 grammes et on la répète apre deux 01 trois heures. Son action parait être analogue a celle de an ipyrétiques maintenant en vogue (antipyrine, phenace ine), médicaments qni, lorsqu'on les associe a la quinine dans le traitement empirique des fièvres paludéennes, calment parfois la céphalée et le malaise fébrile.

Mode d'.oUon de la quinine. - Le mode d'action de la qlL n'a pas encore été expliqué d'une manière .n

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SresllLs^^Urer;-! J . même fa^n dans le paludisme, c'est-à-dire comme poison direct poui

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D'autres soutiennent qu il agit en si

TRAITEMEyr DE LA REMITTEISTE BILIEUSE iS;

cytes, ennemis naturels du parasite. Quelques expérimentateurs prétendent, d'autre part, qu'il paralyse les globules blancs. Que la quinine ne détruise pas tous les protozoaires du sang, cela est certain, car elle n'a aucune action sur les liémocytozoaires des oiseaux et des reptiles, ou sur le . trypanosome de la surra. Ce qui est certain, c'est que chez l'homme, à. l'exception du corps en croissant, elle amène la disparition rapide de l'hématozoaire dans la circulation générale. Quelques auteurs prétendent qu'elle produit des effets très actifs sur les spores libres du parasite de la malaria et sur les formes intraglobulaires très jeunes, mais qu'elle est sans action sur les parasites plus avancés en âge; d'où ils concluent qu'il faut la donner dès le début du cycle évolutif de l'hématozoaire. D'autres, au contraire, affirment qu'elle agit seulement sur les grandes formes intraglobulaires, et par conséquent recommandent son usage dans les derniers stades de l'évolution du parasite. Il ne semble pas que la quinine ait quelque effet sur les corps en croissant ou qu'elle empêche leur transformation en corps à flagelles. Gomme je l'ai déjà dit, j'ai rencontré dans le sang des corps en croissant et des corps à flagelles trois semaines après la guérison d'accès de fièvre à l'aide de fortes doses de quinine continuées pendant quinze jours.

Un fait curieux, c'est que la quinine, surtout à faible dose, semble réveiller parfois un paludisme latent et faire éclater un accès de fièvre. On peut en dire autant d'une cure d'eau minérale, du traitement hydrothérapique et des bains de mer.

Traitement de la rémittente bilieuse. — Dans la rémittente bilieuse et dans les autres formes graves de fièvres paludéennes, on ne doit pas, comme dans ' le cas d'une simple fièvre intermittente, attendre une rémission pour donner la (piinine. Attendre, la rémission ou le stade de

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sueur, telle est la méthode ordinaire; on a dit que donner la quinine à n'importe quel autre moment est une mauvaise pratique, et que Tignorance de cette superstition expose à des eonséquences terribles. *Dans tous les cas de fièvre grave une forte dose de quinine, ^5 centigrammes h 1 gramme, doit être administrée sans délai. Le parasite ne saurait être combattu trop tôt. 11 est désirable que les intestins soient d'abord bien dégagés; la quinine paraît mieux agir dans ces conditions. C'est une erreur toutefois de retarder l'administration du médicament pendant l'action du purgatif. Un purcatif est-il indiqué, on le donnera en môme temps que la quinine. Le meilleur est le calomel à la dose de 3o à 6o centio-rammes. Ensuite la quinine sera donnée en doses de 3o centigrammes, répétées chaque trois ou six heures jusqu'à ce que la fièvre soit tombée. S'il y a abondance de vomissements bilieux, un vomitif tel que l'ipéca ou quelaues corgées d'eau chaude nettoiera l'estomac et pourra lui permettre, après quelques instants, d'absorber la quinine. Celle-ci est parfois plus promptement absorbée si on la donne dans de l'eau chloroformée. Des sinapismes appliqués àl'épigastre, des injections hypodermiques de petites closes de morphine, des morceaux de glace, des gorgées d'eau très chaude, des boissons gazeuses, du Champagne, une ou deux gouttes de teinture d'iode, peuvent servir a l'occasion pour arrêter les vomissements. Si ces mesures échouent et si les vomissements sont assez f-q-nts .pou que la dose de quinine soit immédiatement rejetee, il e t utile s'il n'y a pas de diarrhée, de vider le rectum a 1 aide d'un lavement 'd'eau chaude et, dès que cette eau chaude aura été expulsée, d'administrer un lavement de . gramme, d quinine dans loo grammes d'eau, en ajoutant quelque gouuls d'acide pour faire dissoudre. En même -J. fe a nrendre parla bouche le calomel à la dose de io a 6o centi Tramme' Aussitôt que l'estomac sera revenu au repos on ;ourra de nouveau donner la quinine par la bouche.

TRAITEMENr DE L HÉMOGLOBINURIE 169

Traitement de l'hyperpyrexie. — L'hyperpyrexie doit être rapidement combattue par Timmersion prolongée dans un bain froid, par des injections rectales d'eau glacée, par l'application de glace sur la tôle, etc. En môme temps, la quinine sera injectée par la voie hypodermique, ou dans une veine^ à fortes closes répétées, toutes les trois heures jusqu'à ce qu'on en ait administré 2 grammes à 2 gr. 5o.

Dans de pareils cas, une action rapide est de première nécessité et peut sauver la vie. Si la température est maintenue abaissée pendant trois ou quatre heures, la quinine a le temps d'agir sur les parasites qui encombrent les vaisseaux intracraniens; mais si on laisse la température monter, le malade est enlevé avant que la quinine ait eu chance d'agir. Le bain froid est donc absolument nécessaire.

Dans ces conditions, l'antipyrine et les antipyrétiques similaires sont plus mauvais qu'utiles. Une bonne règle est de se préparer cà donner le bain froid si la température axillaire s'élève cà 41° et de retirer le malade du bain lorsque cette température sera descendue à 89°.

Traitement des accès algides et dysentériques. — Les accès algides et dysentériques demandent à être traités par la quinine associée avec une légère quantité d'opium. Si les symptômes dysentériques persistent, l'ipéca ou les purgatifs salins à haute dose et l'opium seront aussi prescrits.

Traitement de la fièvre hèmoglobinurique. — De toutes les formes de la malaria, la lièvre hèmoglobinurique est de beaucoup la plus résistante à la quinine. Quelques médecins de valeur recommandent l'emploi de ce médicament à des doses héroïques, et le donnent toutes les deux heures à doses fractionnées jusqu'à atteindre 7 grammes par jour • et ils maintiennent cette dose jusqu'à ce c|uc la convalescence s'établisse. D'autre part l'hémoglobinurie peut survenir pendant que le malade est sous l'innuence de la quinine •

et môme quelques écrivains expérimentés — les Plehn, Koch et cr autres - déclarent que la quinine favorise et môme produit l'hémoglobinurie. Après avoir essayé ce médicament dans de pareils cas et avoir comparé avec som les résultats du traitement avec et sans quinine, ces auteurs ont abandonné son usage. Tant que l'hémoglobinurie persiste ils traitent les symptômes, réservant avec prudence le médicament spécifique pour le cas où la maladie changerait de caractère et se terminerait en simple fièvre intermittente. Il ne peut y avoir aucun doute qu à fortes doses, la quinine exerce une certaine action destructiv.e sur les globules du sano- rendant leur hémoglobine instable. Par suite, lorsque son'influence toxique s'ajoute à celle du poison malarien, il peut arriver que cet apport fournisse le peu qui manquait pour déterminer une élimination abondante d'hémoglobme crui si la quinine n'avait pas été ordonnée, aurait pu ne pas se produire. Bastianelli (A/z,z. cliMed., anno Il,fasc. .) indique judicieusement les règles suivantes pour l'emploi de la quinine dans la fièvre hémoglobinurique : - {a) si 1 hemoglobinurie se produit au cours d'un accès paludéen et qu on trouve des parasites dans le sang, on donnera de la quinme. ib) Si les parasites ne se rencontrent pas dans le sang on ne donnera pas de quinine, (c) Si la quinine a déjà été administrée avant que l'hémoglobinurie se soit montrée et qu'on ne trouve plus de parasites, on suspendra son emploi; mais si les parasites persistent on devra la contmuel^

Le calomd à fortes doses - i à . grammes - est ties employé par certains dans la fièvre hémoglobmurique On 'a lonné'systématiquement en Afrique dans -tte a fecUon. J'ai entendu dire qu'on l'y administrait par cuillerées a cf. Je connais tels cas qui ont parfaitement gueri sans un cent tamme de quinine ou de calomel. Ce dernier peut produire une Tomatit grave ; on doit donc l'ordonner avec pruch^nce. i:lec a préconisé l'emploi de petites ^oses e forme dans la fièvre hémoglobinurique. Sa formule est

TRAITEMENT DE L'IIÉMOGLOBINUIUE i6i

chloroloi'mo 4 grammes, gomme araljique pulvérisée q. s., eau sucrée aoo grammes. De cette potion, on administre une cuillerée à café toutes les dix minutes jusqu'à produire un certain degré d'intoxication chloroformique. On maintient cet effet à l'aide de lavements de chloral. Dans 22 cas ainsi traités, il n'y a pas eu de décès.

Vacide tannique est un autre médicament qui jouit d'une certaine réputation dans le traitement des fièvres palustres qui ont résisté à la quinine, et spécialement dans les cas de fièvre hémoglohinurique. On l'administre bien dilué, en doses de I gramme répétées quatre ou cinq fois à des intervalles de deux heures, et on recommence le troisième et le sixième jour en donnant deux doses chaque fois.

Le salicylate de soude est un remède très employé actuellement ])ar certains praticiens dans l'Afrique occidentale, et, paraît-il, avec de bons résultats.

La transfusion du sang a été pratiquée avec succès dans quelques-uns de ces cas s'accompagnant d'un haut degré d'anémie. Les inhalations dioxygène sont indiquées, mais peuvent rarement être employées.

Précautions. — Un malade qui est atteint ou qui est menacé de l'hémoglobinurie, ou qui a déjà eu cette maladie, devra, dès la plus légère indication d'un mouvement fébrile, se mettre aussitôt au lit, se tenir le corps chaud et scrupuleusement à l'abri des courants d'air, et prendre des boissons chaudes en abondance. S'il y a des hématozoaires dans le sang, la quinine sera prise à doses modérées — 3o centigrammes — toutes les trois ou quatre heures (de préférence par la voie hypodermique), et on prescrira en outre une large dose de calomel. Ceux qui ont déjà souffert de fièvre hémoglohinurique devront toujours avoir soin d'éviter l'humidité, le refroidissement, la fatigue excessive et en général toute cause de dépression physiologique. Il est extrêmement dan- .gereux de s'asseoir pour se rafraîchir en gardant sur soi des vêtements mouillés soit par la transpiration, soit par une

Patrick Manson. - Maladies des pajs chauds. , i

c MALARIA

autre cause. Lorsque l'urine tond à devenir rare, les du,retiques ne seront pas ordonnés avec l'idée de stimuler les fonctions rénales. Dans ces circonstances on fera des applications chaudes sur la région lomljaire, on administrera en abondance des liquides agréables à boire et on ordonnera la diète lactée absolue, jusqu'à ce que l'albumine ait disparu des urines. C'est le seul traitement systématique de la phase hémoglobinurique des fièvres palustres qui soit rationne et sans danger. Les antipyrétiques, tels que l'antipyrine et la phénacétine, sont dangereux.

Autres .emédes dans la malaria. - Pendant toute la duVée de la fièvre, l'arsenic ne m'a jamais donne de résultat tpp ciable. L'arsenic ne doit pas être substitué à la quinine Zdant la fièvre, mais une fois la fièvre passée on doit le p escrire comme reconstituant du sang. J'ai entendu pari de e s de fièvres rebelles guéris par des doses de . grammes de 1 nueur arsenicale. Je ne me suis jamais aventure mo même squ'à ces doses héroïques. Je n'ai jamais vu de m de tirer un bénéfice comparable à cclu que procure malade let méthylène, de l'acide phe-

"rr'l de d!;^ narcotine, de l'analgène, du phéno- "T'f nar hénium de l'ailanthus, de l'eucalyptus ou de colle, du P-*^° médicaments qui de temps

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TRAITEMENT DE LA CACHEXIE PALUSTRE i63

dose est de 5 à 20 centigrammes [BriL. Med. Jourii., 17 août 1895).

Le chlorhydrate de pliénocoJle, en doses de 60 centigrammes administrées cinq, trois et deux heures avant le début présumé de l'accès, a été employé avec succès en Italie et on dit qu'il a réussi dans certains cas où la quinine avait échoué. Le traitement au tannin, dont j'ai déjà parlé, peut aussi être essayé dans des cas rebelles où la quinine a échoué ou n'a pu être prise. Une pilule de 6 centigrammes de capsicum associée à 3o centigrammes de quinine a parfois réussi là où la quinine seule était impuissante. J'ai donné ce médicament, mais je ne se saurais dire quelle part il a eue dans la guérison. Je puis dire que je n'ai jamais vu une fièvre ordinaire sans complication résister à la quinine administrée à propos. Il se peut cependant que dans de rares cas la quinine échoue, et qu'elle ait plus d'action sur les fièvres tierces et quartes que sur les fièvres pernicieuses. Elle n'empêche pas les rechutes, toutefois, même dans les infections non pernicieuses. L'euquinine, récemment introduite dans la thérapeutique, posséderait toutes les vertus curatives de la quinine et serait complètement exempte d amertume. La dose est la même que pour la quinine. Elle paraît rendre des services dans le cas de paludisme chez des enfants.

Traitement de rhypertrophie de la rate et de la cachexie palustre. - La grosse rate de la cachexie palustre çera de préférence traitée par des révulsifs (application de teinture '1 iode ou d onguent mercuriel) et des purgatifs salins asso- <;'es avec la quinine, l'arsenic et le fer. L'hypertrophie du loie et la congestion des viscères abdominaux qui accompagnent toutes les maladies palustres de longue durée seront ; I icacement traitées par une cure d'eau de Kissingen ou de

ilsbad - la première sera employée de préférence si l'ané- -e est notable. Les cachectiques devront quitter les con-

,,ées palustres où ils sont sous l'inftuonce du po.son et ZSLn moins un an on Europe. Us don-ent avo.r so,n le s'habiller chaudement, surtout lorsqu'ils reviendront pour a , ,'mière fois dans des climats tempérés ; de ne surmener ^L eur corps ni leur esprit; d'éviter la fatigue excessive, la : n:;ipation., de ne pas s'exposer . un " ^

vent l ès violent, ni à la pluie ; de vivre avec tempciance et de sire en général les préceptes du sens commun. Un eeiour dans un climat see, frais et ensoleillé ou un voyage en' mer aident admirablement au rétablissement de la santé dans la cachexie palustre.

Nourriture et boisson dans U malaria. - L'alimentadan les fièvres palustres doit être légère et surtout r;,irilr préparatifs e^erveseentes aideiat s.ivent^a ■

^rSurpln'dT::::: r^ure un cit-on coup.

Citron (faire bouillir penaa

-T'? Cr:muer::ut:fer line boisso^n très " l!s es rémittentes etqui peut être employée

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r:"si ^eCst nécessaire, on y joutera du vin on ! de la bière.

.aprophyla.iedeUmab«.aestba.^ espèces particulières de n oust q ^^^^^^ ,

pour la P-l'-^^.'Xict 'ex rination de ces insectes ou. auront donc pour objet 1 ext à délaut, la prévention de leurs piquies.

PROPHYLAXIE i65

déclarer la guerre à tous les moustiques ; nos connaissances actuelles semblent nous indiquer que seul V Anophèles est en cause. Comme les individus appartenant à ce genre sont facilement reconnaissables, et comme ils ont besoin de certaines conditions d'existence, leur extermination dans des zones limitées peut être poursuivie avec succès.

Drainage, culture et inondation. — L'expérience a montré qu'on pouvait faire beaucoup pour délivrer une localité de la présence de la malaria. Le drainage et la culture, là où la terre permettra de récupérer les sommes dépensées ; l'inondation permanente et complète dans le cas contraire, si cette inondation est possible ; un pavage convenable des villes insalubres et le comblement des marais .aux eaux stagnantes, telles sont les mesures principales (dirigées en somme contre les moustiques) qu'il faudra prendre lorsqu'on voudra assainir des districts palustres. En Angleterre, en flollande, en France, en Algérie, en Amérique et dans beaucoup d'autres régions, de vastes étendues de terrain, qui jadis étaient stériles et pestilentielles, sont devenues salubres et productives grâce aux moyens sus-indiqués.

Il faudra prendre soin, en faisant des travaux publics de .grande étendue, d'établir un drainage du sous-sol qui soit ■ en rapport avec l'irrigation ; avant d'introduire de l'eau en iplus grande abondance dans une ville où elle était jusque-là a mal distribuée, on devra installer un système de drainage 1 permettant d'évacuer le trop-plein ; enfin on évitera de por- Iter obstacle au drainage naturel d'une région en construisant :par exemple un cbemin de fer. C'est une chose des plus dangereuses dans les régions fortement impaludées que de aire n'importe quel travail pouvant exhausser le niveau de 1 eau souterraine.

Situation des habitations. - Ceux qui vivent dans les régions palustres doivent habiter des villages ou des villes

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avant des rues et des cours bien payées, aller aux travaux des champs pendant la journée, mais retourner le so.r a la ville pour y passer la nuit. Les maisons doivent è re placées, i oLibl J, dans un lieu élevé et sec, en évitant es terrams aro^ileux. Il est imprudent, dans des pays comme 1 Atuque où presque tous les Européens subissent rempo.sonnemen

malarien chronique, de placer les ^^^^^^'^'^"-^ J^iÏl endroits non abrités, où les grands vents P-d" -

aes refroidissements ^ :::^Z '::i:l

Pour la même raison, dans les lieux eicvob devront être entourées cVarbres plantés à quelque distance, ou de terrains plus élevés. Dans les environs des maisons, ou cle l ^^^^ naturel qui

r>Ti poimervera si possiDie la coucuc ^

ec ut: le sol et o'n la remplacera ^'^^^^^^^^^^^ été détruite -, sinon le terrain nu sera « ' ^^.^^

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ou dans les réservoirs, car c est cieer ae „.,,o„nées. Les mares et les flaques d'eau seront "^^tent Les étangs seront peuplés de po.sson ■^^^^^"^é. leurs à la destruction des moustiques en

larves. On éviterale voisinage des ^^^^J'^J,^ .es

en petite quantité sur la surfac ^ ^'^J^^l^l^n-sUryes; inoustiquesd-ydéposerleursœusetasphj^^^^^

„„ le --"-'^-/;J7::rge^ tlute personne pm-

ferd^t^r::,:: aciir dani .s contrées palustres.

i« cult^e des am-es et des plantes. - On a fondé

beailup d'espérances, une c"'-i-;H-<l- . ,

t„re de diverses espèces -l'-^'f ^ ^-^^^ f e la mala- Ujpius globulas) comme moyen do supp.cssi

ria. On atlribiiait des propriétés spécifiques aux exhalaisons balsamiques de ces arbres. Ces espérances n'ont pas été remplies dans tous les cas ; mais, sans aucun doute, la propriété qu'a cet arbre, à croissance rapide, de dessécher le sol, ou peut-être d'éloig-ner les moustiques qui, dit-on, sont incommodés par l'arôme particulier dégagé par ses feuilles, le rend utile dans quelques localités. On peut en dire de môme de la culture du tournesol, du chrysanthème et de plusieurs autres plantes. Il est possible que ces espèces aient quelque influence sur la vie du moustique et produisent ainsi de bons effets.

Travaux de terrassement. — Le sol ne doit pas être remué pendant la saison malsaine. Les ouvriers qui travaillent la terre ne devront jamais dormir cà côté de leurs chantiers.

Utilisation de ,r expérience des indigènes. — Il est imprudent de construire au voisinage d'un endroit réputé insalubre par les indigènes, car ceux-ci sont, en général, renseignés à ce sujet. De plus, si cela est possible, on évitera de résider dans une localité où Ton trouvera des habitants anémiés et porteurs de grosses rates, ce qui est une indication certaine d'insalubrité. L'eau provenant de puits ayant une mauvaise réputation, ou l'eau des marais, ne devra jamais être employée, du moins sans avoir été bouillie. Nous ne savons pas, d'une manière certaine, si la malaria peut se transmettre par I cau ; mais il est certain que les indigènes de beaucoup de régions le croient, et, comme leur opinion est basée en l'espèce sur l'expérience de plusieurs générations, on ne doit pas l'ignorer,

Autres précautions. - Il faudra éviter de se rendre dans des endroits notoirement palustres à la tombée de la nuit ou au point du jour. Dans ces localités, il est dangereux de dormir sur le sol ou près du sol ; par conséquent, les chambres a coucher devront être situées aux étages supérieurs et les habitations élevées sur des piles ou des arches, de

^gg MALARIA

manière h ne pas toucher le sol. Le bon sens nous indique que les expéditions et les voyages dans les pays palustres ioivent être exécutés et terminés pendant la bonne saison, s'il V en a une. Oa fera toujours usage de mousUquaire ; beaucoup de voyageurs en attestent la valeur, si pleinement confirmée parles récentes découvertes. On devra se couvur pendantle sommeil et toutes les précautions (telles que feux, Iranches d'eucalyptus, etc.) seront prises, autant que les circonstances le permettront, pour éloigner les —

Les personnes atteintes de paludisme sont dangereuses pour leurs compagnons : on devra donc les tenir à 1 ecar ou tout au moins les forcer à dormir sons une moustiquaire sera réellement économique de distribuer Uberalemen

. T ^ «ans néolio-er les aviiieb

quinine aux indigènes; tout cela sans ne„i

pratiques qui contribuent à assainir une localité.

Quinine et arsénié eomme prepbylaetiques. - On a bet^up écrit sur l'usage prophylactique de r-enic e d • la quiniL dans la malaria, et les opinions son loin d et.e

d'accord sur ce sujet. La P'-P-' -''-■^"^ til senic tout pouvoir préventif. Duncan, après --'^ ^^^^cl plète des cas qui ont été publiés, après de ex e, ence personnelles de longue durée et menées avec soin sm de grandes quantités de troupes, conclut 1-. ' " "

fucune espèce de pouvoir prophylactique, mais que la q rine, à dos'e quotidienne de =o : 3o -nt.grammes d m m de moitié les cas de fièvre. 11 recommande par te vigueur l'usage systématique ^-^I^^^I^IZ^ expéditions qui nécessitent un se^o i cUn ^-^^ impaludées. Cette opinion a ete également beaucoup de médecins de grande ^-^-^'^'^^-^'Z^,,, en reconnaissant à la quinine un pouvoir P>-«^'=""f ^ fièvres palustres ordinaires, dit qu'elle n'a aucune mil lence p duction des fièvres pernicieuses. D'autres a^te rs au contraire, constatent que les personnes qui prennent

la (luinine d'une manière systématique, bien que restant sujets jusqu'à un certain point à des accès légers, jouissent d'une réelle immunité contre les accès pernicieux. Somme toute, l'expérience plaide en faveur de l'emploi systématique et quotidien d'une dose préventive de quinine, 20 à 3o centigrammes.

Autres prophylactiques. — Le thé, le café, l'alcool à petites doses sont d'une utilité manifeste ; mais on n'en usera qu'avec une grande modération ; l'alcool ne sera pris qu'après la fin du travail de la journée et lorsqu'il n'y aura plus aucune nécessité d'aller au soleil. Grudeli recommande fortement, comme prophylactique, la décoction de citron (préparée comme il a été décrit page 164); son usage ne peut pas faire de mal et c'est une boisson agréable, légèrement tonique et apéritive, et qui convient tout à fait aux pays chauds. La décoction faite avec un seul citron peut être prise en plusieurs fois dans le courant delà journée.

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