SYNCOPE THERMIQUE
Définition. — Une défaillance ou un évanouissement soudain produit par l'exposition à une haute température I atmosphérique.
Etiologie. — Le corps humain h l'état sain, lorsqu'il n'est pas gêné par des vêtements incommodes, ni épuisé par la fatigue ou les excès, ni encombré par un excès d'aliments, par des boissons alcooliques ou par des remèdes, peut supporter impunément de très hautes températures. Dans beaucoup de pays, des hommes vivent et travaillent en plein air a des températures de 38» à 45\ Beaucoup d'industries sont exercées à des températures bien supérieures : la verrerie, la raffinerie de sucre par exemple. Les chaulfeurs dos 'navires, surtoutsous les tropiques, font pendant des heures leur pe.nble besogne à des températures dépassant parfois
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Mais lorsque ractlvité physiologiqac a clé altérée par la * maladie, en particalier par une airection cardiaque ou par une affection des reins, du foie, du cerveau, par la malaria, par des excès alcooliques ou autres, par la fatigue, par l'entassement des individus dans un môme local ; lors(iue les vêtements inconfortables sont une gô^e pourl'organisme; ou lorsque plusieurs de ces facteurs, sont combinés alors les hautes températures sont difficilement supportées, 1 mnervation du cœur peut faiblir et une syncope en être la conséquence. Ghevers, l'un des mieux placés pour avoir une saine opinion en la matière dit que : « Si nombreuses que soient les causes du coup de chaleur, toutes les observations , recueillies en Inde montrent que la principa e cause est rivrognerie ». Le praticien sous les tropiques devra se rappeler cette remarque; elle s'applique à toutes les formes de
« coup de chaleur. »
La syncope dont nous nous occupons est une des man. ■ festations de ce c,ue l'on nomme tantôt coup de soleu » s le sujet a été exposé au soleil, tantôt « coup de chaleu. JiU^té atteint Sans u„ endroit couvert. Dans neuf cas sudix ce coup de chaleur, ou ce coup de soled s.gn.f.e sunple- : ;t synco'pe; syncope causée par r-tion de la ci.a e-. solaire ou atmosphérique, ou d'une ' ^^^^^j^^
sur uu corps dont la résistance a été affaiblie par la malad e ou c u^se trouve dans des conditions physiologiques defeclu s G tte forme de coup de chaleur n'a donc pas une t:Zn,o. géographique spéciale, et ^ ,V^<>^^^^ nlus une anatomie et une pathologie spéciales. Comme ei t é ide^ent apte à se produire surtout dans im c ima haud, et dans les pays tropicaux, son étude intéresse pi UérLment tous ceux qui s'occupent dos maladies tiopi
aies.
tomber. 11 est pâle; le pouls est petit, faible et parfois irrégulier; la respiration est superficielle, jamais stertoreuse; les pupilles sont dilatées; la peau est froide; la température est au-dessous de la normale ; il peut y avoir de l'inconscience partielle, plus rarement complète. D'ordinaire, au bout de peu de temps le malade revient à lui graduellement; il ressent alors le plus souvent un violent mal de tète et une grande prostration. Dans un petit nombre de cas on ne peut ranimer le patient et la mort succède à la syncope.
Traitement. — Le malade sera couché aussitôt sur le dos dans un endroit frais, aéré et à l'ombre. Ses vêtements seront desserrés, un peu d'eau répandue sur sa figure et sa poitrine, et de l'ammoniaque placée sous ses narines. S'il y a lieu, on pourra faire absorber par la bouche, ou injecter dans le rectum ou sous la peau un stimulant. C'est une erreur que de doucher trop abondamment; le but est de stimuler et non de déprimer.