‹ Maladies des pays chauds; manuel de pathologie exotique. Tr. de l'anglais [electronic resource]Chapitre 53 sur 136 · COUP DE SOLEIL · texte numérisé non relu

COUP DE SOLEIL

et mouraient après quelques convulsions. Dans ces cas, instantanément mortels, la paralysie cardiaque ou respiratoire semble être de la nature d'un shock, comme à la suit, d'un coup ou d'une violente impression sur l'encéphale.

Il est hors de doute que les efforts entrepris dans de telh^s circonstances peuvent, dans certains cas, amener une apoplexie ou une rupture quelconque dans des tissus préparés à un tel cataclysme par des dégénérescences morbides dép 3, n c 1 G ïin ç s •

Il existe un autre type de cas dans lequel, après une longue exposition au soleil, un état fébrile survient. Cette fièvre estparfois très violente, avec une céphalalgie intense, un pouls plein et rapide, une peau sèche et cuisante, de la photophobie, l'intolérance du bruit et du mouvement, et parfois des vomissements. Cet état fait penser à de la cono-estion et peut-être de l'inflammation des méninges. La période aiguë peut cesser rapidement, ou, au contraire, persister des jours et des semaines. Elle peut ne pas laisser de traces, ou être suivie par divers phénomènes nerveux morbides plus ou moins permanents. Parmi ces suites,les auteurs ont cité le tremblement, la perte de mémoire, l'amaurose la surdité, des états parétiques variés, l'épilepsie, les.troub es cérébraux, la céphalée continue ou récurrente, les troubles gastriques. U n'est pas toujours aisé de distinguer da Quelle mesure ces suites sont attribuables ^ -^lo' soleil, ni dans quelle mesure elles dépendent de malad es distinctes, comme par exemple la syphilis, dont les man festations cérébrales peuvent avoir été provoquées , mai. non directement causées par le coup de solei .

L'anatomie pathologique, aussi bien que les symp on cliniques, montrent des signes de méningite dans ces ca.

piUés c'oups de soleil. Les auteurs relatent des epaissis^^ ments et des opacités dans les méninges, et même 1 cpais sisseinent de la boîte crânienne.

, Beaucoup d1.ypothèses ont été faites touchant la patho

THAITEMENT .iG3

g-énie. Manilestement la question du calorique , si elle intervient, n'est pas seule en cause, car on ne connaît pas d'eflets semblables produits par la chaleur d'un foyer artificiel, si intense qu'il soit. Il paraît y avoir dans le spectre solaire un élément spécialcapable de léser les tissus, surtout s'il n'ont pas été graduellement habitués à subir l'action du soleil. L'existence d'un élément de cette sorte estprouvée parle phénomène de l'érythème solaire, oupar cette forme depigmentation de la peau connue sous le nom de hàle, et peut être aussi de leucodermie. La sensation pénible que provoque l'exposition à un soleil brûlant, et qui est tout à fait différente de celle produite par la chaleur d'un foyer artificiel, fournit encore un argument à cette hypothèse. Nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher des phénomènes précédents les effets des rayons Rôntgen sur les tissus.

Traitement. — Les malades atteints de coup de soleil doivent être gardés aussi tranquilles que possible dans une chambre fraîche, aérée et assez obscure. Pendant un temps la tète doit être rasée et couverte de compresses froides. Les intestins seront libérés, la nourriture devra être lésère et non stimulante, et l'alcool sous toute forme sévèrement prohibé. Pendant un temps considérable le malade s'apercevra delà perte de sa mémoire, de l'affaiblissement de son pouvoir mtellectuel et de sa faculté d'attention. Il peut être irritable, sujet aux maux de tête, et extrêinement sensible à la chaleur — plus particulièrement à la chaleur et à l'éclat du soleil. Dès qu'il pourra être transporté, on devra l'envoyer dans un climat froid, et l'y laisser jusqu'à ce que toute trace de sa maladie ait complètement disparu. On peut en outre se demander si le sujet qui a subi une grave atteinte de coup de soleil doit jamais courir à nouveau les dangers des climats tropicaux; il est certain qu'il ne doit pas retourner sous les tropiques tant qu'il rest(3 le plus léger signe de troubles cérébraux.

SiRlASÈ (FIEVRE TIÏERMIQUE)

Contre la céphalalgie persistanle et les autres signes de méningite chronique, le traitement par les iodures et les bromures, la révulsion répétée sur la nuque et sur le crâne, concurremment à une diététique prudente et à l'hygiène générale, sont à essayer. Dans un assez grand nombre de cas, en dépit de la vigueur du traitement et du changement de climat une sérieuse maladie permanente de l'encéphale subsiste, donnant naissance à des troubles variés et souvent incurables, et, très fréquemment, à un affaiblissement intellectuel très marqué.

SIRIÀSE (fièvre thermique)

Définition. - Une maladie aiguë se manifestant en présence d'une haute température atmosphérique, et caracte- . risée par de l'hyperpyrexie, du coma et une congestion pulmonaire intense.

Nomenclature. - C'est peut-être la plus ^P-''»' toutes les maladies comprises sous ces dénommât ons vagues : coup de soleil, coup de chaleur msolat.on apo plexie ou asphyxie due à la chaleur, fièvre thermique etc.. 'comme ^e l'^i Lj. dit, j'ai -m Vexemple du amho^^ e adoptant le terme « Siriase » qui, tout en étant distinct^f ne renferme aucune hypothèse étiologique ; mérite d'être le plus ancien de tous les noms donnes

maladie.

La distribution géograp^ne de la siriase. - de la fièvre jaune, parait être remarquablement lestreinte Il est vrai que ce type, ou les affections q"'-;^ type de maladie, sont considérés comme se P' f " ''^'^^^ u'n grand nombre de contrées. Un examen '^^^ qu'mie grande proportion de ces cas appartiennent en icalue

ÉTiOLOGIE

à d'autres maladies, et spécialement à la fièvre cérébrospinale, l'apoplexie, la méningite tuberculeuse, le délirium tremens, la malaria pernicieuse ou à quelque autre maladie aiguë, mais non pas à la vraie siriase. D'après Sambon, le coup de chaleur cà hyperpyrexie est rigidement confiné à certains districts à basse altitude, au bord de la mer, et aux vallées de certaines rivières. On ne le trouve jamais dans les hauteurs, au-dessus d'une altitude relativement basse — 200 mètres.

La siriase est inconnue en Europe. Les aires endémiques sont : — en Amérique, la côte orientale des Etats-Unis, particulièrement les grandes villes ; la vallée du Mississipi ; la côte du golfe du Mexique ; les vallées de l'Amazone et de la Plata ; et la côte de l'Atlantique sud ; — en Afrique, la vallée du Nil ; les côtes de la mer Rouge ; et une partie basse de l'Algérie, près de Biskra ; — en Asie, la Syrie ; les vallées de rindus et du Gange ; la basse Birmanie ; le Tonkin et le Sud-Est de la Chine ; — en Australie, le district de la rivière Murray ; la côte de Queensland et peut-être les plaines de Sydney. Sans doute elle se produit ailleurs dans des conditions météorologiques et telluriques correspondantes; mais évidemment de nombreux et vastes territoires du monde tropical, et surtout l'intérieur des continents, sont exempts de siriase. On ne la rencontre pas en pleine mer, quoiqu'elle soit bien connue à bord des navires dans la mer Rouge et le golfe Persique étroitement enserrés entre les terres.

Etiologie. — Les Européens et les nouveaux venus dans les aires endémiques sont plus sujets que les indigènes ou les anciens résidents. Apparemment, une longue résidence confère une immunité relative, mais non pas une exemption absolue.

Tous les âges sans distinction de sexe sont susceptibles ; mais, par suite de leurs habitudes et de leur exposition plus

u66 siitiAsr: [inhivuh: i/ienmique)

IVéqiientes aux causes prcclisposantes et immédiates, U > hommes sont plus sujets que les femmes à la siriase.

Des influences prédisposantes semblables à celles de l;i syncope thermique et du coup de soleil viennent augmenter la susceptibilité. Citons en particulier tous les déprimants physiologiques, notamment l'intempérance, la fatigue, l'encombrement, les vêtements incommodes, la malaria, b's maladies aiguës et toutes les maladies chroniques des principaux viscères.

La siriase a généralement été attribuée à une action directe de la chaleur atmosphérique ou solaire. Plusieurs théories ont été avancées touchant le modus operandi de cet agent. Parmi celles-ci on peut citer : réchauffement du sang par la haute température atmosphérique ; la paralysie des'' centres thermiques, causant a) une surproduction de chaleur, ou h) une rétention de la chaleur du corps ; la pression sur le cerveau par la dilatation du liquide cérébrospinal ; la paralysie des ganglions du cœur ; l'excès d'acide carbonique dans le sang; la coagulation de la myosine ; la suppression de la sueur ; le manque de sérum dans le sang par suite de la température excessive, etc.

Il est bien établi que la haute température atmosphérique per se, pas plus que la haute température du corps, à moins que celle-ci ne soit associée à quelque toxine spéciale, ne donnent lieu à des symptômes exactement semblables a ceux de la siriase. On sait en outre que la maladie a une distribution particulièrement capricieuse; que sa courbe d'intensité ne correspond pas toujours avec celle de la température ; que son degré d'intensité varie d'une année a l'autre dans l'aire endémique; qu'elle n'atteint pas son maximum d'effet dans les années, dans les saisons ou dan. les régions les plus chaudes ; qu'elle d'evient parfois epidemique ; qu'elle présente une marche définie; qu'elle peut rechuter; que, dans beaucoup de circonstances, elle a des symptômes prémonitoires bien définis; quelle produit des

SVMPTOMES 267

lésions particulièi-es, et qu'elle tend à se tenniner par une crise ; en un mot qu'elle se conduit comme la pneumonie ou tout autre fièvre spécifique. Ces considérations ont conduit Sambon à alTirmer hardiment que la siriase est une maladie infectieuse, comme la fièvre jaune ou la dengue, et qu'elle est produite comme ces dernières par un organisme qui demande pour se développer une haute température atmosphérique et certaines conditions de milieu encore inconnues. L'avenir montrera le degré d'exactitude de cette hypothèse. Elle a pour moi plus de poids que toutes celles qu'on a fondées sur une étiologie purement thermique.

Symptômes. — Quoique survenant quelquefois subitement, durant l'exposition au soleil, la siriase est très souvent précédée d'un stade prodromique distinct. Elle se développe souvent en l'absence d'une exposition directe au soleil ; l'attaque peut môme survenir pendant la nuit.

Parmi les prodromes qui peuvent se montrer plus ou jBoins distinctement une heure ou deux, ou môme un jour ou deux avant le début de l'attaque, on peut citer la répugnance à l'exercice, les douleurs dans les membres, l'assoupissement, le vertige, la céphalalgie, les troubles cérébraux, l'anorexie, la soif, la photophobie (accompagnée parfois d'aberrations chromatiques de la vision), l'injection des conjonctives, les nausées et parfois les vomissements, l'anxiété précordiale, quelquefois une sensation de malheur imminent, une tendance hystérique à pleurer, la chaleur et .la sécheresse de la peau et l'accélération du pouls. Longmore a appelé l'attention sur l'excessive irritabilité de la vessie comme symptôme prodromique fréquent. C'est là un signe prémonitoire utile et facilement perceptible, dont l'importance a été confirmée dans la suite par les auteurs ; il est possible, cependant, qu'on ait exagéré sa fréquence.

Quoique généralement ces symptômes prodromiques

268 SIRIASE {FIÈVRE THERMIQUE)

existent à un degré plus ou moins élevé et pendant un temps plus ou moins long, ils passent souvent inaperçus, et la première indication d'un état pathologique est parfois une courte période d'agitation, ou môme de délire furieux. Ce rapide stade préliminaire se termine rapidement dans le coma, la complète inconscience, et une forte fièvre avec hyperpyrexie.

Wood donne la description suivante d'une attaque de siriase : « Tous les cas de coup de soleil rencontrés par moi l'ont été à l'hôpital et représentent, par conséquent, la maladie une fois bien développée. Les symptômes ont été très constants. Il y avait toujours une insensibilité totale avec, dans de rares cas, un délire à forme loquace, et encore plus rarement la possibilité d'être réveillé par des secousses ou par des appels. La respiration était toujours troublée, parfois accélérée, parfois profonde et pénible, souvent stertoreuse, et assez fréquemment accompagnée de râles muqueux dans la trachée. La face était souvent très injectée, quelquefois complètement cyanosée. Les conjonctives étaient congestionnées, les pupilles tantôt dilatées, tantôt presque normales, tantôt contractées. La peau était toujours très chaude et généralement sèche, parfois, au contraire, baignée d'une sueur profuse. La chaleur cuisante de la peau, sensible à la fois à la main et au thermomètre, était un des symptômes les plus marqués. La moyenne atteinte durant la vie était, dans une observation, de 4^" et 42°5. Le pouls était toujours excessivement rapide, et manquait de force et de volume dès le début ; plus tard, il devenait irrégulier, intermittent et filiforme. Le système nerveux moteur était profondément affecté. Les soubresauts tendineux étaient un symptôme très commun ; il se produisait ' très souvent une grande agitation, et quelquefois des spasmes partiels ou môme des convulsions générales violentes. Celles-ci étaient quelquefois épileptiformes et spontanées, ou bien tétanoïdes et excitées par les plus légères

MORTALITE '-lOy

irritations. QLiel([uefois la moelle épinière paraissait paralysée, le malade restant absolument immobile. »

Les pupilles sont contractées, sauf immédiatement avant la mort, alors que tous les sphincters se relâchent. Les réflexes sont partiellement ou complètement diminués. Il peut y avoir aussi, surtout dans les cas graves, une diarrhée abondante, dont l'odeur, ainsi que celle de la peau du malade, est particulière et rappelle celle de la souris. L'urine est rare et peut contenir des globules sanguins, de l'albumine et des dépôts.

Divers auteurs mentionnent un certain nombre de symptômes secondaires. Ces symptômes varient suivant les cas et ne sont pas toujours présents ou caractéristiques. Que ceux-ci existent ou non, les symptômes essentiels, fièvre élevée et troubles nerveux profonds, accompagnés généralement d'insensibilité, se montrent invariablement.

A moins que des mesures énergiques pour abaisser la température ne soient prises au début de l'attaque, et à moins que ces mesures ne soient vigoureusement poursuivies, dans la grande majorité des cas la mort survient quelques heures ou même quelques minutes après que le malade est devenu insensible. La cause immédiate de la mort est généralement l'arrêt de la respiration. Rarement la maladie traîne un jour ou deux. Une amélioration partielle est quelquefois suivie d'une rechute. Dans les cas favorables, la maladie se termine d'ordinaire en crise. La convalescence est rapide.

Mortalité. — Comme on peut le supposer, certains types de coup de chaleur sont beaucoup plus dangereux que d'autres; la siriase l'est infiniment plus que la syncope thermique ordinaire. Le traitement a certainement une puissante influence sur l'issue de la maladie, pourvu qu'il soit institué à temps et judicieusement appliqué. En réunissant tous les types de coup de chaleur, la mortalité parmi les troupes

•i-jo SlIUASE (FJÈVUE TlIKUMiqUE)

européennes en Inde est environ d'un malade sur (|uatre; dans l'année 1899., sur 223 soldats européens admis à Thopital pour coup de chaleur, 61 moururent.

Anatomie pathologique. — Un caractère important est la rapide apparition de la rigidité cadavérique. Le sang est remarquablement liquide ou à peine coagulé. Le système veineux est engorgé, un sang noir se répand quand on sectionne les poumons très congestionnés outoutautrô viscère.' Le sang et les muscles donneraient une réaction acide plus ou moins prononcée, les globules rouges sont crénelés et ne forment pas de rouleaux.

Si l'on fait l'examen post-mortem peu après la mort et avant que la décomposition n'altère les tissus, on trouvera le cœur, et surtout le ventricule gauche, remarquablement rigide ; cette rigidité est quelquefois comparée à celle du bois. Si l'examen est pratiqué plus tard, le muscle cardiaque sera trouvé mou et flasque. Il peut y avoir de la congestion veineuse des méninges du cerveau, mais la substance cérébrale elle-même ne montre aucun changement vasculaire, aucune lésion visible à l'œil nu. La muqueuse intestinale, aussi bien que celle de l'estomac, est tuméfiée et présente des plaques congestionnées.

Pathogénie. — Gomme on peut le supposer d'après l'étude de l'étiologie, la pathogénie de la siriase est jusqu'ici très incertaine et continuera de l'être jusqu'à ce que la cause essentielle de la maladie ait été enfin déterminée.

Diagnostic- La présence d'une fièvre élevée est suffisante pour différencier la siriase d'une perte de connaissance subite causée par l'urémie, le coma diabétique, 1 empoisonnement par l'alcool ou l'opium, et tous les états toxiques semblables. L'hémorragie cérébrale, particulierct au niveau de la protubérance, peut, après quelques

men

TRAirEMEIST 271

heures, être suivie d'une élévation de température; mais ici l'état fébrile suit l'insensibilité, tandis ([ue dans le coup de chaleur il la précède. Le diagnostic avec un accès paludéen cérébral peut être très difficile; on se basera surtout sur les commémoratifs, si on peut les obtenir, sur l'état de la rate et surtout sur l'examen microscopique du sang. Les fièvres paludéennes et les fièvres éruptives des enfants à leurs débuts, sont facilement confondues avec le coup de chaleur, surtout s'il y a eu une récente exposition au soleil. La fièvre cérébro-spinale, si souvent prise pour de la siriase, peut être décelée par la rétraction occipitale, l'irrégularité pupillaire, l'apparition fréquente du strabisme, le degré relativement peu élevé et les fluctuations de la température, l'herpès associé, le frisson initial et la longue durée de la maladie.

Traitement. — Dans toutes les fièvres foudroyantes qui se produisent auxpays chauds, et en particulier dans la siriase, si la malaria est soupçonnée, et surtout si l'hématozoaire est trouvé dans le sang, on doit pratiquer aussitôt une injection hypodermique de quinine — environ o gr. 5o centigr. de chlorhydrate; cette dose doit être répétée trois ou quatre fois à quatre heures d'intervalle. Dans tout cas de siriase, qu'il y ait lieu ou non d'administrer de la quinine, on doit chercher à abaisser la température par des moyens rapides, comme les bains froids ou les applications de glace sur la tête et le corps. L'antipyrine et les autres antithermiques sont de peu d'utilité et peuvent même olfrir quelque danger par suite de leur action déprimante sur le cœur. Dans tout cas sérieux de siriase ces remèdes sont à éviter. Ghandler (New-York il/ce/. Bec, 5 juin 1897) pai'latit d'après une expérience de 197 cas, parmi lesquels onze ou douze seulement furent mortels, donne d'excellentes règles de conduite. Il ! place le malade déshabillé sur un brancard, on élevant légèrement le côté de la tête, pour permettre aux évacuations involontaires de s'échapper. Un thermomètre est placé dans

SiniASE [l''IEV}Œ TIŒimiQUE)

le rectum. Le corps est recouvert d'un drap sur lequel sont placés de petits morceaux de glace, de plus gros morceaux enveloppés étant maintenus contre la tête. De l'eau glacée s'écoule goutte à goutte pendant une demi-heure sur le malade d'un réservoir placé de i m. 5o à 3 m. de hauteur. Un mince filet d'eau glacée répandu d'une certaine hauteur sur le front stimulera et réveillera le malade ; ce traitement enero-ique ne doit pas être prolongé plus d'une ou deux minutes. Une injection hypodermique de 20 centigrammes de teinture de dio-itale est faite le plus vite possible, son admimstration étant précédée d'une petite saignée chez les malades pléthoriques présentant une hypertension artérielle, mais seulement dans ce cas. Les applications froides doivent être cessées dès que le thermomètre rectal est descendu a et, dans les cas de simple fièvre thermique où la température ne dépasse pas 4^", dès qu'elle s'est abaissée à Sg''. Si ces puissantes mesures antipyrétiques sont continuées au delà de ce point, l'abaissement de la température peut se prolonger au-dessous de la normale, même jusqu'à 33° et un dangereux collapsus s'ensuivre. Lorsqu'on retirera le drap glace, on enveloppera le malade dans une couverture, et des bouteilles chaudes serontplacées contre les membres etle tronc. Il se produira très probablement une sueur très abondante, si^ne très favorable. Les stimulants peuvent alors être très nfcessaires. La strychnine, étant donné la t-dance mai»quée aux convulsions que présente le coup de chaleui, ne Lit jamais être employée comme stimulant -rdiaque. Le con^ailsions sont surtout calmées par des mhalations de chloroforme administrées avec prudence. Comme la mo produit généralement, dans le coup de chaleur, par arr de respiration, Ghandler recommande instamment la re^ piration rtificielle quand il y a menace d'asphyxie, il d : robtenudes résultats -milieux grâce a ce proced^^^ On doit continuer les manœuvres dans ce but pendant une demi-heure au moins.

MESUHES PRÉVENTIVES CONTRE i.E COUP DE CHALEUR î7,3

Durant la convalescence, on doit chercher à garantir le malade contre toutes les influences qui pourraient provoquer une rechute.

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