‹ Maladies des pays chauds; manuel de pathologie exotique. Tr. de l'anglais [electronic resource]Chapitre 95 sur 136 · BOUTON D'ORIENT · texte numérisé non relu

BOUTON D'ORIENT

variés ont été décrits comme accompagnant le bouton d'Orient.

A Taide d'une coloration au violet de gentiane, suivie d'une décoloration partielle par l'alcool, Cunningham et Firth ont trouvé certains corps colorés en violet, de dimensions variées et diversement groupés dans une certaine proportion des cellules infiltrantes. Cunningham a émis l'opinion que ces corps étaient des parasites. Cependant Riehl les regarde comme le résultat d'une dégénérescence hyaline du protoplasma, et réclame la qualité de parasites pour certains microcoques qu'il a trouvés en grande abondance dans les cellules à granulations. D'autres observateurs ont seniblablement trouvé des microcoques dans les tissus; mais, jusqu'ici, les inoculations de leurs cultures n'ont pas reproduit la lésion. Comme on a pu communiquer la maladie aux animaux de laboratoire (amsi qu'à l'homme) par inoculation du liquide qui s'écoule des ulcères, il est à peu près certain que ce liquide contient le germe spécifique; et, comme le microcoque de Riehl n'a pu transmettre la lésion caractéristique du bouton d'Orient, il est probable que le germe n'a pas encore été découvert.

Par quelle voie, dans les conditions naturelles, le parasite pénètre-t-il dans les tissus : c'est ce qui n'a pu être établi jusqu'à ce jour. Il est sans doute apporté par les mouches ou par d'autres insectes de même ordre, et insère sous la peau ou déposé par eux à la surface d'une plaie ou d'une affection cutanée préexistante.

En général, une première attaque n'est pas suivie de récidive. Ayant observé ce fait, les Juifs de Bagdad, à une certaine époque, pratiquèrent des inoculations du bouton d'Orienl sur leurs jeunes enfants, choisissant pour ce opération les parties du corps habituellement recouveit par les vêtements. Ils prévenaient ainsi 1 infection pai 1 voie naturelle, que l'expérience leur avait enseigne regarder comme inévitable; et, par ce moyen, ils evitaien

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des cicatrices dift'ormes sur la face, sur les mains ou les ])ras de leurs enfants.

Ni la race, ni le sexe, ni T^ge, ni la profession, ni les conditions sociales n'ont d'influence sur la susceptibilité individuelle.

Traitement. — Certains auteurs recommandent la destruction de la papule primaire, et même de l'ulcère, par des caustiques ou par le thermo-cautère. L'efficacité de cette mesure est douteuse. L'élude de la maladie suggère une méthode de traitement protectrice et calmante plutôt qu'irritante. Un pansement avec un antiseptique faible, tel que l'iodoforme, l'acide borique ou salicylique, est indiqué. Le D'' Andrew Duncan m'informe qu'il a vu en Inde ces lésions traitées avec grand succès par la compression à l'aide d'une mince feuille de plomb. Les toniques, si le malade est anémique ou débilité, les soins d'hygiène générale, le changement de climat si la maladie persiste au delà des limites normales, rendront des services.

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