XIV. — MALADIES BACTÉRIENNES DIVERSES OU DOUTEUSES
Bien d'autres maladies bactériennes ou supposées telles ont été décrites ; nous n'en avons pas parlé, soit que leur importance pratique soit minime, soit qu'elles n'aient pas été rencontrées en France, ni même en Europe. Telles sont en particuher les suivantes :
La « maladie bactérienne des Cucurbitacées », signalée en Amérique sur les Melons, Concombres, Courges, etc., et attribuée au parasitisme d'ime Bactérie, Bacillus iracheiphilus Smith ;
La « maladie bactérienne du Maïs », également américaine, due selon Stewart et E. Smith à Pseudomonas Stewarti E. Smith ;
La « maladie bactérienne des Lilas » {Pseudomonas Syringse Van Hall), observée en Hollande ;
La « pourriture des Carottes », attribuée par Jones à Bacillus carotovorus Jones ;
La maladie bactérienne des Poiriers, observée aux États-Unis et attribuée au Bacillus amylovorus (Burril) de Toni;
D'autre part, divers auteurs ont attribué au parasitisme de Bactéries des maladies qui certainement ne doivent pas être regardées comme dues à leur action et qui même peuvent ne pas être de nature parasitaire,.
«0 MALADIES BACTERIENNES.
•comme la « nielle » ou « mosaïque » du Tabac qu'Iwanowski considérait comme produite par une Bactérie.
Une mention spéciale doit être faite pour une altération assez répandue sur les arbres forestiers et fruitiers et qu'on a souvent regardée comme due à l'action de parasites, parmi lesquels les Bactéries joueraient un rôle important. Je veux parler des :
Écoulements muqueux des arbres. — Ludwig, qui les a spécialement étudiés, en distingue diverses sortes selon la couleur du produit plus ou moins visqueux qui s'écoule le long du tronc de l'arbre :
a. Les écoulements muqueux blancs, fréquents surtout sur le Chêne et dans lesquels on rencontre avec des levures et d'autres Ascomycètes inférieurs (£'/ic?omî/ce5,etc.) une Bactérie, Leuconostoc Lagerheùnii Ludwig. (? Bacterium xylinum Brown), qui, selon Ludwig, aurait le principal rôle dans la production de cette sorte d'écoulement ;
h. Les écoulements bruns, les plus répandus sur les arbres tant forestiers que fruitiers, et dont la coloration est due à un Champignon filamenteux, Torula monilioides Corda ; on y trouve aussi une Bactérie, Micrococcus dendroporthos Ludwig ;
c. IJ écoulement noir du Hêtre, qui renferme surtout des Algues ;
d. U écoulement musqué, que Ludwig attribue à un Champignon du genre Fusarium [{F. aquœductum (Radl. ■ei Rab.) Sacc.)] et qu'on rencontre sur le Tilleul et l'Érable.
D'après Holtz, tous ces écoulements n'auraient pas pour cause première les organismes variés qu'on y rencontre, Bactéries, Champignons ou Algues ; toujours on peut en trouver l'origine dans une blessure produite par des Insectes ou par toute autre cause ; la sève qui s'en épanche devient un milieu de culture très favorable pour des organismes variés qui s'y développent abon-