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III. - TUBERCULARIÉES

Genre Fusarium.

C'est le seul genre de Tuberculariées qui renferme des parasites importants ; il se caractérise par ses conidies allongées, fusiformes, souvent courbées, hyalines et plusieurs fois cloisonnées transversalement. Dans les Fusarium typiques, les conidies naissent à la surface d'un stroma charnu, de coloration généralement claire ; mais on trouve tous les intermédiaires entre cette structure «t des formes où les conidiophores sont libres comme chez les Hyphomycètes proprement dits.

Les Fusarium sont très nombreux et difficiles à spé-

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cifi«r ; ce sont, semble-t-il, des formes imparfaites d'Hypocréacées.

Fusarium roseum Link. — Cette espèce, qu'on rattache à une Hypocréacée, le Gibberella Sauhinetti, peut se développer sur les épis des Céréales (Blé, Maïs), sur lesquels elle forme de petits coussinets roses.

Mangin a attribué à la même espèce des dégâts sur les Pommes de terre et quelques autres plantes ; mais il n'est pas certain qu'il s'agisse bien du Fusarium roseum. Fusarium Solaui (Mart.) Sacc. (pi. LXXVIII, fig. 1-5). — D'après certains auteurs, notamment Wehmer, il faut attribuer au Fusarium Solani la pourriture sèche de la Pomme de terre ; au lieu de pourrir, comme dans les affections bactériennes, les tubercules sèchent et durcissent, infiltrés par le mycélium abondant du Champignon ; l'amidon n'est pas modifié et persiste seul au milieu d'un lacis mycéhen. Toutefois, le parasitisme du Fusarium Solani n'est pas établi avec certitude; de nombreuses expériences d'infection siu* tubercules sains, entiers ou blessés, ne nous ont jamais donné de résultats positifs, et le plus souvent le Champignon ne paraît capable de pénétrer que dans des tubercules déjà atteints par d'autres parasites, parmi lesquels il faut citer, en première ligne, le Phytophthora injestans. Le Fusarium Solani se cultive facilement et recouvre les milieux d'une abondante moisissure blanche, qui produit des conidies, puis des chlamydospores à membrane épaisse.

On a également attribué à des Fusarium des pourritures de la base de la tige de la Pomme de terre (Sorauer, Smith et Swingle) ; il semble que ce soit plutôt des cas de pourriture bactérienne dans lesquels le mycéhum du Champignon ne fait que suivre le développement bactérien, sans être la cause première du mal.

Bien d'autres maladies ont été attribuées au para-

sitisme de Fusarium ; nous ne pouvons que les signaler rapidement.

G. Massée attribue au Fusarium Lycopersici Sacc. une pourriture des pieds de Tomate (1) ; le cas semble analogue à celui de la Pomme de terre, et il s'agit d'une infection bactérienne {Bacillus flurescens liquefaciens). V. Oven a décrit aussi une altération des fruits de la même plante sous l'action d'un autre Fusarium, F. erubescens Appel et V. Oven.

Nous ne ferons que citer les espèces suivantes •

Fusarium gcmmiperda Aderh., qui produit une dessiccation des bourgeons et des jeunes rameaux du Cerisier ;

F. putrefaciens Osterw., cause d'une pourriture des fruits (Pommes et Poires) ;

F. sarcochroum (Desm.) Sacc, qui, dans certains cas, pénètre l'écorce des arbres ;

F. hordearium Ducomet, espèce parasite des feuilles d'Orge et remarquable par son mycélium en partie au moins sous-cuticulaire, etc.

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