‹ Maladies du cœurChapitre 100 sur 204 · I. — Historique · texte numérisé non relu

I. — Historique

L'historique ne nous arrêtera pas longtemps. Il a pour but de démontrer que la désignation de « maladie de Basedow »

EXPOSÉ CLINIQUE. 277

est injuste et inexacte, et qu’en conséquence elle doit être supprimée.

En Angleterre, Parrx a cité 5 cas dont le premier observé en 1781*. 11 parle d’une « maladie qui n'a pas été signalée par les écrivains médicaux » et caractérisée par une dilatation du cœur, une augmentation de la glande thyroïde avec pouls à 136 chez une femme de trente-sept ans, morte avec œdème. Au commencement du \i\c siècle, deux auteurs italiens, Flajani (1800) et Testa (1810) mentionnent celte maladie. Chez le premier il n’est pas question de l’exorhitis, et chez le second la coïncidence de la saillie des globes oculaires et des troubles cardiaques est bien indiquée.

En 1833, Graves et Marsh, publiant le même cas avec terminaison par la gangrène des extrémités, plusieurs mois avant Pasedow, la décrivent de nouveau.

Je ne parle pas de Saint-Yvesqui,en 17±2, dans son Trailédes maladies des yeux, cite très vaguement trois cas douteux, ni de Pemours ^ 1821) où la maladie n'est décrite que très incomplètement, ni de Morgagni ou de Lieutaud qui donnent quelques observations se rattachant d’assez loin à cette affection.

Quoi qu'il en soit, si l’on tient à désigner la maladie par des noms d'auteurs, il serait plus juste de l’appeler « maladie de Parry-Klajani -Graves », ou mieux « maladie de Parry- Graves ». Mais pourquoi ne pas lui conserver le nom de goitre exophtalmique ?

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