II. — Indications thérapeutiques ; traitement
Ecs résultats de celle lutte, vous les voyez dans les palpitations, souvent 1res intenses, survenant une heure ou deux après le repas et pendant la nuit, dans cet alfolement du cœur, dans cet état de dyspnée si accusée. Si vous faites simplement la thérapeutique des symptômes, vous en arriverez falalemen! a prescrire la digitale pourcalinerlecœur, peut-ètrpla morphine en injections hypodermiques pour diminuer l'angoisse respiratoire. Alors, vous ne calmerez rien, et votre médication n'aura qu’qp résultat, celui d'exaspérer les accidents. Mais remontez à leur cause, élevez-vous jusqu'à leur pathogénie. Soignes l'estomac , et dans ce but prescrivez le laitage et des alcalins a haute dose, avec 1 alimentation spéciale aux hxperchlorhydriqucs. Soignes le système artériel , et dans ce but ne prescrivez pas d une façon banale la médication indurée pinson moins otlensive pour les lonetionsgaslriques; contentezvous de prescrire la trinitrine à la dose de VI à XII gouttes par jour en trois ou quatre fois, pour abaisser la tension artérielle. Surtout, pas de digitale contre les palpitations. Elle est seulement indiquée contre le rétrécissement mitral.
Ainsi, par une médication vraiment palhogéni«|uc, vous
INDlCAtlOÜS THÉHAPEUtlOUES; TRAITEMENT.
arriverez à vaincre, d'tilie pari l'hypcrtëUSion pulmonaire, d’autre part l’hypertension aortique.
N'oiihlicz pas que, chez les hypcfchiorhvdriqUes, le lait qui atçit déjà comme alcalin ne doit pas être prescrit à doses ir assires, axais à doses fractionnées. Les h\ perChlorhydriques, et le nôtre cil parlieidier, digèrent trop rapidonlcnl ; il en résulté, pour le lait pris en grande quantité à la lois, la formation d'un gros coaghlum qui, incomplètement digéré dans ses parties centrales, agira presque à T i nsi a r d’un corps cl ranger el augmentera encore les accidents dyspeptiques. C’est pour cela qu'il faut recommander aux malades de prendre le lait par gorgées eli mangeant, par quantités petites el répétées dans l’intervalle des repas.
De ce qu'un malade se plaint tleson cœur, il ne faut pas en conclure «pie le cœur seiil est à trader. Celui-ci pousse souvent, par les palpitations et par l'arythmie, le cri de la Souffrance; mais la souffrance a parfois son siège datis un organe voisin mi éloigné, souvent dans l'estomac, l’organe réflexogène par excellence.
Ko résume, lorsque vous verrez survenir des troubles cardiopulmonaires chez les artérioscléreux, ne les mettez pas toujours entièrement sur le compte de la maladie artérielle ou aorliipic, mais cherchez du côté de l’estomaè, et si volis constatez à la Ibisde l'hypertension aortique et de lh\ pertensiou pulmonaire, diles-volls hicii que là est le nœud du problème thérapeutique à résoudre, et agissez en conséquence.
Ixrm-NCE ac.gr \ vante DES vovAÜËs. — Depuis nombre d'années, je me suis élevé avec force contre les \o\ages en \oiturc ou en chemin de fer dans tous les cas d'albuminurie, de néphrite parenchymateuse, surtout de néphrite interstitielle. A ce sujet, n'oublionspas l’incident de la maladie de l'empereur de Russie, Alexandre lit, atteint do néphrite conjonctive. Il partit de la Pologne à Livadia eii Crimée (plusieurs jours et nuits eu chemin de fer). Or, quelques jours après la (iu de ce
DEUX HYPERTENSIONS COMBINEES.
Ion!*- voyage, il lut pris d’accidents urémiques 1res graves auxquels il succomba rapidement, cl que nous avions prévus dans une note importante. L interprétation de ces faits n’était pas alors très connue, quoique j’eusse depuis quelques années attiré l’attention sur les dangers des longs voyages pour les cardiopathies et néphrites artérielles. Par conséquent, il n’entre dans 1 observation d aujourd’hui aucune pensée de désapprobation dans la conduite thérapeutique alors suivie. J’ai vu une douzaine de faits semblables.
Un malade atteint de néphrite interstitielle part contre mon gré pourune station hydrominérale très éloignée de l’étranger. Ln arrivant, il est pris d’accidents urémiques très graves auxquels il succombe.
Un autre, chez lequel l’insuffisance urinaire s’était traduite par des accidents légers en apparence, entreprend un long voyage, de Paris à Naples, eten route il succombe à une urémie presque foudroyante.
La cause de ces accidents est facile à comprendre.
Vous n’avez pas été sans remarquer les phénomènes d’excitation dont l’appareil génito-urinaire est presque normalement le siège chezbeaucoupdesujets, au coursou à la suite des voyages en chemin de fer. La pathogénie doit être rapportée à la trépidation du wagon qui produit dans ces organes une congestion rapide et parfois intense avec hypertension artérielle très accusée. Chez les cardiopathes artériels atteints presque toujours d’insuffisance urinaire, surtout chez ceux qui souffrent de néphrite interstitielle, cette congestion du rein transforme une imperméabilité rénale incomplète en une imperméabilité complète, d’où phénomènes urémiques qui amènent parfois des accidents rapidement mortels.
Il résulte de ces faits que, dans tous les cas où l'on se propose d’envoyer aux stations hydrominérales des malades atteints de cardiosclérose, de néphrite interstitielle ou parenchymateuse avec symptômes, même légers, d'insuffisance
INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES ; TRAITEMENT
urinaire, il faut au préalable les soumettre au régime lacté absolu pour leur permettre d'accomplir le voyage dans les conditions les plus favorables et réduire au minimum les
menaces de l'intoxication urémique. D'autre part, les malades atteints d'hypersthénie gastrique oui besoin de garder un repos complet d'une demi-heure ou une heure après leur repas, sans quoi l'hypertension pulmonaire d'origine stomacale s’ajoute à l'hypertension artérielle, d'où encore l'aggravation de la maladie pendant les trop longs voyages. Il en résulte la conclusion suivante :
Si le traitement hydrominéral est formellement indiqué, il convient d'envoyer les malades à la station la plus rapprochée. S'ils sont en imminence d’urémie, il faut leur interdire tout voyage un peu prolongé en chemin de fer ou en voiture.
L’ARTÉRIOSCLÉROSE.
I. Considérations générales. — Diveryences d'opinions sur son mode «le production, le rôle de l'hypertension artérielle, les arléritcs, le rôle de l’élément rénal, les spasmes vasculaires (hypertensions localisées), sur l’observation clinique et l'anatomie pathologique. — Sclérose multiple disséminée ; inflammations interstitielles primitives. Périviscérites. — Divergences anatomo-cliniques ef désarroi thérapeulique.
II. Pathouénie. — 1° Action nerveuse. 2° Tension artérielle, intoxication. Symptômes cardio-artériels et rénaux; symptômes toxiques. 3° Artériosclérose hupolensive avec hypertension et stase portâtes. 4° A t héroïne expérimental ; artériosclérose et al héroïne.
III. Étiologie. — Statistique. Causes diverses : goutte, uricémie et arthritisme, saturnisme, surmenage moral et intellectuel, syphilis, régime alimentaire, diabète, tabac, malaria, âge, maladies infectieuses.
IV. Définition. — Artériosclérose, terme clinique. Rôle de l’intoxication.
V. Anus de l'artériosclérose. — Abus de l’hypertension. Maladies nombreuses confondues avec l’artériosclérose, avec l’athérome.
VI. Formes cliniques. — 1° Forme cardiaque tachycardiquc ou tachy-arythmique; 2° forme cardiaque myovalvulaire ; 3° sclérose cardio-rénale à type aortique; 4° sclérose rénale et réno-cardiaque; 3» formes anatomo-cliniques. — Principales conclusions.
VII. Indications thérapeutiques. — Abus de certaines médications. Traitement des quatre périodes. — Hygiène et régime alimentaire.